Ceci est un repost d’une review de mon ancien blog.
Kokuchou no Psychedelica, ou Psychedelica of The Black Butterfly est un Visual Novel Otome développé par Sting et Otomate sorti tout d’abord en Janvier 2015 au Japon sur PS Vita, puis en Avril 2018 sur nos terres traduit en anglais grâce à AKSYS. J’étais déjà intéressée, j’ai donc sauté sur le bouton « précommander » à l’annonce de sa localisation. Clairement pas déçue, c’était clairement de la bonne.
EDIT 06/09/2019: Le jeu est porter sur Steam depuis le 15 Novembre 2018.
Cet opening pète vraiment du feu de Dieu.
Synopsis
Une jeune fille se réveille dans un étrange manoir, seule et sans aucun souvenir de son passé. Alors qu’elle fuit un monstre l’ayant prise pour cible, elle fait la connaissance d’autres personnes dans la même situation qu’elle. Impossible pour eux de sortir. Avec ses nouveaux camarades, Beniyuri (surnom) va devoir élucider les mystères de ce manoir ainsi que celui de son propre passé. Sous les ordres du maître des lieux qui leur promet de les faire sortir, elle et les autres devront récolter les morceaux d’un kaléidoscope magique en combattant les monstres errant dans les lieux.
Personnages
Beniyuri (CV: Nakahara Mai)

De son vrai nom Minato Ai (c’est pas du spoil vu que c’est ce nom là qu’on nous propose de modifier en début de jeu), Beniyuri est notre héroïne amnésique dont la coupe de cheveux demeure un mystère pour moi. Elle a aussi la particularité d’être entièrement doublée, ce qui est un vrai plus. Pour être honnête je ne suis pas sûre d’avoir pu m’attacher à elle comme je l’ai fais si elle n’avait pas eu de voix. Je n’ai pas détesté cette héroïne, en même temps j’ai vu bien pire. Il n’y avait que dans quelques routes (Karasuba *kofkof*) où j’avais envie de la secouer, mais comme la common route fait bien les 75% du jeu, je dois dire que je vois plutôt Beniyuri d’un angle positif, voir très positif. C’est une jeune fille gentille qui veut aider ses amis et qui s’accroche d’ailleurs dur aux liens d’amitié (et c’est beau dans un Otome, OUI). Elle est tout de même un peu naïve et à tendance à accorder sa confiance facilement, mais avec du recul c’est loin d’être le seul personnage à s’accrocher aveuglement à un espoir factice dans sa situation. Elle veut savoir son passé, même lorsqu’on essaye de lui cacher, elle pleure et s’énerve de façon très humaine dans la route commune, du coup forcément je me suis prise d’énormément d’empathie pour elle et le doublage aide beaucoup. Elle n’est clairement pas au summum de la badassitude mais reste la plupart du temps très attachante, surtout dans ses rapports avec ses amis (même quand ils restent des amis). Même si elle a pas une personnalité transcendante, c’est quand même un personnage que j’ai trouvé assez humain, surtout dans sa façon de gérer ses propres faiblesses et défauts. C’est aussi quelqu’un d’extrêmement honnête lorsqu’elle n’a pas ses souvenirs (en même temps elle a pas grand chose à cacher). J’ai personnellement bien aimé cette facette d’elle.
En avançant dans le jeu, on apprend une autre Beniyuri, celle qu’elle était avant les événements, et dans les épilogues, comment ces événements se sont répercutés sur elle, on est donc là devant une évolution assez efficace, même si assez minime vu la longueur du jeu. Mais la plupart des fleurs que j’envoie à cette héroïne ne sont valables que pour la common route, dommage. Avec du recul cependant, je ne peux pas m’empêcher d’apprécier ce personnage.
Petit plus: + si sa seiyu vous dit quelque chose c’est sans doute car elle a aussi interprété Nagisa Furukawa (CLANNAD) et Ayano du KagePro.
Hikage (CV: Ishikawa Kaito)

Je l’ai aimé. Puis je l’ai crains. Puis je l’ai aimé. Puis je l’ai détesté. Puis je l’ai aimé. Puis je me suis mise à écouter les drama CD du perso avant de dormir comme une drogue. Que ce soit en bien ou en mal, Hikage a peu de chance de vous laisser totalement indifférent. C’est la première personne que rencontre Beniyuri au manoir, c’est aussi lui que y a sur la jaquette et lui qui a la plus longue route (qui est quand même courte), bref le petit privilégié et je comprends sans vraiment comprendre. C’est vrai qu’il se distingue des autres mais même si je trouve le personnage dans sa globalité plutôt intéressant, la route étant quand même assez courte, on peut pas dire que ce soit hyper développé ou quoi, on sent qu’ils ont surtout voulu se concentrer sur le personnage via Beniyuri qui développe des sentiments pour lui. La route a beau être la plus longue parmi les routes perso, y a quand même un petit goût d’inachevé. J’ai finalement assez apprécié le personnage, mais je trouve qu’il méritait plus.
Kagiha (CV: Toriumi Kousuke)

Très certainement le personnage le plus attachant de toute la Common Route et je pèse mes mots, il m’est très dur de parler convenablement de ce personnage et de ce que sa route implique sans spoiler mais sachez le, il faut le protéger. Sa route a beau être ridiculement courte, d’ailleurs je ne sais même pas si on peut vraiment parler de route dans ce cas-là; elle suit parfaitement les tensions de la route commune. C’est pourquoi il est souvent conseillé de faire Kagiha avant les autres personnages. Kagiha est le personnage type gentil et doux. Il ne s’énerve jamais et soutien Beniyuri dans tous ses tracas, le genre de personne à venir t’apporter un chocolat chaud les soirs de blues, et ça fait foutrement du bien. PBB a réellement besoin d’un personnage comme Kagiha qui se veut à jamais rassurant. Un cookie, donnez-lui un cookie.
Yamato (CV: Hosoya Yoshimasa)

Yamato est le tsundere de service, MAIS il est pas chiant, et si y a bien un archétype que je plussoie c’est celui du Tsundere qui s’adoucit. Il aime se disputer avec Karasuba pour tout et n’importe quoi ce qui permet de les shipper très aisément ma foi. J’ai personnellement beaucoup aimé ce perso, c’est sans doute mon chouchou. Il semble très solitaire et prend sur lui mais la relation qu’il développe avec Beniyuri est tellement attendrissante… C’est un lien tissé dès la route commune qui se renforce si on s’attarde sur lui, un peu comme tous les autres d’ailleurs. En avançant dans l’histoire, on remarque aussi que Yamato est sans doute la personne la plus « proche » de Beniyuri en terme de psychologie. Les deux souffrent de la même chose vis à vis de leurs passifs, le permettant de surmonter les épreuves ensemble. Il s’agit à mon sens du couple le plus réaliste et tangible de tout le jeu.
Karasuba (CV: Kakihara Tetsuya)

Disons-le clairement: je n’aime pas ce personnage. Non pas qu’il soit un mauvais personnage, loin de moi l’envie de cracher sur son écriture. Karasuba passe au début pour le pitre de service, toujours prêt à chercher la petite bête avec Yamato et à jouer les jolis cœurs pour Beniyuri, mais en avançant on se rend compte qu’il est beaucoup plus profond que ça et cache une part de lui plus complexe, et surtout plus sombre. J’aurais tellement aimé qu’il conserve jusqu’au bout sa petite étincelle de peps et de joie, je voulais lui coller l’étiquette de ‘rayon de soleil’… Sauf que non. Vraiment pas. On est sans doute face au personnage le plus oppressant du jeu, Beniyuri en bave avec lui. Derrière ses airs de plaisantin, Karasuba peut aussi se montrer manipulateur, il sait piquer là où ça fait mal et n’a pas hésité à toucher du doigt certaines plaies de l’héroïne, soi-disant parce que c’est mieux mais non, impossible de voir autre chose que de l’égocentrisme dans ses actions. Il a tout de même une certaine utilité, une certaine importance que je ne peux pas nier, mais son côté manipulateur oppressant fait que je peux juste pas l’encadrer.
Monshiro (CV: Matsuoka Yoshitsugu)

Monshiro est un personnages mystérieux n’enlevant jamais son masque de renard. Il semble résider dans le manoir depuis plus longtemps que les autres, c’est d’ailleurs lui qui sauve Beniyuri et Hikage des monstres au tout début du jeu. On est donc face à un personnage étrange, sauveur timide et à la voix extrêmement douce. Ai-je besoin de plus pour l’aimer ? Non. Monshiro est le genre de personnage qu’on a irrésistiblement envie de choyer et protéger jusqu’à notre mort. Pour une étrange raison il est présenté comme une route secrète… Secrète mes fesses car achever ses deux fins est nettement plus facile que débloquer les Happy End de Yamato et Karasuba, croyez- moi.
Graphismes
Les personnages sont enfermés dans un manoir, c’est donc à l’intérieur que ce passera la majeure partie du récit. Ce manoir est loin d’être banal vu qu’il est peuplé de monstres et d’étrange papillons, soit blancs soit noirs. L’obscurité y règne, il n’y a pas de vraies fenêtres sur l’extérieur, toutes les portes sont condamnées et la seule chose permettant de distinguer le jour de la nuit est le son de la pluie qui se tait au « lever du jour ». L’ambiance est retranscrit graphiquement par des fond très gris, contrastant avec le chara design des personnages aux couleurs très vives.

Le manoir dans lequel vivent les personnages est oppressant, étouffant. Le danger y règne partout, excepté dans l’aile qu’occupe Beniyuri et ses amis. Mais ça ne fait pas de leur lieu de repos un endroit chaleureux pour autant, la froideur et la solitude y règne pour ces gens qui, amnésiques, sont toujours quelque part un peu esseulés. C’est un sentiment qui est très bien retranscrit, que ce soit dans l’écriture, la musique ou les graphisme.
Système
On reproche souvent aux Otome et au Visual Novel en général de ne pas sortir des sentiers battus. PBB a tenté quelque chose de peu commun sans pour autant être déroutant que ce soit en terme de découpage des scènes ou d’ajout au système Visual Novel de base. On est vite perdu mais après un temps d’adaptation, ça s’avère très appréciable et ludique.
Narrativement parlant, PBB a la particularité d’avoir des routes ‘persos’ assez courtes s’articulant autours de la route commune qui abouti à la Best End, il est d’ailleurs primordiale de faire cette fin pour débloquer les routes des personnages, dont certaines s’activent aussi en lisant des short stories.
Flowchart

L’organigramme se présente comme ceci, on a un tronc pour la route commune et des branches liées aux différents personnages, la seule fin possible au début étant Best End. Cette fenêtre est très utile car elle permet de lire aussi des petites histoires à côté qui ne se déroulent pas dans la route commune. Ces histoires sont soit des scènes bonus, soit des flashbacks du passé des personnages. Certains flashbacks sont d’ailleurs primordiales pour débloquer des routes persos. J’ai personnellement trouver le système assez sympa, ça permet d’avoir une vue d’ensemble sur ce qu’on a débloqué et ce qu’il nous reste à faire.
Petits tips: Certains épilogues ne se débloquent que si on prend la route grâce au Flowchart à partir de certaines short stories flashback. Ne jamais aller au Flowchart à partir de l’album (ça vous fera revenir à chaque fin de scènes), préférer y aller via une sauvegarde ou un nouveau jeu.
Mini game
Pour débloquer certains scénarios, il faut avoir un certains nombres de points. ces points se gagne avec les scènes de combat qui se traduisent par des mini-jeux pour le joueur.

Le principe est simple: on a une minute pour tirer sur le maximum de papillons possible. C’est pas pour la première fois que vous aurez rang S mais c’est assez facile et on monte de niveau assez vite. Personnellement j’ai pu décroché les rang S au bout de la 3 ème fois. Ces scènes arrivent pendant l’histoire au début mais il est aussi possible d’y jouer via le menu. Concrètement ça ne change rien: vous aurez quand même vos points, mais il vaut mieux avoir un rang A ou S dans l’histoire. La difficulté n’est pas bien grande, c’est très facile d’être plein aux as en terme de points.
Petits tips: Ces jeux peuvent soit se faire avec l’écran tactile, soit avec stick + bouton x, je préconise l’écran tactile, nettement plus pratique pour viser. Il vaut mieux aussi tirer une fois un maximum de papillons visés.
J’ai vraiment vu ce jeu comme un plus pour cet Otome: c’est sympa, c’est ludique et pas prise de tête. Il m’est même arrivé de les faire juste pour le plaisir, sans que j’en ais vraiment besoin.
Scénario
Psychedelica of the Black Butterfly propose plus que des petites romances dans un univers oppressant: on s’en doute bien en constatant que tout le jeu tourne autours d’une route comune, donc vraisemblablement extérieure au schéma habituel des jeux otomate. Ce jeu est aussi selon moi une véritable ode à l’amitié. Les différents personnages devront affronter ensemble leurs démons oubliés, des traumatismes qu’ils avaient laissés derrière eux à leur arrivé au manoir. Et franchement je dois dire que ça fait du bien à voir, même dans les routes où la romance n’est pas amenée à son terme, on a quand même un merveilleux travail sur le plan relationnel. Ici, la plus part des personnages combattent dans un même but et sont tous dans « le même bateau » d’une façon ou d’une autre, on est pas dans un Otome où l’héroïne est à part, elle fait réellement partie du groupe tout en ayant ses propres spécificités.
Les épilogues permettent aux personnages d’avancer, de grandir, d’aller de l’avant, et franchement c’est épatant pour un jeu aussi court.
Conclusion
Le titre n’est pas là pour rien: j’ai vraiment mis mon sommeil de côté pour finir ce jeu tellement l’intrigue était prenante. Je le crie haut et fort: j’ai aimé ce jeu à tel point que je peux lui pardonner les quelques questions qui restent en suspend (faut dire que je compte sur la suite, Psychedelica of the Ashen Hawk, pour y répondre.) ET L’AMBIANCE MON DIEU CETTE AMBIANCE, sérieusement ce jeu m’a fait rire, pleurer et même frissonner ! Ok je suis un peu fragile sur les bords mais on est face à un des rares cas d’Otome où l’ambiance est si bien maîtrisée que certaines scènes ont de quoi nous mettre une grosse claque ou bien des sueur froide, chose qu’on doit beaucoup à l’OST qui est un pur régal.. Malheureusement ce jeu est victime de sa qualité: on en veut plus, vraiment plus. Car oui, ce jeu est court comparé à la plupart des Otome sur console. Court mais intense, je ne me suis pas ennuyer chaque scène semblait avoir son importance même les petites histoires entre-parenthèses ont leurs utilités, les personnages sont tous très biens malgré leurs routes ridiculement courtes on ne peut pas nier leur développement dans la route commune, développement qui se fait pour le coup en grande partie indépendamment de la relation amoureuse (sauf peut-être pour Hikage qui est un cas à part). Psychedelica of the Black Butterfly sort très clairement des sentiers battus par Otomate qui en général a du mal à vraiment expérimenter et pour moi c’est un grand OUI.
Je ne préconise pas vraiment d’ordre en ce qui concerne les personnages, je vous conseille d’obéir à votre curiosité, généralement après avoir finit la route commune, on fait son choix. Utilisez des guides pour débloquez certaines Happy End, notamment celles de Karasuba et Yamato qui sont un véritable casse-tête :<
Scénario
Système
Graphismes
Sons
Note personnelle
Contenu
Balance intrigue/romance:
plutôt intrigue
Violence:
Modérée
Contenu sexuel:
Modéré
Salut ! J’ai découvert ton blog par hasard en cherchant des reviews d’otome sur la sphère francophone. Et je ne regrette pas du tout d’avoir essayé ce jeu après cette recommandation ! Un véritable rollercoaster émotionnel.
Le fait qu’il y ait peu de romances ne me dérange pas tellement le reste (histoire, personnages) a été travaillé ! C’est vrai qu’il est tellement court que j’aurais bien voulu exploré d’autres facettes. La musique est superbe, Tears me fera toujours arracher une larme. 🙂
Ça doit être le premier jeu où j’ai apprécié découvrir les mauvaises fins. Certaines sont tellement mélancoliques mais belles. Originales aussi. Il est difficile de choisir un chouchou parce que je trouve qu’ils se valent tous (peut-être un peu moins Karasuba parce qu’il me mettait mal à l’aise mais j’apprécie son intelligence et comprend ses craintes). Peut-être Yamato ou Monshiro ? 🙂
Merci encore !!
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