J’ai joué à Utakata no Uchronia, au revoir Itehari

J’ai commencé ce jeu avec des attentes en dessous du niveau de la mer parce que même si j’ai bien aimé Piofiore, le sequel ne m’avait pas du tout convaincue. Alors me retrouver avec la même équipe qui EN PLUS est maintenant sous Broccoli (dont j’ai , pour ainsi dire, pas l’habitude d’apprecier les titres); ça ne prévoyait rien de bon pour moi. Mais l’héroïne était trop belle pour passer à côté (les belles femmes causeront ma perte).

D’ailleurs vous avez la nouvelle ? Le jeu va sortir en anglais !

  1. Synopsis
  2. Prise en main
    1. Système
    2. Graphismes et sons
    3. Ordre recommandé
  3. Personnages
  4. Scénario
  5. Conclusion

Synopsis

Bienvenue à Itehari, une « utopie » surplombant dans le ciel.

Dans cette ville flottante maintenue par un mécanisme de rouages, sous la protection de leur divinité « Taijuu » (Grand Arbre), est régi une société de caste stricte entre nobles et roturiers assurant des jours paisibles sans aucune criminalité.

Lorsqu’une fille issue de cette ville fait la rencontre d’un jeune homme amnésique, c’est tout son monde qui va changer…

Prise en main

Système

On est un système de base peu contraignant. On peut passer au choix suivant, avoir accès à une fenêtre de sélection de chapitre. On a même une page indiquant notre progression globale. Les routes se débloquent les unes après les autres et donne chacune accès à une short story permettant de compléter la gallérie.

Graphismes et sons

Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas tellement emballée par l’utilisation du live2D. En point positif, il faut reconnaître que ça rend les transitions entre les sprites et les expressions faciales très fluides ; mais pour le reste… Disons que les mouvements ne font pas très naturels et on a comme l’impression que les personnages crachent leurs poumons à chaque respiration. J’ai aussi l’impression que si on enlève cet aspect dynamique des graphismes… On se retrouve avec un jeu assez pauvre visuellement. Je n’ai pas de critique à faire sur les CGs, elles sont jolies ; mais j’ai trouvé que pour un jeu avec un univers aussi particulier on nous montre finalement pas grand-chose graphiquement. On a des personnages qui utilisent des objets très propres au monde dans lequel ils évoluent, mais rien d’autres que des descriptions écrites la plupart du temps. Les kemonotsuki (des personnes ayant perdu la raison et attaquant leurs prochains) sont très présents dans l’histoire, mais n’ont aucune identité visuelle non plus. Je sais pas, des sprite générique sans yeux auraient fait l’affaire…

Ordre recommandé

Au tout début, seules les routes de Tobari et Awayuki sont jouables. Tobari débloquant Tsuyukusa et Awayuki débloquant Yori. La route de Yashiro ne se débloque qu’en dernier. Pour un ordre précis qui permet de défaire les mystères de l’univers petit à petit, je conseille : Tobari > Awayuki > Tsuyukusa > Yori > Yashiro

Personnages

Hinagiku (prénom modifiable)

Hinagiku est la protagoniste du jeu. C’est une jeune fille de 18 ans issue de la noblesse d’Itehari. Ses parents étant décédés dans un incendie lorsqu’elle était encore enfant, elle assure malgré son jeune âge la fonction de cheffe de sa famille, avec le support de majordome/responsable légal(?) Awayuki. C’est une fille plus ou moins sérieuse, mais encore assez candide, téméraire, voire même inconsciente. Je pense qu’il faut un peu d’adaptation pour se faire à ce personnage, car en ce qui me concerne je ne m’attendais certainement pas à une telle tête brûlée. C’est clairement le type de personnage qui agit avant de réfléchir, mais je dois reconnaître que personnellement ça ne m’a pas déplu. Hinagiku est tellement active qu’elle a tendance à entraîner les autres personnages dans ses recherches de réponses au lieu d’être dans une position passive. Dans l’univers dans lequel elle a grandi, elle se singularise par sa curiosité pour le monde extérieur (un tabou à Itehari) et son humanisme. Humanisme assez touchant, mais au début rempli d’une certaine naïveté. Au début, à l’instar du commun des habitants d’Itehari, Hinagiku est très conditionnée par son environnement de privilégiée et n’a absolument pas conscience des inégalités auxquels font face ceux qui sont plus en bas de l’échelle qu’elle. Évidemment, elle apprend au fil de l’histoire et s’éduque sur ces thématiques.

Tobari (CV: Okamoto Nobuhiko)

Tobari est la première route que j’ai faite et je pense, une des meilleures avec celle de Yori. Peut-être. Tobari est un jeune homme responsable du quartier des loisirs d’Itehari, un quartiers dont les habitants sont assez méprisés par les hautes sphères de la cité. C’est donc la route qui met le plus l’accent sur la situation privilégiée d’Hinagiku et le fait qu’elle avait jusqu’à lors quasiment aucune conscience des injustices que d’autres pouvaient expérimenter. Tobari lui est un dissident, il dirige un groupe ayant pour but de changer le système, recourant parfois à ce qui s’apparente à du terrorisme. Il n’est cependant pas « si extrémiste que ça » dans le font et trouve facilement un terrain d’entente avec Hinagiku. J’ai trouvé la romance assez touchante et sincère bien qu’aucun des rebondissements ne soit réellement surprenant. Hinagiku tombe très naturellement sous le charme de Tobari, tout simplement parce qu’elle le trouve très BG et je sais pas. C’était tellement pur ???! Évidemment la route n’est pas exempte de défauts, on a quelques problèmes d’enchainement sur la fin avec surtout pas mal de drame inutile ; mais dans la moyenne cette route reste une bonne expérience.

Awayuki (CV: Saitou Souma)

Awayuki est le majordome / « responsable légal »(?) d’Hinagiku, toujours aux petits soins pour elle. Et… un peu une déception, je dois dire. Sa route est assez ennuyante avec une romance qui fait 3 pas en arrière pour chaque pas en avant, avec le fameux trope du « non mademoiselle!!! nous ne devons pas!!! » ; surtout que la route semble faire nettement plus briller certains personnages secondaires. Je n’ai aussi pas beaucoup apprécié la façon dont Awayuki répète à longueur de temps à l’héroïne « c’est pas comme ça que je t’ai élevée ! »; et ça même après qu’ils se sont mit en couple… Encore je n’ai rien contre la différence d’âge, mais pour le coup j’ai juste trouvé ça un peu ragoutant et pas drôle. Est-ce qu’on avait vraiment besoin de se souvenir AUSSI SOUVENT qu’Awayuki s’est chargé de l’éducation de l’héroïne après la mort de ses parents, donc quand elle était encore enfant ?? Le personnage ne prend réellement place dans sa propre route que vers la fin, et c’est aussi tout à la fin que la romance se développe un minimum.

Tsuyukusa (CV: Matsuoka Yoshitsugu)

Tsuyukusa est un mécanicien (?) ami d’enfance d’Hinagiku train de camper dans la friendzone depuis bien (trop) longtemps. Il est passioné par son travail et mais parait assez blasé. Mais ça reste quelqu’un de gentil qui finit quand même par accepter d’embaucher Yashiro et de l’héberger. C’est franchement une bonne personne qu’on a envie d’encourager et de voir heureux ; malheureusement, je n’ai pas trouvé sa route aussi trépidante que ça. La romance était super frustrante, car Hinagiku met un temps fou à considérer Tsuyukusa qui semble lui aussi être à deux doigts de se faire voler la vedette par un personnage secondaire (décidément personne n’est épargné dans ce jeu.) N’est il qu’il reste très mimi.

Yori (CV: Eguchi Takuya)

ALORS LUI. MDRRR. Yori est un membre de « Kurozuru » (grue noire), une sorte de police armée au service des institutions. Si son grand fère est « le bon flic », humaniste et altruiste, Yori lui, c’est clairement UN GROS FASCISTE qui traite le bas peuple comme de la vermine. Il abuse très clairement de son autorité et manipule son entourage dont l’héroïne (qu’il oblige plus ou moins à concéder à des fiançailles avec lui). Mais il a quoi d’appréciable du coup ? Humainement parlant, rien du tout, je pense. Par contre, c’est une des routes où on s’ennuie le moins et Yori est peut-être le personnage le plus intéressant. Loin du cliché du grand dictateur maître de tout, on se rend vite compte que Yori est en fait extrêmement immature et c’est un réel plaisir de voir son complexe de supériorité se retourner contre lui. Je suis cependant pas vraiment satisfaite de la tournure de sa route, j’ai l’impression qu’après tout ce qu’il a fait le boug s’en sort avec seulement une petite tape sur les doigts. Je pense que ça n’aurait pas été plus mal qu’il souffre un petit peu plus.

Yashiro (CV: Kobayashi Chiaki)

Dernière route et…. Disons que des choix ont été faits j’imagine. Yashiro est le jeune homme amnésique qui a croisé le chemin de l’héroïne. Il est sympathique et souriant, bref un vrai charmeur qui cache bien des mystères. Sauf que voilà, on apprend déjà certaines choses importantes dès la route d’Awayuki, donc je ne comprends pas pourquoi cette route a décidé de faire monter la sauce AUSSI LONGTEMPS. En mode « ahah surprise en fait- je ne suis pas amnésique et je viens du monde extérieur« … mais on était déjà au courant ?? Je pense que ç’aurait été plus pertinent si la route avait complètement changé de point de vue. Yashiro reste cependant un très bon personnage avec des conflits internes assez intéressants. La romance avec Hinagiku est juste très touchante et c’est entièrement valide qu’il soit la tête d’affiche.

Scénario

Utakata no Uchronia est un jeu présentant une utopie, qui s’avère n’en être une que d’apparence. Itehari est une ville « sans violence », et c’est très bien montré au début : l’héroïne se fait attaquer, mais prend un certain à comprendre qu’effectivement, quelqu’un est en train s’essayer de la tuer. J’ai trouvé l’univers très bien formulé au début mais plus on avance dans le jeu et moins on voit là où il veut en venir et quelles sont les solutions concrètes sur le long terme. La curiosité de l’héroïne pour le monde extérieure n’est quasiment pas exploitée, on dirait que c’était juste histoire de la rendre atypique. Les institutions classistes d’Itehari sont bien remises en questions, mais de manière assez moles. Les antagonistes semblent subir relativement peu de répercussions. On a une True Route qui se débloque à la toute fin, mais malgré l’importance des révélations qu’elle donne elle a aussi un côté très fanservice et bâclé.

Le scénario n’est pas nul, mais ne m’a pas semblé si pertinent que ça. Le plot de base n’est pas super original, et le jeu peine à correctement faire briller tous ses personnages principaux. Ou alors c’est juste que les personnages secondaires avaient trop de charisme ? Oui, mais c’est pas ça qu’on demande dans un Otome…

Conclusion

C’était mieux que ce que je pensais !!… Je pense que je suis juste pas fan du style d’écriture de cette scénariste en fin de compte. C’est quand même un titre tout à fait appréciable pour ce qu’il a à offrir, mais pour moi le niveau n’était pas assez homogène et il y avait beaucoup trop de longueur inutile alors que j’aurais aimé voire d’autres éléments de l’intrigue plus développés. Mais est-ce j’achèterais un fandisc si jamais il en sort un ? BIEN SUR QUE OUI OMG LAISSEZ-NOUS DATE //REDACTED//…..

Scénario

Note : 3 sur 5.

Système

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Sons

Note : 4 sur 5.

Note personnelle

Note : 3 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

Juste milieu

Violence:

Modérée

Contenu sexuel:

Modéré

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