[REVIEW] Ken ga Kimi, un sans faute

Ken ga Kimi est un jeu signé Rejet, sorti sur PC en 2013 puis sur PSVita en 2015.  Il a su d’abord se distinguer pour être le tout premier Waafu Game de la compagnie, c’est à dire un jeu dont le décor se situe dans un japon traditionnel. Premier essai extrêmement concluant, ma foi. Parmi les scénaristes, on retrouve notamment Sahara Yuki, une auteure freelance ayant aussi bossé pour le fameux Collar x Malice.

EDIT: le jeu est aussi sorti sur Switch dans une cartouche qui combine le jeu de base avec le fandisc.

Qui dit Rejet, dit « disponible qu’au Japon », mais je vendrais mon âme à Marebito pour voir un jour ce bijoux localisé. Et adapté en anime. EDT: le jeu est maintenant aussi disponible en chinois. Toujours pas de traduction anglaise mais vous pouvez acheter le jeu sur steam si vous comprenez le japonais ou le chinois.

  1. Synopsis
  2. Personnages
  3. Concept
  4. Graphismes
  5. Scénario
  6. Conclusion

Synopsis

Au Japon du début de l’ère Edo dirigé par le shogun Tokugawa Iemitsu, cohabitent humains, youkais et onis sans pour autant que ces derniers ne se tolèrent entre eux. En cette période de tensions, 5 épées appelées « Tenga Go Ken » (les « 5 épées divines », traduction approximative) permettent d’exterminer les youkais. Pour que certaines de ces épées trouvent leurs propriétaires sont organisés des tournois, un de ces tournois étant prévu à Edo.

Kayo, fille d’un restaurateur d’Edo, est contrainte de participer à la procession de mariage de la princesse Hisa en tant que sa doublure. Pour l’accompagner jusqu’à Sunpu elle pourra compter sur la protection de 6 samourais avec qui elle finira par tisser des liens. Mais cette procession cache plus qu’il n’y paraît…

Tout au bout du périple se trouve-t-il la voie de l’épée, ou bien celle de l’amour ?

Personnages

Kayo (prénom changeable)

img_kayo.png

Son nom par défaut est prononcé. Kayo est une héroïne extrêmement appréciable quoiqu’assez discrète. Kayo n’a certes pas une personnalité transcendante mais elle a ce qu’il faut de jugeote et de caractère pour ne pas se laisser marcher sur les pieds, malgré sa condition de femmes durant l’époque Edo (après quelques petites recherches je me suis rendu compte que le début d’Edo marquait un véritable déclin pour la condition de la femme au Japon).Quand bien même elle maîtrise relativement bien la naginata, elle n’a pas énormément d’occasions de la dégainer dans un autre cadre que celui de l’apprentissage. Ce qui en soit n’est pas gênant car contribue au réalisme. Cependant le fait qu’elle maîtrise une arme, en plus de la valeur sentimentale qu’elle lui accorde (souvenir de sa mère décédée qui pratiquait elle aussi), lui permet de comprendre ce qu’est l’âme de guerrier samouraï et donc d’engendrer un rapprochement avec ses compagnons beaucoup plus subtil que juste le coup de la belle fausse princesse toute gentille à protéger.

Kayo se démarque à mon sens par une certaine indépendance vis à vis de ses compagnons. La common route est surtout centrée sur elle et son ressenti mais dès qu’on atteint les routes « perso », le jeu nous plonge vraiment dans les deux point de vue: celui de Kayo et celui de son compagnon, montrant ainsi leurs vies de façon légèrement détachée sans pour autant renier la relation entre les deux. Le jeu est d’ailleurs énormément dans la multiplicité des points de vue, de quoi souvent nous faire oublier qu’on est dans un otome.

Tsuzuramaru (CV: Ono Yuuki)

img_tsuzuramaru.png

Tsuzuramaru est un personnage fichtrement attachant dont chaque apparition égaie mon âme. Originaire de la province de Mutsu, c’est un apprenti samouraï âgé de 20 ans (bien qu’il ait l’air bien plus jeune) très intéressé par le futur tournoi se déroulant à Edo. C’est un jeune homme plutôt souriant avec une très forte appétence pour tout ce qui se mange et se boit. Il est très enthousiaste et attaché aux valeurs des samouraïs. C’est d’ailleurs le seul personnage dont l’ambition se rapporte au fait même d’être samouraï, lui donnant un petit côté héros de shônen. Il est la plupart du temps recommandé de faire sa route en dernier car elle «  » »spoil » » » en quelques sortes certaines sous-intrigues mais libre à vous de la jouer en premier si vous êtes plutôt du genre à préférer savoir ce qui se trame derrière. En effet, Tsuzuramaru s’avère beaucoup plus mystérieux qu’il n’en a l’air à premier abord. Dans la common route, on remarque que les youkais ont instinctivement peur de lui avant qu’il n’ait le temps de dégainer son épée. Il a aussi une énorme cicatrice sur le torse dont l’origine est sujet aux questionnements, lui-même semble gêné quand on lui demande comment il s’est fait ça. Il prendra l’habitude de ne pas appeler l’héroïne par son prénom mais de dire « Jeune Fille » (« Musume-san« ) ou plus tard « Mademoiselle » (Ojou-san).

Kei (CV: KENN)

img_kei.png

Kei, ou « tsundere de service » (partez pas svp) est un samouraï venu de la province de Kibi, lui aussi intéressé par le fameux tournoi. C’est un homme sérieux qui reste extrêmement professionnel dans la common route. Il prend sa mission à cœur et ne tient pas à faire des civilités inutiles au déroulement du voyage jusqu’à Sunpu (tsuntsun je vous dis). C’est le genre de caractère déterminé qui ne mâche pas ses mots. Il peut sembler très dur mais dès le début on nous montre une partie tendre de Kei, celle d’un homme attaché à des valeurs justes qui prend un travail long et pénible (comme accompagner une fausse princesse jusqu’à Sunpu) afin de libérer un père vivant à Edo de ses dettes, délivrant ainsi sa fille des mains de malfaiteurs. Dans l’enceinte d’Edo, Kei est chargé de surveiller la ville d’éventuelles activités illégales (une sorte de gendarme). Kei ne reconnaissant pas en Kayo « l’âme de guerrier » que cette dernière affirme de part le maniement de la Naginata, ils se disputeront en début de route assez souvent pour finalement repartir sur de bonnes relations. Kayo va même lier une amitié solide avec sa grand-mère.

Kuroba Saneaki (CV: Maeno Tomoaki)

img_kurobasaneaki.png

Originaire de la province d’Hizen. Saneaki est un homme calme qui se distingue par son extrême habilité au sabre. Autre point extrêmement notable: son sabre est habité par une youkai du nom d’Habaki-tsuki, que lui seul est capable de voir. La présence d’Habaki créé énormément de situations comiques où Saneaki se fait surprendre en train de gronder dans le vide, étant donné que personne ne peut la voir et qu’elle a plutôt tendance à l’exaspérer avec des remarques bien placées. Malgré son aptitude au combat inégalable, Saneaki n’apprécie pas être samouraï et présente la mission d’escorte de la fausse princesse comme son tout dernier travail en tant que tel. On remarque très vite que malgré le comique instauré par Habaki, Saneaki est un personnage triste et blasé de la mort omni-présente dans la vie de samouraï. Il cache un profond sentiment de culpabilité vis à vis des vies qu’il a ôté, dont certains fantômes resurgissent violemment au retours à Edo. Une culpabilité telle que Saneaki aurait énormément tendance à se juger « non-méritant » de vivre, et c’est le rapprochement avec Kayo qui le fera basculer du bon côté.

Enishi (CV: Okiayu Ryoutarou)

img_enishi.png

Enishi est le perso « playboy dragueur » si vous voyez ce que je veux dire. Mais sous ses aires de « Je veux qu’Himeeee me fasse des bisous » se cache un homme beaucoup plus sérieux et complexe qu’il n’y paraît. Enishi n’est pas son vrai nom, il participe en réalité en tant qu’espion pour s’assurer que la procession se déroule comme prévu. Car ce que la plupart des personnages ignorent, c’est que la procession cache bien plus qu’un simple mariage entre membre de la haute. Bien que vraisemblablement intéressé par l’héroïne, Leur relation commence extrêmement tendue car Kayo aura plus tendance à être déçue étant donné qu’il est ivre les 3/4 du temps au début. En effet, ça y va sur le saké avec Enishi. Le bougre fait en réalité partie de ce qu’il appelle lui-même « les samouraïs doutant », il manque en vérité cruellement de confiance en lui et ne cherche donc pas à être bien vu par les autres, comme il n’attend lui-même rien de lui. C’est Kayo qui lui permet en grande partie de se relever pour affronter les choses en face, bien que sa route soit extrêmement dure sentimentalement pour cette dernière: elle sera d’abord touchée par les avances du cet homme, le trouvera respectable à certains moment, puis sera déçue par son comportement et etc… Mais finalement, c’est un mec grave stylé qui défonce des méchants l’air de rien.

Sagihara Sakyou (CV: Hoshi Souichirou)

img_sagiharasakyo.png

Sous ses traits délicats évoquant une princesse, Sakyou est un danger sur le champ de bataille. Fils orphelin de la famille Sagihara, il traque le groupe d’Onis de Zantetsu responsable de la perte de son clan et voue d’ailleurs pour tout oni une haine viscérale. Son unique objectif est la vengeance de sa famille et malgré son comportement d’ordinaire aimable et doux, face à un oni Sakyou change littéralement de visage pour révéler celui d’un homme obnubilé par la vengeance et l’envie de faire payer à tous les onis ce que le groupe de Zantetsu a fait subir à son clan. Kayo, ayant été témoin de la cruauté et de la rage dont pouvait faire preuve Sakyou envers les onis, lui qui semblait à ses yeux être un homme doux et calme, sera donc prise entre deux feux au début. Mais elle finit par lui accorder son entière confiance et reconnaît en lui la bonté. L’attachement envers Kayo est assez similaire à celui de Saneaki. Pour les mêmes raisons qui font de Sakyou s’attache rapidement à Kayo, il s’avère aussi qu’il aime la compagnie des enfants car leur innocence le touche, lui qui est à l’exacte opposé. Sakyou va donc se lié d’amitier pour Yanohiko, un enfant habitant tout près de chez Kayo lui rendant souvent visite.

Suzukake (CV:  Oosaka Ryouta)

img_suzukake.png

Un jeune homme très candide pour ne pas dire un PETIT ANGE DESCENDU DU CIEL venant de la province de Musashi. Il a été recueilli tout bébé par un Tengu du nom de Karura qui lui a commandé de trouver son propre rêve à Edo. C’est lui-même qui aurait demandé à participer à la procession jusqu’à Sunpu, voyage durant lequel il sera pisté en secret par Madara et Hachimoku, deux youkais qui se faisaient du soucis pour lui. Malgré son jeune âge, Suzukake sait très bien y faire avec son épée et possède de grandes connaissances en médecine, il arrive même à plus ou moins communiquer avec les animaux et les arbres. Du fait de son éducation dans la montagne avec des youkais, il n’éprouve pas de crainte à leur égare car il sait qu’il existe des youkais bons qui n’essayent pas de manger les gens. Il est aussi capable de voir certains esprits comme les fées des forêts ou encore Habaki-tsuki (la youkai dans l’épée de Saneaki). Il est très innocent et n’a pas l’habitude du monde « normal », c’est pourquoi il cherche à tout pris à avoir des amis et tente de sociabiliser avec tout le monde. Il ne sait absolument pas comment la société fonctionne et devra compter sur l’aide de Kayo en début de route pour se trouver un logement à Edo. C’est à ce moment que Suzukake se rend compte pour la première fois des inégalités sociales en voyant des quartiers entiers de gens malades, trop pauvres pour aller chez le médecin. Son but, c’est clairement rendre le monde meilleur. C’est un personnage qui risque vraiment de plaire aux fans de mignonneries.

Concept

Ken ou bien Kimi

Ken ga Kimi a la particularité de scinder les routes des personnages à un moment donné pour donner une route dite « Kimi » (littéralement « toi ») et une route dite « Ken » (littéralement « l’épée »). Ce qui est d’autant plus intéressant étant donné que chacun de nos samouraïs ont un rapport extrêmement différent avec leur épée, l’arme qui vraisemblablement matérialise leurs chances d’atteindre leurs objectifs et ambitions ou leurs obligations en tant que samouraï. Oui, la voie de l’épée n’est pas facile à quitter et colle à la peau de certains personnages, comme Saneaki. Cependant contrairement à ce que l’on pourrait penser, la route « Kimi » ne consiste pas nécessairement pour nos braves guerriers à abandonner leurs ambitions pour les joies de l’amour, tout comme la route « Ken » à laisser la romance avec Kayo totalement de côté. J’ai d’ailleurs été surprise des personnages qui semblaient avoir moins de mal à avouer leur sentiments dans les routes Ken.

Il existe 4 types de fins nommées comme des concepts asiatiques: « Harmonie » et « Bonheur » pour les routes Kimi, ainsi que « Violence » et « Étrange » pour les routes Ken. Lesquelles sont les happy ends et lesquelles sont les bad ends ? C’est bien simple: ça dépend des personnages, chez certains « Harmonie » est une Bad End, chez d’autres non, idem pour « Étrange ». Le mieux, c’est de toutes les attraper. En règle générale, je dirai tout de même que Kimi offre plus de happy end que Ken.

Graphismes

Vous l’avez sans doute remarquer: je suis hyper tatillons sur les graphismes et quand je vois une erreur de proportion, ça me hante toute ma vie. Alors du fin fond de mon cœur: j’ai sans doute jamais vu un jeu aussi splendide et irréprochable en terme de graphismes. Absolument TOUT est sublimissime. Des arrières plans aux CGs et bien sûr les sprites qui sont d’une rare qualité. Je veux dire, c’est pas tous les jour qu’on voit des sprite aussi diversifier en terme de pose. Du coup les scènes de combat son parfaitement retranscrites. 6 poses différentes pour chacun des personnages principaux sans oublier les moultes tenus différentes de l’héroïne…. Sérieusement, une héroïne avec un sprite c’est déjà pas partout, mais elles ont au max combien de tenues différentes ? 2 ? 3 ? Kayo en a 10 en tout. 

Côté musique, on en attendait pas moins de la part de Procyon Studio mais oui: Ken ga Kimi a aussi une des plus belles OST disponible en ce bas monde. Des compositions de qualité qui nous font directement ressentir l’histoire. Chapeau l’artiste.

Scénario

Ken ga Kimi nous offre un décor ère Edo semi-fantastique avec énormément de références au folklore japonais, mais aussi à des enjeux politiques et sociaux mine de rien assez réalistes en vue de l’époque. Le jeu commence lorsque Tokugawa Tadanaga, le frère du Shogun, se suicide. Choqué de sa disparition, son vieux serviteur Asakura cherchera coûte que coûte à faire revenir son maître en utilisant des forces occultes afin de soudoyer Marebito, le Dieu régnant sur le Tokoyo, pour qu’il redonne la vie à Tadanaga. Pour se faire, il est primordiale d’utiliser un pouvoir nommé « Kamioroshi » (littéralement « descente du Dieu »), habilité dont seul un possesseur d’une des 5 épées divines est doté.

Côté un peu plus folklorique, on nous conte aussi la guerre humains contre onis. Suite à une défaite des onis face aux humains, ces derniers se sont vus retirer le droit de porter sur eux un sabre, et donc d’être samouraï. Humiliation très mal digérée pour certains onis tel que le groupe de Zantetsu qui tient à prendre leur revanche sur l’espèce humaine, tandis que d’autres onis cherchent juste à vivre en paix loin des persécutions.  De plus, les youkais, des êtres à l’origine loin du monde des humains, se sont mis à fréquemment attaquer les hommes pour les dévorer. Afin de palier à cela, le Bakufu (société sous les ordres du Shogun) organise des chasses aux Youkais sans merci.

Toi ou l’épée, la recherche du bonheur face aux idéaux

On a des éléments très oniriques et pourtant, Ken ga Kimi est aussi un bon moyen de se plonger dans la société japonaise de l’époque avec ses dérives et son romantisme. Car oui, l’ère Edo marque la romantisation des samouraïs qui vont vers le déclin. Là où Ken ga Kimi fait fort, c’est dans la multiplicité des charactères. Les personnages peuvent vous sembler clichés au premier abord: on a toujours le tsundere, le draggeur, le jeune naîf etc, mais ils sont en réalité beaucoup plus complexes et nous épargnent de toute stérilité dans les interactions. Chacun suit un idéal bien propre qui diffèrent de l’image romantisée des samouraïs, la réalité étant bien moins douce. Les liens tissés avec Kayo créé un dilemme chez la plupart de nos personnages: doit-on abandonner certains de nos objectifs et idéaux pour être heureux ? Bien qu’assez banal dans ses messages, Ken ga Kimi palpe un aspect très philosophique sur la condition de l’Homme et la recherche du bonheur. On nous parle aussi du racisme du point de vu de celui qui subit et celui qui fait subir, du dépassement de sois-même et des peurs, voire même de la mort. Bien qu’étant bien centré dans son époque, les valeurs transmises sont complètement universelle et transcendent les époques.

Conclusion

La seule chose que je lui reproche c’est de se vouloir assez inaccessible. Déjà le niveau de langage utilisé c’est une chose, mais surtout sa longueur et sa thématique principale: dur de rentrer dedans si on est pas branché(e) samouraï et jeux waafu. Si vous aimez le style: ça deviendra très probablement votre VN préféré de tous les temps, sinon…. Pas sûre que vous aurez le courage de le finir. Y a quelque temps encore je pensais que ça coulait de source que c’était l’otome game le plus qualitatif au monde, mais après avoir parlé avec certaines personnes sur Twitter je me rend compte qu’on peut pas tou(te)s rentrer dedans aussi facilement que moi je l’ai fait.

J’ai rarement joué à un Otome aussi complet et soigné que ce soit en terme de narration et d’illustrations. Le drame est géré très subtilement avec certains moments comiques qui relâchent la pression sans pour autant gâcher l’ambiance: oui, on pleure, mais on pleure bien. Ken ga Kimi vaut largement le coup de se donner la migraine avec certains kanjis datant du Moyen-Age. Le portage sur PSVita est très réussis car rajoute certaines CG en plus des after stories qui complètent pour la plupart extrêmement bien les Endings. C’est en quelque sorte devenu ma définition de l’Otome bien réalisé. Avec plusieurs intrigues tout à fait poignantes et des personnages tous appréciables et intéressants, y compris dans les personnages secondaires qui ont même droit à un développement selon les routes. Je ne préconise pas de réel ordre de route, mais je pense qu’il est plus judicieux de faire celle de Kei juste après celle de Sakyou et faire Saneaki juste après Suzukake.

Scénario

Note : 5 sur 5.

Système

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 5 sur 5.

Sons

Note : 5 sur 5.

Note personnelle

Note : 5 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

plutôt intrigue

Violence:

Modérée

Contenu sexuel:

leger

Voir le barème.

2 réflexions sur “[REVIEW] Ken ga Kimi, un sans faute

    1. Je suis d’accord pour BWS ahah Je suis personnellement pas spécialement intéressée par Ken ga Toki (je sens que ça va être une appli que je vais Dl pour la supprimer 3 jours plus tard quand elle sortira), mais personnellement je ne pense pas que Ken ga Kimi ait besoin d’une suite, le jeu en lui-même étant déjà très satisfaisant (sans oublier le fandisc qui est pour une fois hyper fournis et complet, et Dieu sait que c’est rare pour un fandisc),

      J’aime

Répondre à Dexterraca Annuler la réponse.