J’ai joué à Matsurika no Kei… :(

Attention j’ai pas trouvé le jeu très bon donc je risque d’être un poil médisante.

Nouveau jeu de Yoshimura Ririka (qui décidément mériterait d’avoir une augmentation ou des vacances enfin jsp. Parce qu’il y a quand même BEAUCOUP de jeux écrit par elle qui sortent au même moment-). Personnellement, j’ai précommandé strictement par curiosité, mais je ne regrette pas vraiment, car ça m’a permis de me dire que finalement, en comparaison, DesperaDrops c’était tout de même un bon jeu. Merci Otomate 👍

  1. Synopsis
  2. Prise en main
    1. Système
    2. Graphisme et sons
    3. Ordre recommandé
  3. Personnages
  4. Scénario
  5. Conclusion

Synopsis

L’histoire se déroule dans un monde où cohabitent humains, sorciers et bêtes sacrés

Le prospère Gekkanokuni (Pays du Clair de Lune) trouver en sa périphérie deux ethnie dinstinctes: le clan des Loups Blancs isolé sur les montagnes enneigées, et le clan Matsurika vivant dans un endroit reculé où poussent les fleurs de jasmin.

« Voici donc ce mystérieux endroit haï du feu, où il est formellement interdit d’arracher les fleurs qui poussent en son sol…? »

Aujourd’hui comme à son habitude, la jeune fille du clan Matsurika chante pour les lucioles. Le « Keigan » (don de perception) dans son œil faisant d’elle celle qui apporte le « feu » maintenant en vie son clan: l’évaluatrice de gemmes.

A partir de sa cérémonie de passage à l’âge adulte, le voile autours de son karma va commencer à se lever.

Certains ont persisté dans la souffrance.
D’autres sont morts pour protéger leur honneur.
Une mission trahissant leur volonté a été léguée.

« Je ne t’oublierai jamais. Et ce même si je dois tomber en poussières. »

Alors que le vent de la bonne et de la mauvaise fortune souffle, les mélodies des temps immémoriaux résonnent. Sous aucun prétexte cette fleur gardée à l’abris des regard ne doit être déracinée. Qui a bien pu l’emmener ? Chacun accomplira la mission dont il a hérité dans ses veines. Voici le récit de ceux que l’Histoire n’a pas retenus…

Prise en main

Système

On est basique, rien de contraignant. Il y a l’option passer au choix suivant etc.

Graphisme et sons

Le principal intérêt du jeu, je pense. Personnellement, j’ai bien aimé le style des illustrations, ça fait toujours plaisir de découvrir de nouveaux artistes. Comme je suis une personne extrêmement aigrie, j’ai toujours quelques détails qui me chiffonne sur certaines CGs mais général, je trouve le jeu quand même assez beau. Par contre, pour un jeu CERO D avec énormément de contenu à caractère sexuel; je trouve vraiment qu’on n’avait pas tellement de fanservice graphiquement parlant, les personnages sont assez rarement dénudés comparés à d’autres titres avec un rating similaire.

Ordre recommandé

Le jeu dispose d’un ordre recommandé. Au début seules les routes de Seirin, Luo et Zevenera sont disponibles. La route secrète se débloque après une route complétée, celle d’Enrai après 3 routes et celle de Fei en tout dernier. L’ordre recommandé que j’ai suivi est le suivant : Seirin > Zevenera > Luo > Secret > Enrai > Fey.

Personnages

Naaya (prénom modifiable)

Naaya est une fille du village de Marsurika possédant le Keigan, pouvoir lui permettant de distinguer les pierres précieuses entre elle et ainsi d’approvisionner son village en feu. Le jeu débute un peu avant son passage à l’âge adulte. C’est une jeune fille complètement conditionnée par les rites de son village qui n’a au début que pour but de continuer à vivre pour lui, de se marier et d’avoir des enfants pour lui etc… Le prologue m’a donné beaucoup d’espoir en l’héroïne et pour cause : c’est une jeune fille a priori assez active, ayant une position importante et respectée. Malheureusement, tout dégringole à l’entrée des routes où finalement, on se rend compte que Naaya ne fait vraiment plus grand-chose. On a des très longues scènes où elle ne fait que regarder les événements se dérouler sous ses yeux, si bien qu’on pourrait presque oublier qu’elle est présente. Évidemment, il y a des routes un peu meilleures que d’autres sur ce point. Mais de manière générale, j’avais l’impression que la scénariste ne savait juste pas trop quoi faire avec son héroïne.

Ko Seirin (CV: Tachibana Shinnosuke)

Seirin est le prince héritier du royaume de Gekka no Kuni. C’est un jeune homme super candide, aux premiers abords extrêmement naïf (encore plus que l’héroïne, c’est pour dire.) Je trouve que le perso a tout ce qui a d’aimable mais….la route…. Si vous n’êtes pas dans le délire de drama chinois de drame de cours, vous risquez vraiment d’avoir du mal à digérer cette route. Je sais même pas par où commencer tellement le scenario semblait complètement tirer par les cheveux bien que prévisible. Déjà Naaya qui passe l’éponge sur son village extrêmement facilement et parait à peine affectée par euh. jsp peut-être le fait d’avoir tous ses potes la rejeter et essayer de la tuer ??; ensuite toute la route qui tourne autours du roi qui veut à tout prix un héritier et qui va demander à Naaya de chanter pendant qu’il ..j’en reparlerai. En revanche, je trouve la relation entre Naaya et Seirin assez crédible dans le sens où ils représentent chacun un refuge l’un pour l’autre.

Zevenera (CV: Hatano Wataru)

Zevenera est le roi de la tribu des Loups Blancs descendant de sa montagne pour réclamer sa fiancée : aka Naaya (il y a un contexte.) Malgré des débuts assez clichés, je dois avouer que je me suis beaucoup attachée au perso. Zevenera est un homme responsable, soucieux de l’avenir de son clan et extrêmement digne de confiance. La route est officiellement recommandée pour « celles qui veulent être protégées par un homme fort » et même si la formule fait grincer des dents, bah… Il faut reconnaitre qu’on se sent VRAIMENT en sécurité avec lui et que malgré les rudes conditions climatiques, la tribu des Loups Blancs est probablement l’endroit où Naala est le mieux traité de tout le jeu. Malgré certains passages et l’apparition d’un antagoniste un peu forcée, j’ai trouvé cette route assez intéressante sur le plan relationnel et l’évolution du personnage de Zevenera. Comme dans beaucoup d’autres routes, le fait d’avoir des enfants semble être une thématique super importante, d’autant plus que la tribu est littéralement au bord de l’extinction. Mais l’histoire prend une tournure assez inattendue et le message de fond se trouve être étonnement bienveillant et progressiste. On découvre qu’en réalité Zevenera est incapable de produire une descendance, ce qui est bouleversant pour lui. Mais s’en suit toute une réflexion sur l’envie d’intimité sans but de procréation, juste parce que l’héroïne et lui s’aiment et sont attirés l’un par l’autre. Le sexe qui était au départ présenté seulement comme un « moyen » cesse d’en être un et très vite toute la dimension affective prend le dessus et ce bien avant cette révélation.

Ruwo (CV: Yamashita Seichirou)

Ruwo est un marchant vendant « le feu » au village de Naaya. C’est un personnage un peu « grand-frère » qui se propose d’aider Naaya lorsqu’elle est au plus mal tout en tendant de conserver une distance (parce que loup solitaire blabla, « je ne peux pas m’attacher » ON LES CONNAIT.). J’ai trouvé sa route assez rafraichissante dans le contexte, car c’est contrairement aux précédentes routes, on a ici un vrai slow burn avec très peu de rapprochements physiques entre les personnages. J’ai même trouvé l’intrigue et l’antagoniste assez intéressant, mais voilà, il y a toujours un « mais » dans ce jeu : l’écriture de Ruwo et le drame forcé. Dans la route, Ruwo va mettre sans le vouloir l’héroïne en danger à cause d’un malentendu… sauf que c’était!! tellement grillé!! Je n’arrivai plus à le prendre au sérieux tant il a agi de manière stupide et irréfléchie. La route propose aussi une bad end au contenu triggering qui pour ma part m’a juste laissée dubitative tellement elle ne faisait pas de sens (Ruwo qui regarde l’héroïne se faire violer sans bouger le petit doigt ni même essayer de la sauver quand elle se fait exploiter?? et il s’enfuit après en la laissant??)

(Spoiler: Secret Route)

Karuma (CV: Nagatsuka Takuma)

Bon le secret, il n’est absolument pas bien gardé. Il suffit d’obtenir une fin pour débloquer la route de « Bicorn » (Karuma). C’est une route que j’ai beaucoup apprécié pas parce qu’elle était exceptionnellement bien écrite mais surtout….PARCE QU’IL EST TROP ADORABLE !!!!!! Bicorn est un petit être pur et innocent qui sauvent Naaya et tente de la maintenir en sécurité, c’est vraiment un petit bout pas capable d’aligner 3 mots correctement, mais qui fait preuve de beaucoup d’attention. J’ai quelques problèmes avec sa route tout de même : donner un effet aphrodisiaque à la pleine lune pour forcer des rapprochements à caractère sexuel, j’ai trouvé ça s’assez mauvais gout (ça tue un peu le naturel). Le personnage n’a malheureusement pas de vrai happy end, ce que j’ai trouvé un peu radin pour le coup…

Ku Enrai (CV: Horie Shun)

Instituteur de Seirin, Enrai se présente tout de suite comme étant un personnage beaucoup plus froid et dur que son ami. Sa route ne se débloque qu’après en avoir joué 3 autres et c’est tout à fait compréhensible vu qu’elle touche une grande partie de l’intrigue centrale concernant le Keigan de l’héroïne. Sincèrement, je ne déteste pas le personnage d’Enrai malgré ses quelques dérapages suspects ; je comprends parfaitement sa popularité. Mais sa route… J’avoue l’avoir trouvé assez ennuyante, surtout au début, car il s’agit juste d’assister à la misère de Naaya en boucle et en boucle. J’ai trouvé l’évolution de la relation entre Naaya et Enrai tout à fait passable, mais avec comme un problème d’enchaînement. On a des fins plus ou moins satisfaisantes, mais je dois dire qu’une des bad end semble très insensée (bien que j’adhère au concept).

Fey (CV: Okamoto Nobuhiko)

Dernière route déblocable et probablement la plus belle arnaque que j’aurais à faire cette année. Avant de déverser toute ma médisance en spoiler, laissez-moi vous présenter Fey. Il s’agit de l’ami d’enfance de Naaya qui est, obviously amoureux d’elle, mais qui jusqu’à lors n’a jamais vraiment osé la courtiser pour… des raisons qui sont les siennes. Malgré la volonté de le présenter comme un jeune homme loyal et protecteur, il est quand même assez inexistant dans les autres routes et protège l’héroïne avec l’efficacité d’un bout de carton. Bon ok je suis pas fan du perso. Et c’est sans doute pour ça que je n’ai pas tellement regretté le fait que il se fasse littéralement remplacé dans sa PROPRE ROUTE par un vieux type dont il serait la réincarnation (Fuen). Tout ça parce que le boug a concocté un plan sur plusieurs centaines (milliers??) d’année pour retrouver sa donzelle réincarnée en Naaya. Du coup tout le reste de la route ; c’est juste Naaya qui voit se boug et que se dit qu’il a rien à voir avec Fey, Fuen qui tombe amoureux de Naaya pour qui elle est à l’instant-T alors que Naaya aime toujours « Fey »…??? Bref c’est très vague. On voit à peu près où l’histoire veut nous amener si on a l’habitude de ce genre d’histoire ; mais ça reste très mal raconté.

Scénario

Pour être honnête, j’avais envie de considérer ce titre comme n’importe quel jeu Otomate, on va dire « basique »; c’est-à-dire pas terrible, « mais ça passe » ; cependant la route de Fei a rendu le tout difficilement défendable. Je pense quand même qu’il y a un intérêt si vous êtes à fond dans la mythologie chinoise parce que l’univers reste malgré tout intéressant. On sent aussi une très forte inspiration littérature/drama chinois, ce qui donne des tropes absolument pas originaux en soi, mais assez nouveaux dans un Otome Game japonais. Sans doute un peu trop d’ailleurs, car quand on n’est pas habitué(e), certaines scènes/routes peuvent vite dégouter et nous sortir complètement du délire (oui, je parle du roi qui pratique le coït avec ses femmes devant Naaya pendant qu’elle chante pour augmenter ses chances d’avoir un héritier dans la route de Seirin, qui en soit fait très court drama chinois).

L’histoire se déroule dans un univers assez traditionaliste et présente plusieurs cultures qui se rencontrent (plus ou moins), avec chacune une conception différente de ce que doit être un couple etc. Personnellement, j’ai trouvé le rapport qu’entretenait chaque pan avec la sexualité assez intéressant. Le village Matsurika est essentiellement monogame, accorde une importance considérable au fait de ne pas laisser le sang se mélanger avec l’extérieur. La tribu des Loups pratique la polyandrie/polygamie afin de produire un max d’enfants vu qu’ils sont au bord de l’extinction (sauf le roi qui est monogame, comme ça nous arrange). Et le palais lui se focus sur la création d’un héritier, mais considère aussi le sexe comme un moyen de se détendre.

Quasiment partout où elle ira, Naaya a intégré le fait que son rôle était de produire des enfants, ce qui est d’un côté assez compréhensible ; mais d’un autre… ça finit par être lourd… très lourd… VRAIMENT très lourd… C’est une thématique que je ne déteste pas en soi et je l’ai même trouvé pertinente dans certains cas (la route de Zevenera), mais y a un moment trop c’est trop ; on n’a pas besoin d’entendre parler de grossesse toutes les 5 minutes et même dans les routes dans lesquelles on pense y échapper (Luo), finalement, on y revient…!!

Je sais que pour la présence de tous ces thèmes assez traditionnels, le jeu s’est fait suspecter d’apporter un message misogyne aux joueuses. Personnellement, je ne suis pas vraiment de cet avis et je vais vous expliquer pourquoi : pour avoir un message miso, encore faudrait-il qu’il apporte un message tout court ! Et ça, je ne parierai pas dessus. Pour moi, il s’agit juste de mauvaise écriture.

Conclusion

En vrai le jeu n’était vraiment pas ouf, mais REDACTED et Zevenera mérite vraiment tout le bonheur. En fait je trouve ce jeu nul, mais pas AUSSI NUL que ce que j’entends ailleurs. Disons qu’il y a toujours un pire. Si vous cherchez un bon jeu et que vous détestez ressentir la pression sociale à faire des enfants dans un Otome, franchement passer votre chemin. Mais si vous n’avez pas vraiment d’attentes et êtes intéressé(e) par la mythologie chinoise, les drama court etc, ça peut rester une expérience tentante. J’ai failli pas parler du fait que 90% des pnjs sont juste extrêmement vilains et incapable de moindre réflexion, souvent ça frôle le ridicule et je maintiens que s’il fallait compter sur quelqu’un ce serait sur la tribue des Loups tellement c’est la seule communauté bienveillante.

Scénario

Note : 2 sur 5.

Système

Note : 4 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Sons

Note : 3 sur 5.

Note personnelle

Note : 2 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

Juste milieu

Violence:

ASSEZ VIOLENT

Contenu sexuel:

Modéré

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