[REVIEW] Diabolik Lovers: Lost Eden

EDIT Janvier 2023: Pour être honnête j’ai beaucoup hésité à reposter cette review…et puis finalement POURQUOI PAS. C’est à peu prêt le même article avec quelques petits ajustements. Il faut savoir que mon opignion sur pas mal de choses concernant cet opus et la license en général a *beaucoup* changé et ça me met toujours un peu mal à l’aise de laisser en ligne un article qui reflette plus vraiment ce que je pense. Je vais laisser la majeure partie de la review telle qu’elle est mais la Lulee du présent risque d’apparaître spontannément pour apporter quelques nuances. Certaines illustrations se sont fait la male parce que WordPress est chiant et honnêtement, j’avais pas le coeur de tout remettre.

Oui, moi, j’ai eu le masochisme d’acheter et surtout de finir Diabolik Lovers: Lost Eden. Eh ouais un mélange de fierté et de honte envahit à présent mon âme.

  1. Rapel: Qu’est-ce que Diabolik Lovers ?
  2. introduction à LOST EDEN
  3. Système
  4. Personnages
    1. Routes Sakamaki
    2. Routes Mukami
    3. Routes Tsukinami
    4. Kino (CV: Maeno Tomoaki)
  5. Graphismes
  6. OST
  7. Conclusion

Rapel: Qu’est-ce que Diabolik Lovers ?

Admettons que vous ayez la chance de dormir dans une grotte depuis grosso modo 6 ou 7 ans je me sens de la mission sacrée (ou pas) de vous expliquer le plot de base avant d’entrer dans le détail de cette suite (parce que sans contexte c’est un bordel sans nom & incompréhensible). Bien entendu on sera sympa et on fera exprès d’oublier l’existence de l’anime, ça vaut mieux pour la santé de tous.

Le premier jeu de la licence sort en 2012 sur PSP sous le nom de « Diabolik Lovers: Haunted Dark Bridal« , développé par Rejet et Otomate. On nous présente Yui: une fille bien catho bien croyante qui, sous conseil de son père qui, au passage, n’a clairement pas l’air d’être quelqu’un de très net; déménage et découvre avec terreur que ses « collocs » sont en fait des vampires et qu’elle a été sacrifiée par l’église. Ah oui j’ai oublié un détail qui fait pourtant la spécificité de ce jeu: les vampires sont des connards, enfin des « sadiques » mais la frontière entre les deux est assez floue. En tout honnêteté j’ai beau suivre la suite assez assidûment le premier jeu me rappelle juste une mauvaise télé-réalité avec une routine bourrée de fanservice et de torture avec un semblant d’histoire drako-gothique plus ou moins bien amenée. Suite à cela sort un deuxième opus: More;Blood dans lequel on nous présente 4 nouveaux vampires aux motivations plus ou moins claire. Puis vient DARK FATE qui sort sur PSVita ,ce jeu nous introduisant le monde des démons de manière beaucoup plus étendue par l’apparition de nouveaux personnages unique représentant de leur race: Shin et Carla.

Il faut reconnaître qu’au fur et à mesure des jeux, de nouveaux personnages s’ajoutent et de nouvelles intrigues s’imbriquent les unes dans les autres, malgré le scénario des routes assez pauvre faut l’avouer, l’ensemble forme un puzzle qui creuse petit à petit jusqu’à… ne jamais s’arrêter ? Je vais être honnête je pense faire un article pour parler de la license dans son ensemble parce que j’ai plein de trucs à dire.

Les jeux se jouent dans cet ordre Diabolik Lovers > Diabolik Lovers More;Blood > Diabolik Lovers DARK FATE > Diabolik Lovers LOST EDEN.
Vanded Carnaval et Lunatic Parade se rapprochant plus du fandisc, ils n’amènent rien à l’intrigue.

introduction à LOST EDEN

Comme son nom l’indique: de l’Eden. Ce jeu est la suite direct de Dark Fate c’est donc assez dur de tout comprendre sans y avoir joué ou s’être un minimum spoilé sur internet. Tout commence par la mort de ce qui est sans doute le personnage le plus captivant (et détestable; pardon de dire les termes) de la saga: Karlheinz, le padre biologique des Sakamaki et affectif des Mukami. Sa mort à la fin de Dark Fate se solde par le don de ses pouvoirs à un de ses fils légitimes qui se voit devenir le nouveau roi des vampires, dont l’identité varie selon les routes. L’Eden est un château vivant grâce aux pouvoirs de Karlheinz, les fleurs de son jardin sont éternelles mais hélas à la mort de ce dernier l’Eden se meurt de jour en jour sans doute car personne, même pas le fils légitime de Karlheinz, ne peut contrôler suffisamment ses pouvoirs pour maintenir la beauté de ce lieu aussi bien qu’il le faisait. Dans cet opus, l’Eden n’est pas vraiment l’intrigue principale mais un lien qui mène à cette dernière, et cette dernière c’est Karlheinz. Même absent ce personnage continue d’hanter les différents garçons comme une ombre qui les poursuit. Absolument tous les personnages semblent danser dans sa main. Mais bien sûr comme si ça suffisait pas, la mort de Karlheinz se solde aussi par des tensions entre les races vivant dans le monde des démons, notamment les Vibola qui ne reconnaissent pas toujours le nouveau roi, à cela s’ajoute les Goules, des êtres méprisés et discriminés dans le monde des démons mais qui, avides de liberté, se laissent mener par Kino: un jeune homme fou s’auto-proclamant fils caché de Karlheinz et ne porte en lui qu’une ambition: prendre la tête du monde des démons.


Système

« Comme d’habituuuude » Si vous êtes une habituée des jeux DiaLo ce jeu ne risque pas de vous étonner par son système. Après une brève introduction, vous avez le choix entre plusieurs prologues suivant la famille dans laquelle vous voulez être, suite à quoi vous choisissez en toute simplicité le personnage que vous voulez suivre. C’est alors que vous avez l’écran « Chapitre », chaque route étant composé de 3 parties (Dark, Maniac et Ecstasy), ces 3 parties elles-mêmes composées de 10 chapitre (sans compter prologues et épilogues) dont 4 « short stories » narrant les petites scènes du quotidien de Yui avec son husbando démoniaque. Les choix effectués dans les short stories sont soit « M » soit « S » pour dégoter la Vampire End (cad la Happy End) il vous faudra être le plus maso possible.

Autre petit détail: les CG sont désormais interactives ! Il est désormais possible de débloquer de nouvelles lignes de dialogue rien qu’en touchant certains endroits de l’écran: de quoi faire plaisir aux adeptes de petites phrases mielleuses.

Personnages

Koromi Yui (prénom modifiable)

Je racontais que de la merde en 2018 c’est vraiment un scandale. Yui est selon moi, un très bon perso qui s’est fait malmenée par les scénaristes. Je la trouve très intéressante dans le premier jeu mais plus on avance plus c’est la décente aux enfers du « I can fix him« . Ce qui, je pense, me dérangeait pas vraiment en 2018 car je percevait ça comme une évolution des personnages masculins. Mais avec le recul je trouve ça plutôt éclaté. Dans le premier jeu on avait pas vraiment d’évolution du côté des LIs mais plus du côté de Yui qui a du s’adapter pour survivre (clairement un syndrome de Stockholm assumé); mais petit à petit on essaye de faire de Yui la thérapeute attitrée en charge des névroses de tous les personnages, personnages qui « évoluent » soi-disant en devenant plus attentionnés. Sauf que parallèlement la saga continue de jouer sur fantasme sadique (ce qui est normal car c’est littéralement le concept) mais ça donne un résultat plutôt incohérent et limite encore plus malsain que s’ils étaient rester sur la ligne de base.

Yui n’a pas non plus que des défauts dans cet opus même s’il faudra attendre la route Kino pour remarquer que, finalement, elle a de la personnalité. Yui est une jeune fille élevée dans une culture très religieuse.  Elle est incapable de faire du mal à qui que ce soit et malgré son éducation elle en vient en désaccord avec l’Eglise qui cherche à supprimer tous les vampires. Elle est contre toute forme de violence et de discrimination et conserve un très fort sens de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas, génial on pourrait se dire mais ça ne fait pas tout. En effet, on voit beaucoup Yui cogiter seule et souvent pour arriver à des solutions franchement pas malignes, le genre d’héroïne qu’on aimerait secouer de toutes nos forces pour qu’elle dise ENFIN ce qu’elle pense au lieu de se mettre toute seule dans des pétrins qui aurait souvent pu être évités. En plus de cela il est très rare de la voir agir seule, Yui est très dépendante des vampires qui la suivent sauf dans un cas précis qui m’exaspère: lorsqu’elle se sacrifie. Yui va souvent chercher à régler tous les problèmes en se sacrifiant, elle se livre aux ennemis dans les 3 quarts des routes, on pourrait se dire que c’est noble de sa part mais non: à chaque fois qu’elle fait ça, de nouveaux problèmes apparaissent et c’est vraiment frustrant de se dire que ça aurait pu être évité si elle avait eu la présence d’esprit de réfléchir un peu plus sur les conséquences. Je la trouvais vraiment plus smart avant (surtout comparée aux Sakamaki qui sont, à mon sens, la définition même de la bêtise crasse.) Dans le premier jeu on apprend qu’elle est en possession du cœur de Cordelia, la première femme de Karlheinz qui fut aussi un la fille de l’ex roi Vibola Burai et de Menae, une First Blood (la tante de Shin et Carla). Yui fait aussi partie du plan de Karlheinz en tant qu’Ève dans le but de créer une nouvelle race aussi forte que les vampires mais dotée d’émotions humaines. Pourquoi est-ce important ? Tout simplement parce qu’à la mort de Karlheinz, les Vibola vont, selon les routes, emmètre des ambitions de conquête du monde des démons et voudront faire de Yui une des leurs du fait de son statut d’Ève. Et quand c’est pas Vibola qui la veut, ce sera l’Eglise qui en aura après elle: en effet: dans la plupart des routes, notamment des Sakamaki, Seiji est déterminé à récupéré sa fille.

Routes Sakamaki

Maison des premiers DiaBoys mais méfiez-vous: je les considère à titre personnel comme étant les plus insupportables même si j’y ai mes chouchous. Je ne pense pas que ce soit primordiale de faire absolument toutes les routes pour avoir les éléments de l’intrigue globale, les routes en donnant le plus sont celle de Shuu et Subaru. Je conseille aussi celle d’Ayato en guise « d’introduction » mais libre à vous de faire Kanato et Laito si vous êtes complètement masochistes. Dans cette partie, celui que l’héroïne choisi est le nouveau Roi doté des pouvoirs des Karlheinz.

On dirait que Yui est en train de les prendre en photo et que ça plaît pas à Subaru…

Ayato (CV: Midorikawa Hikaru): Ayato est de loin mon chouchou, pas tellement pour son caractère de merde mais surtout pour son seiyu et son chara design, parce que c’est mignon un type qui sait pas mettre sa cravate rooooh. Mais là je peux dire que c’est mon chouchou aussi pour son évolution: dès le début de sa route le scénario joue sur les anciens traumatismes des premiers jeux pour bien signifier qu’il a changé, qu’il est devenu plus tendre (genre une scène où il attache son poignée à celui de Yui et lui fait croire qu’il va sucer son sang pour finalement l’embrasser en mode « ahah tkt ctait une blague » j’ai fondue le féminisme a quitté mon corps, j’avais envie de pleurer tellement j’étais fière.) Ayato est certes, un gamin inconscient qui tente de profiter comme il peut de sa nouvelle autorité; mais il redoute tout de même les conséquences de ce pouvoir dont il n’a jamais voulu. Il sait mieux que personne qu’il n’est pas fait pour ça mais son orgueil et sa maladresse froisse ses relations avec ses frères qui le rejettent. Ayato encaisse énormément dans cette route et Yui tente tant bien que mal de le soutenir mais prend parfois des décisions complètement absurdes qui n’enclenche que du drama supplémentaire. Yui a une tendance au sacrifice de sa personne et aux mensonges pour protéger Ayato JUSTE pour rendre le scénario encore plus dramatique qu’il n’était déjà sans.

Attention Ayato reste un perso très immature c’est juste qu’à l’époque où j’ai écrit cette review mes standards étaient plus bas que terre et je m’extasiais pour vraiment VRAIMENT le minimum syndical de respect accordé à l’héroïne.

Kanato (CV: Kaji yuki): Je vous l’annonce de but en blanc: je n’ai JAMAIS aimé ce personnage. Dans aucun des jeux je ne me suis sentie concernée par son sort et franchement, je n’avais même pas une once d’espoir concernant cet opus. Et j’avais bien raison, le développement du personnage est bien allé se faire foutre. On est toujours sur le même gamin bipolaire colérique qui menace de tuer l’héroïne pour des raisons parfaitement absurdes. Je cite « Je vais te tuer avec amour » « Tout ce qui me perturbe, dont toi, doit disparaître » Tu croyais qu’il allait mieux grâce à sa relation avec Yui ? Oh que non. Cette route fut un calvaire avec un grand C. Ce qui m’a le plus désespérée c’est le comportement des frères Sakamaki: malgré Kanato qui fout le merde comme c’est pas permis ils sont là en mode « Mais c’est notre frère il faut l’aider » PARDON ? Dit comme ça vous vous dites « Super ! C’est beau les liens fraternelles ! » Mais dites vous que moi je sortais de la route d’Ayato, route durant lequel les autres Sakamaki ont clairement rejeté Ayato qui était pourtant tellement plus légitime à être pardonné pour ses erreurs que Kanato pour son comportement.

Laito (CV: Hirakawa Daisuke): Autre énorme calvaire: Laito. Au fond c’est un être dépressif et sensible. Oui mais voilà, dur dur d’avoir de l’empathie pour un personnage qui, en tout début de route, déclare haut et fort vouloir voir l’héroïne se faire violer sous ses yeux. Pire petit copain du monde quand il a un ntr kink. Génial. Bravo. Mise à part le cringe omni-présent cette route est remplie de pathos mais là je parle pas de petite mélancolie délicate mais d’énorme pathos souligné en gras car on veut bien nous faire comprendre que Laito est au bout et aimerais bien mourir tellement ça le gave d’avoir les pouvoirs de son père en lui.

Shu (CV: Toriumi Kousuke): Un peu de positif parce qu’on en a bien besoin: la route de Shu est en effet très reposante et tout à fait appréciable même quand on est pas fan du principe « avoir un copain sadique ». Je dois dire que durant les premiers jeux je trouvais le perso tellement plat que je me demandais pourquoi il était aussi populaire. Mais finalement je dois bien lui reconnaître tout le bien que sa route m’a procuré. Si j’avais pas un fétichisme pour Ayato je dirai sans aucun doute que Shu a la meilleure route de tous les Sakamaki. Le drame est assez justement dosé dans cette route et on creuse la relation Shu x Yuuma, ces deux amis qui se sont perdu de vue dans des circonstances tragiques. Shu semble être totalement blasé comme la plus part des Sakamaki, il ne tenait pas à recevoir ce pouvoir mais maintenant qu’il l’a, il sait qu’il n’y peut rien et agit quand il faut agir.

Reiji (CV: Konishi Katsuyuki): Sa route était relativement intéressante, n’ayant jamais été particulièrement emballée par le personnage durant les autres jeux je dois reconnaître ne pas vraiment m’être investie émotionnellement dans sa route et pour cause: on y trouve les mêmes problèmes que ceux de la route d’Ayato en augmenté. C’est à dire du drama qu’on enfonce de manière pas du tout subtile avec des décisions  pas toujours très malignes de la part des persos. Reiji a pour originalité d’être le seul Sakamaki qui semble « apte » à endosser le rôle de Roi, c’est d’ailleurs le seul qui tient à remplir sa mission le plus parfaitement possible quitte à remettre en cause les rapports qu’il a avec l’héroïne. J’ai presque envie de dire que ça a failli être un excellente route mais domi dommage le fromage: il s’avère que Reiji ne m’a rien fait ressentir d’autre que de la pitié durant sa route, il prend des décisions qu’il sait stupides rien que pour ajouter un semblant de mélo-drame au scénario.

Subaru (CV: Takeshi Kondo): J’aime beaucoup Subaru parce que malgré son côté tsundere-bipolaire-tmtc (et que je pense qu’on le vois beaucoup trop comme un mec « gentil » alors qu’il est super violent et a de grosses anger issues à la base quand même), ça a toujours été un des rares personnages à avoir une forme d’empathie pour l’héroïne dès les débuts de DiaLo… J’imagine? Y a donc un truc que je reproche énormément à la route de Subaru (mais qui est valable pour bien d’autres routes): c’est de continuer à forcer sur le côté sadique colérique dans short stories. Pourquoi en fait ? Le jeu veut nous faire croire à une forme d’évolution dans les rapports qu’on voit et qu’on constate encore plus dans l’histoire si c’est pour tout foutre en l’air dans des mini-histoires à la con ? Coup de gueule à part, si on oublie certaines short stories que j’aimerais personnellement effacer de ma mémoire je dirai que sa route vaut le coup d’être joué ne serait-ce que pour les questions supplémentaires (avec des éléments de réponses) qu’elle pose concernant l’intrigue « globale » cad le « pourquoi du comment que Karlheinz el padre mais que de quoi », comme j’aime bien le dire. Dans cette route, Subaru tente tant bien que mal à mettre Yui hors du danger et pose la problématique du bonheur VS la sécurité, ça aura pu être intéressant mais malheureusement très mal mis en scène. Mention spéciale à l’amitié qui naît entre Subaru et Kou: un régale.

Routes Mukami

Famille apparue à More;Blood: les Mukami ont pour particularité de ne pas être liés par le sang bien qu’ils se considèrent tous comme frères. Ils vénèrent Karlheinz, le père biologique des Sakamaki qui a donné plus d’attention aux Mukami qu’à ses propres fils.  A la mort de ce dernier, ils décident de partir pour l’Eden afin de veiller sur le lieu où Karlheinz les a autrefois éduqués (depuis quand mdr? DiaLo est ajouter des informations de nulle part-). C’est intéressant les rapports que ces derniers ont avec les Sakamaki, il y a comme une dualité, un espèce de combat entre les liens du sang et ceux de l’âme. Si je reconnais un point positif à cet opus: c’est les relations SakamakixMukami qui sont limite plus intéressantes que les amourettes avec Yui (déso).  Les routes les plus « importantes » sont à mon sens celle de Ruki et celle de Yuuma.

Ruki (CV: Sakurai Takahiro): J’ai presque envie de dire chapeau. J’aime cette route comme jamais je n’aurais cru, c’est sans doute la mieux écrite des Mukami. Certes on a toujours ce mélo-drame omni-présent mais pour une fois, il est correctement mis en scène. Ruki se tourmente énormément car il apprend petit à petit que l’homme qu’il vénérait comme un Dieu, Karlheinz, n’avait rien d’un bienfaiteur contrairement à ce que tous les Mukami sont persuadé. Ruki doute, encaisse, il apprend et mine de rien et malgré la tristesse de ce dernier: c’est intéressant à suivre. Cette route nous permet aussi d’en savoir beaucoup plus sur son passé en tant qu’être humain, mais aussi sur les goules que Ruki et Yui apprend à connaître.

Kou (CV: Kimura Ryouhei): Bien que je l’ai trouvé insupportable dans le jeu More;Blood, Kou s’avère être un personnage frai et amusant. Malheureusement sa route n’est rien de plus qu’un copier/coller de celle de Ruki en moins bien écrite. Elle conserve les mêmes mécaniques, les mêmes événements à quelques détails près mais l’émotion n’est pas là. Il fait fasse aux mêmes problématiques que Ruki avec le même drame mais le scénario semble s’en battre les steaks. J’aurais vraiment aimé que la route de Kou sorte plus du lot étant donné le caractère du personnage assez sympathique dans cet opus. Cette route, c’est un peu celle de Ruki mais en moins mature et réfléchie, le fond ne va pas vraiment plus loin que « ohlalaa discriminer c’est pas bien ».

Yuuma (CV: Suzuki Tatsuhisa): Sans aucune hésitation mon Mukami préféré mais ce jugement est purement subjectif comme un peu tout cet article d’ailleurs. Malheureusement sa route rencontre le même problème que celle de Subaru: trop de sadisme complètement inutile dans les premières petites mini-histoires. D’ailleurs le début de sa route m’a franchement fait peur j’avais l’impression de revoir celle de Kou qui est déjà un copier/coller de celle de Ruki… Puis finalement ça se décoince au milieu et heureusement. Malgré ne première partie très bif bof on va pas se le cacher, la route de Yuuma permet d’évoquer le passé de ce dernier sans pour autant nous enfermer dedans. Petite mention pour la bromance avec Shu qui est tip top, certes à petite dose mais très bien traitée. Yuuma doute et ne sait plus de quel côté se mettre s’il veut protéger Yui, c’est une problématique hyper clichée dans les otome et sa résolution ne l’est pas moins, mais quand on aime le personnage ça passe sans aucun soucis.

Azusa (CV: Kishio Daisuke): J’ai nommé le SEUL personnage qui n’a aucune once de sadisme en lui (ou pas dans cet opus): le précieux Azusa. Oui mais honnêtement je suis pas fan du personnage et je pense que faut vraiment aimer le caractère mou pour être satisfaite par sa route. Personnellement je me suis énormément ennuyée, à tel point que j’ai skip certains passages sans la moindre merci. J’ai du attendre la fin pour être emballée par les événements. Il ne se passe rien de très exaltant dans cette route, elle est surtout basée sur le rapport d’Azusa vis à vis de lui-même, notamment depuis qu’il a perdu un bras le jeune homme a l’impression d’être inutile. Il veut protéger Yui et ses frères mais n’en a pas la force physique et sa route consiste globalement à le sortir de son complexe.

Routes Tsukinami

J’ai toujours trouvé les Tsukinami intéressants, certes ils sont d’une certaine façon nettement plus cruels que les Sakamaki dans le jeu DARK FATE mais leurs routes de LOST EDEN furent à mes yeux une très bonne surprise. Les Tsukinami sont les derniers Fondateurs, aussi appelés First Blood. Le reste de leur clan a été terrassé par une maladie du nom d’Endzeit, maladie que contracte Carla. Yui est à leurs yeux le seul espoir de faire perdurer leur clan étant donné qu’elle a en partie du sang de First Blood en elle grâce au cœur de Cordelia. Une fois la nouvelle de la mort de Karlheinz rependue dans le monde des démons, les Tsukinami sont perçus par les autres races comme étant les plus puissants, donc de parfaits alliés mais de leurs côtés, il s’avère que la « fierté des Fondateurs » les pousse à rester neutres quoi qu’il advienne.

Carla (CV: Toshiyuki Morikawa): Je ne m’attendais clairement pas à prendre autant de plaisir durant sa route, et pourtant ! Carla est un Roi digne de ce nom, fier et ouvert d’esprit. C’est un des rares personnages à ne presque jamais s’énerver dans l’histoire principale et lorsqu’il le fait, c’est uniquement pour empêcher Yui de se mettre en danger. Il n’hésite pas à ouvrir les portes de son château aux Goules en échange de leur aide et va jusqu’à pardonner un jeune homme qui l’a poignardé pour ne pas attiser leur haine. Je le dis: Carla est très probablement le personnage le plus intelligent et réfléchi de tout Diabolik Lovers et alors que son intelligence était vouée à tourmenter la pauvre Yui dans DARK FATE, Carla semble cette fois-ci ne servir que des causes nobles et ce, avec toujours une grande fierté digne d’un Roi d’épopée moyen-âgeuse. C’est aussi très clairement LA route où Yui a le plus de raison de se sentir en sécurité.

Shin (CV: Morikubo Shôtarô): Si Carla est le calme, Shin est la tempête. Même si j’avoue avoir préféré la route de Carla, celle de Shin était mine de rien plutôt agréable à jouer, surtout quand on compare avec les Sakamaki. Dans cette route, Carla se meurt à petit feu et confit les investigations à Shin et Yui. Shin qui, suite à un accrochage involontaire avec son frère craint d’avoir contracté l’Endzeit, fait tout pour protéger Yui de cette maladie, quitte à élever une distance entre eux, voire même à tenter de se faire volontairement détester d’elle. Des routes où le perso masculin s’éloigne de l’héroïne parce qu’il pense que c’est « mieux comme ça » y a en plein dans DiaLo, cependant, Shin est à mon sens le seul qui le fait en pensant uniquement au bien-être de l’héroïne (avec Subaru et encore…). Si vous êtes adepte des ascenseurs émotionnels foncez donc dans la route de Shin. Mention spéciale pour son doublage que j’ai trouvé extrêmement bien réalisé. Petit bémol pour cette route: le deus ex machina qui servait un peu à rien dans la Vampire End.

Kino (CV: Maeno Tomoaki)

C’est qui qui le petit privilégié qui a son prologue à lui tout-seul ? C’est Kino~

Concrètement sa route est un petit peu comme toutes les routes DiaLo lorsqu’on rencontre un nouveau perso: on est face à un connard aux motivations plus ou moins tangibles qui finit par comprendre ce qu’est l’amour et paf ça fait des chocapics. Donc oui cette route casse pas 3 pattes à un canard mais je me suis surprise à apprécier. C’est un jeune homme laissé par Karlheinz à son enfance dans le Rotigenberg, là où vivent les goules. Là-bas, il est adopté par le père de Yuuri son actuel acolyte, qui lui fait comprendre que c’est un vampire doté d’une partie des pouvoirs de Karlheinz, ce qui fait de lui un être spécial capable de guider les goules vers la Terre Promise. Kino est  un égocentrique cruel qui n’hésite pas à tuer qui ose se mettre en travers de son chemin sous couvert d’une ambition noble d’apparence mais ne servant que son ego. Pourtant le passif du personnage nous aide grandement à comprendre son comportement, à l’image de tous les garçon de Diabolik Lovers, Kino a une belle vie de merde derrière lui qui l’a rendu complètement fou à l’idée de montrer sa supériorité. Son statut d’enfant délaissé lui a valu moqueries et coups de la part des autres goules durant son enfance, et malgré tout il garde en lui une profonde rancœur, que ce soit envers les goules ou envers les vampires. La présence de Yui, qu’il capture en même tant qu’Ayato qui a hérité du titre de Roi, le fait basculé progressivement: malgré une première partie de l’histoire pathétique, Yui finit par se révéler forte et sincère: jamais elle ne se soumettra vraiment à lui. Plus d’une fois elle froisse Kino qui cherchera à la tuer à plusieurs reprises mais n’y arrivera pas. La raison est simple: Kino commence à développer une obsession pour Yui qui se transforme vite en sentiments amoureux. De son côté Yui commence par craindre Kino, puis elle le méprise, puis plus elle apprend à le connaître et plus elle compatis et finit par l’aimer à la manière de la Belle et la Bête, du moins dans la Vampire End (LOL). Je dois aussi ajouter qu’aussi insupportable qu’il peut être, son doublage le sauve énormément et parvient même à le rendre attirant, d’une certaine façon (la faiblesse face à Maeno Tomoaki). Mais il faut l’avouer: certaines situations étaient ridicules malgré elle, Kino m’a beaucoup fait rire mais pas sûre que ce soit volontaire.

Graphismes

Excusez-moi de lever le débat et d’enflammer les foules mais oui: je pense qu’il y a énormément de mauvaise foi de la part de certains fans qualifiant cet opus comme étant « l’otome le plus laid » seulement parce que les GC ne sont plus fait par Satoi. Déjà gros scoop: ça faisait depuis DARK FATE que les GC n’étaient plus dessinées par Satoi qui n’est mentionnée que comme « chara designer » et non plus comme artiste. Et comme par hasard tout ça parce que les spirits de l’opening (même pas du jeu hein, de l’opening, le jeu ayant conservé les spirits de Satoi) ont changé: bim bam boum ça se met à gueuler. J’en déduis que s’ils avaient mit les spirits de Satoi dans l’opening ça serait passé crème. Mais oui il faut l’avouer: Satoi c’était mieux. Mais faut dire que la barre était haute donc forcément les GC sont de moins bonne facture, surtout si on les compare aux illustrations de Satoi. Certaines GC sont pas terribles c’est vrai, mais ça reste une minorité l’ensemble reste relativement agréable à regarder. Après accrochez-vous à vos pupilles car je peux comprendre que switcher entre plusieurs styles soit un peu dérangeant pour certains, personnellement j’ai vu le verre à moitié plein en y trouvant un intérêt artistique mais ça n’engage que moi.

Par contre si vous gueulez parce que le style des uniformes scolaires a changé je peux rien pour vous si ce n’est qu’affirmer qu’on s’en bat les steaks vu que les personnages portent ces uniformes grosso modo 5 minutes le temps des prologues voili voilou. (en revanche Ayato qui porte son uniforme NORMALEMENT j’appelle ça une trahison).

OST

Rien de transcendant, la plupart des OST sont les mêmes que les opus précédents mais je tiens à retenir 2 musiques qui m’ont quand même bien retourné les tripes, et dans le bon sens du terme: Die Tapferen et le thème de Kino qui sont tout simplement d’un régale. En ce qui concerne l’opening je n’ai pas du tout accrochée par contre l’Ending est de toute beauté.

Conclusion

C’était pas aussi atroce que ce que j’aurai cru mais je reste assez déçue, surtout des routes des Sakamaki. Je pense que ce jeu n’est certainement pas fait pour être apprécié dans sa globalité. J’ai presque envie de dire qu’il vaut mieux ne pas se forcer à faire la totalité des routes pour apprécier. Je reste sur ma fin concernant la plus part des routes, alors que DARK FATE nous offrait des vrais Vampire End en mode « la boucle est bouclé », là on est sur du « RDV pour de nouvelles aventures dans un nouveau jeu qui coûtera à nouveau 50 balles AHAH- » Personnellement, ça me donne juste l’impression de me faire arnaquée. Fort heureusement ça ne concerne que les fin Sakamaki et Mukami.

Je déplore aussi l’absence d’intérêt porté sur Yui dans la grande majorité des routes, à tel point que je me suis retrouvée à prendre plus de plaisir à shipper les mecs entre-eux qu’avec l’héroïne, ce qui est très étrange étant donné que je suis très loin d’être une fan de yaoi. Mais oui, la bromance elle est là et elle est belle, pourquoi ? Parce que, selon moi, voir les garçon développer de l’amitié et de l’intérêt pour quelque chose d’autre que l’héroïne les rend plus intéressants et créé des relations plus saines. Je pense que pour apprécier Diabolik Lovers, il faut prendre un certain recul vis à vis de certains comportements qui seraient juste intolérables dans la vraie vie. Cet opus a le mérite d’essayer de nous montrer des choses un peu plus profondes que juste « la fille qui pécho des tarés avec des enfances de merde ». C’était un bel essai mais personnellement sauf pour la route Ruki, je n’ai pas tellement ressenti le drame que le scénario essayait d’imposer.

Alors, je le conseille ou pas ? Oui et non, si vous êtes une fan incontestée et que vous mourrez d’envie d’en savoir plus sur l’univers: allez y si vous n’avez pas peur des fins ouvertes. En revanche si vous étiez adepte du concept des premiers jeux et que vous tenez au sadisme et à la notion de survie etc, vous risquez d’être amèrement déçue par cet achat, idem si vous n’êtes pas particulièrement emballée par l’univers ou les personnage et que vous ne supportez pas les fins ouvertes, fuyez ce jeu comme la peste sinon vous allez vous sentir profondément arnaqué.e. Ce jeu est un puzzle, les routes sont rarement qualitatives et on a clairement privilégié la quantité à la qualité. Je dis ça en tant que pigeonne de la saga.

Maintenant que j’ai soigné mon addiction je peux vous dire avec toute honnêteté que si c’est pour faire des jeux aussi légers franchement autant acheter les drama CDs (moins cher et vous pouvez vous focaliser sur vos préférés) je pense que le caractère toxique/edgy volontaire des persos de DiaLo rend difficile la lecture des routes des persos qui nous plaisent pas. D’autant plus que DiaLo ça a jours été plutôt des Drama CD (ceci explique cela)

Scénario

Note : 2 sur 5.

Système

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 3 sur 5.

Sons

Note : 3 sur 5.

Note personnelle

Note : 1 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

Juste milieu

Violence:

assez violent

Contenu sexuel:

Modéré

Voir le barème.

5 réflexions sur “[REVIEW] Diabolik Lovers: Lost Eden

  1. Bonjour je voulais dire que cet article était très bien écrit et asser instructif pour le jeux mais je vais changer de bord et je me permet de vous demander si vous êtes au courant si il aura bien une saison 3 pour l’animé je vous remercie d’avance ; en tout les cas très bonne article j’adore.

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    1. Merci ahah xD Et non pas de réelles annonces concernant la saison 3, j’ai souvenir d’un vieux tweet un peu teasant mais depuis pas un mot de la part du studio, il faut être patiente :/

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  2. Je viens tout juste de tomber sur ton blog et de finir lire cet article, et je tiens à dire que c’est la première fois que je me tape autant de barre en lisant une critique d’un otome game 😂. Surtout le passage sur Kanato qui m’a littéralement terrassée, personnelle j’aurais plutôt préféré que se soit Laito que crève parce qu’il

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  3. J’ai lu ce blog, j’ai vraiment aimé Keno, et j’en suis venu à le considérer comme mon chéri, et je me souviendrai de lui quand je rencontrerai des sécheresses émotionnelles en parlant. La performance était incroyable et l’écriture merveilleuse et le flux est élégant pour les meilleurs blogs, mais ce qui me brise le cœur, c’est l’absence de la troisième saison de l’anime

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