Et c’est au tour d’Hana Awase New Moon Volume Karakurenai / Utsutsu

On continue dans la lancée de cette aventure un peu tordue avec le troisème volet (mon préféré je l’avoue): Volume Karakurenai et Utsutsu. Si vous n’avez jamais entendu parler de la saga Hana Awase (un peu dur quand on me suit) je vous conseille de d’abord jetter un oeil à l’article sur la saga et celui que j’ai écrit sur le premier volume (Mizuchi). Le Volume Karakurenai et Utsutsu se trouvant en troisième position , cet article comportent des spoilers des volumes précédents. J’avais dans l’idée de faire quelque chose de spoiler free concernant le volume traité d’ailleurs, mais je me suis rendue compte en écrivant que même si j’essayais de rester vague je n’arrivais à mettre en mots mes pensées et analyses de manière à ne vraiment rien spoiler. Si n’avez pas joué au jeu et ne voulez absolument pas risquer le moindre spoiler, vous pouvez aller directement à la conclusion.

(Longue) Introduction (trop longue)

Cet opus de la saga se démarque tout d’abord en un point. En effet les deux premiers volumes nous avaient habitués à un pattern assez particulier: l’histoire et la romance se focalisaient sur un personnage en particulier et les autres routes annexes servaient à introduire le reste des love interests, mais toujours en servant le développement du personnage au premier plan. Ici c’est déjà un peu plus compliqué car nous n’avons pas qu’une seule tête d’affiche mais bien deux: Karakurenai, qu’on a déjà vu et cotoyé lors des jeux précendents et Utsutsu, qui n’était jusqu’à lors que mentionné. Deux figures opposées simbolisant respectivement la vie (hare) et la mort (ke). Cet opus se veut un peu plus long que les autres et se montre beaucoup moins focalisé sur la romance. On touche cette fois beaucoup plus en profondeur la trame de fond qui jusqu’à lors était un peu en arrière plan. 

Le début du jeu commence de manière similaire..ou inverse, car contrairement au début du volume Mizuchi où Mikoto se reveille dans un lit d’hopital aux cotés d’Iroha, c’est ici ce dernier qui est hospitalisé des suites d’un accident et Mikoto qui serait rester à son chevet. Quant à la carte de l’Oni… Bah y en a pas. Elle aurait « malencontreusement disparue ». Plus on avance dans les volumes, moins le rituel de la carte ne se déroule comme prévu. 

L’histoire débute avec pas mal de changements par rapport aux plots précédents: Utsutsu apparait dans les rêves de l’héroine et prend la place de « la moitié de lune » qui veillait alors sur elle dans les précedents volumes. La carte de l’oni étant impossible à localiser, Mikoto n’est pas menée à Kaen par la voie habituelle et a déjà pu commencer à étudier au lycée Kaibyaku avec ses amis. Mais ça, c’est jusqu’à ce que Karakurenai trouve un moyen d’être nommé directeur des deux établissement et prend l’initative de créer un échange d’élèves, qui sert surtout de pretexte à ammener la jeune fille à ses côtés.

On fait face à de nouvelles menaces qui cette fois semble toucher Mikoto indépendamment de si elle rejoint Kaen ou s’éveille en tant que Senki. C’est aussi dans cet opus qu’on commence à mentionner les familles de manières plus explicites, nottament les parents de Mikoto qui semblent être liés aux actuels attaques que subit la jeune fille. L’énnemi dans cet opus prend une nouvelles formes et a d’autre méthodes. Alors que dans les précedents jeux les personnages se contentaient de purifier les « decayed »(utsuroi) qui étaient des menaces invisibles sans trop de repercussions sur les gens en dehors des sphères du kasen, ici la menace c’est la « plague » (peste), une transmission d’impureté qui toucherait même les personnes qui n’ont rien à voir avec le kasen.

Le contexte et les rapports entre les personnages changent pas mal de cette « lune », tout en concervant une certaines cohérences: Mikoto n’étant pas complètement forcée de changer d’établissement dans l’immediat se montre beaucoup plus relaxée et dynamique; Himeutsugi n’est plus un Bright mais un étudiant de Kaibyaku; Matsurika est vivante et se tient aux coté de Kagami en tant que sa minamo, Kagami qui elle est à la tête de la classe Moonlight. Ono n’est plus professeur mais détective et l’antagoniste ne semble pas être lié à Gotou. Dit comme ça on dirait que le jeu prend une direction complètement nouvelle et pourtant… pas mal de choses ont en fait déjà été teasée et implicitement placées sous notre nez durant les précédents opus. Mais j’avoue que ça, ça m’a plus sauté aux yeux parce que c’est la deuxième fois que je rejoue à la saga entière sans prendre de pauses entre les opus.

Elle ressemble toujours à une gosse mais elle était trop valide à cet instant. En effet plus on progresse, et plus les « règles » regissant l’univers d’Hana Awase semblent être poreuses et laisser place à d’autres modèles.

Pour cet opus seulement il est conseillé de respecter un ordre qui ne place pas la tête d’affiche en premier, l’ordre conseiller est le suivant: Himeutsugi > Mizuchi > Karakurenai > Utsutsu > Iroha. L’ordre est plutôt intuitif car l’entrée de chaque route se font à la suite dans cet ordre, que celle d’Utsutsu ne se débloque qu’après avoir fait celle de Karakurenai. Iroha lui, se débloque en dernier.

La « lune » d’Utsutsu n’étant accessible qu’après celle de Karakurenai, on va d’abord traiter cette dernière.

La lune indésirée de Karakurenai (CV: Hino Satoshi)

Je pense pas que ce soit un secret mais il m’a fallut une certaine ouverture d’esprit (si on peut appeler ça comme ça..) pour apprécier un minimum le personnage de Karakurenai. Il faut avouer qu’il donne de très mauvaises premières (et deuxième…et troisièmes…) impressions: il est vulgaire, machiste, la plupart de ses répliques transpirent la misogynie et c’est très clairement un harceleur. Cependant on a une chose qu’on ne peut pas lui retirer: c’est que c’est le seul love interest qui est à peu près sain mentalement et qui ne perd jamais la raison au fil des épisodes. (enfin presque jamais) On remarque aussi ici qu’il est pas juste fort en kasen pour se la péter mais qu’il tient vraiment à protéger et sauver le plus de monde possible. Il a une forme d’altruisme qu’on retrouve rarement chez les autres personnages et qui le rapproche un peu de l’héroïne qui elle aussi n’hésite pas à courir dans le danger pour sauver autrui. C’est pour ces quelques raisons que j’ai tout de même réussi à apprécier sa route et le personnage dans ses quelques moments de bravoures mais il y a quand même un point qui me dérange pas mal: le manque de développement de l’alchimie entre l’héroïne et Karakurenai qui n’ont tout simplement pas le temps de développer une vraie relation privilégiée dans la route commune. Même si Karakurenai n’est pas aussi virulant que dans les autres volumes, ça reste un rustre et il faudra attendre un bon moment avec que Mikoto parviennent à voir ses qualités, mais même à la fin de la route commune, elle ressent plus pour lui du respect et de la culpabilité que de l’amour. On a deux ou trois scènes au début que j’ai trouvé assez attendrissantes mais rien qui ne me semblaient suffisant. Et baser la romance à partir de ça me semble un peu forcé, surtout quand on compare aux volumes précédents qui avaient de très bon développements en terme des relations. D’autant plus que le personnage se fait presque limite volée la vedette par un personnage secondaire qui lui sert de rival: Ime (CV: Sugiyama Noriaki). C’est d’ailleurs sa précence qui fait que Karakurenai ne passe pas son temps à aggresser sexuellement Mikoto vu qu’il est occupé à le bully et à lui casser la gueule. (CE QUI NE LE REND PAS PLUS AIMABLE LAISSE MON FILS TRANQUILLE-)

BEBOU

Ime c’est vraiment ce green flag tout mimi qui sert de comparaison face aux manières vulgaires de Karakurenai. C’est un jeune homme qui a toujours admiré Mikoto de loin et qui se motive à monter les échelons du ranking pour l’impressionner (le fameux « love me » des autres jeux). Le personnage est adorable mais vole pas mal de spotlight, ce qui était une bénédiction pour moi mais risque de ne pas l’être si vous êtes fan de Karakurenai. Malgré la bonne volonté d’Ime, il s’avère que dans les moments cruciaux, c’est Karakurenai qui apporte le soutien le plus efficace à Mikoto car il accepte de se battre avec elle alors qu’Ime veut fuir pour assurer la survie de la jeune fille.

Malgré ses (très nombreux) défauts, Karakurenai est quelqu’un dont la présence encourage l’héroïne à devenir plus forte. C’est un partenaire capable de se battre à ses côtés dans un objectif commun.

Je pense que cette route fait un petit peu le même effet que celle d’Himeutsugi: très anticlimatique. Alors que les autres opus nous ont habitués à une vision du personnage très téméraire et prêt à tout pour faire de Mikoto sienne; on retrouve ici un Karakurenai beaucoup plus en retrait même dans sa propre route. J’imagine que ça peut ne pas être du goût de tout le monde mais à mon humble avis je pense que c’est justement ce gain de modestie qui permet à la relation de Karakurenai x Mikoto de fonctionner ici. Karakurenai qui poursuit Mikoto de manière unilatérale c’est quelque chose de réservé aux opus où il n’a pas été choisi par le destin. Ici l’effort est mutuel, ça n’aurait pas eu de sens de conserver au détail près les mêmes dynamiques des autres opus alors que ces derniers témoignaient d’histoire ou Karakurenai et Mikoto ne pouvaient pas être ensemble. C’est seulement parce que Karakurenai lui a donné du repis que Mikoto a pu choisir d’elle-même de devenir sa partenaire.

Himeutsugi (CV: Tachibana Shinnosuke)

Himeutsugi est un des personnages dont le setting a le plus changé par rapports aux précédents jeux: il n’est plus Bright à Kaen mais un étudiant en deuxième année à Kaibyaku, le lycée de l’héroïne, avec qui il entretient des relations cordiales. Himeutsugi est percu comme un prince au lycée, ce qui est un vrai glow up pour lui j’imagine quand on sait d’où il vient. C’est évidemment très obvious qu’il est amoureux de Mikoto et va accepter de lui prêter main forte sous condition qu’elle joue le rôle de sa petite amie, en espérant qu’elle comprenne ses sentiments (spoiler: non.) Cette route est très interessante et sur des tons assez doux amer. Himeutsugi se montre libéré des entraves qui l’emprisonnait dans les volumes précédents et se montre presque héroïque vu de l’extérieur. Ses motivations elles sont cependant toujours intéressées. Cette lune est une réalité où Himeutsugi est libre de toute culpabilité vis à vis de Matsurika et Kagami, ce qui lui a permi de fuir l’univers du kasen suite à un concours de circonstances. Les symboliques utilisées dans Volume Himeutsugi révêtent ici une nouvelle signification: Hime n’est plus un jeune homme emprisonné dans un rôle de « princesse » et se libère de ses entraves. La comparaison « Prince »/« Princesse » ici desormais exclusive à Kagami et Matsurika. Mais là où Hime representait la princesse sage et dépourvue de volonté propre, Matsurika est une parfaite Marie-Antoinette. C’est vrai qu’elle a tout d’une méchante gamine casse pied, son design est toujours extrèmement enfantin comme pour souligner le fait qu’elle n’a jamais vraiment gagné en maturité. Je n’ai pas pu m’empécher de remarqué que malgré son obssession pour ce dernier, elle s’acharne à appeler Himeutsugi « Utsugi » (« arbre creux »), témoignant ainsi qu’elle se fiche pas mal de son âme. J’ai mentionner Marie-Antoinette et ce n’est pas un hasard: on retrouve la comparaison avec le système monarchique Français de la période de la révolution de manière encore plus poussée que dans le précèdent volume.

Tant que je suis sur cette petite peste (le terme est bon) j’aimerais rajouter quelques précisions: au début du jeu dans la version japonaise Matsurika parle de Kagami au masculin de manière explicite. La localisation a choisi d’attribuer un pronom neutre they pour Kagami pour laisser le flou; mais je pense que le fait que Matsurika parle de Kagami au masculin a une grande importance. J’aurais préféré que Kagami change de pronom selon la situation/qui parle. Car même si certains savent que c’est une fille, Mikoto est censée croire que c’est un homme jusqu’à ce qu’on lui annonce plus tardivement. Et Matsurika fait exprès de la faire passer pour un homme quand elles sont cotes à cotes en publique; c’est selon moi une forme de maltraitance que subit Kagami (car comme stipulé dans volume Himeutsugi, elle déteste les hommes et souffre énormément de devoir jouer ce rôle. C’est une véritable honte pour elle.). D’autant plus que l’univers est régi par des règles très binaires, même s’il arrive qu’on s’en joue parfois.

Mais revenons à Himeutsugi.

Cette route a pour moi réussis à condenser tout le personnage d’Himeutsugi dans un nouveau contexte. La route propose deux conclusions, j’ai trouvé les deux interessantes: on a une plutôt amer et une autre extrêmement dérangeante.

Mizuchi (CV: Fukuyama Jun)

Mizuchi est toujours le Bright de la classe Crane mais suite au rachat des deux écoles par Karakurenai, il est plus ou moins forcé de participer au programme d’échange avec le lycée Kaibyaku. Chose assez adorable: il se lie très vite d’amitié avec Himeutsugi Q.Q. Bien que ce soit évident qu’il ait été viré de Kaen pour qu’il ne gêne pas Karakurenai, Mizuchi est aussi présent à Kaibyaku afin de veiller sur Mikoto le temps qu’elle est encore ici. C’est aussi lui qui l’aide à progresser en Kasen avec l’aide d’Himeutsugi qui ont pas mal d’interactions assez marrantes pendant la route commune. Malgré le côté très attendrissant du personnage, sa route va vite prendre une tournure plus sombre et montrer le jeune hommes sous ses pires aspects. J’aime beaucoup cette route car elle met en avant la dualité entre Mizuchi et Karakurenai. C’est un peu mon duo d’opposition préféré, les deux se détestent et semblent complètement opposé mais quand on creuse on se rend compte que si Mizuchi méprise autant Karakurenai, c’est bien parce qu’il voit en lui ses propres travers. Des travers que lui essaye tant bien que mal d’effacer et de corriger tandis que Karakurenai réussi à demeurer fidèle à lui-même sans perdre le respect des membres de sa classe. Mizuchi est rempli d’un complexe d’infériorité et va tout faire pour montrer à Mikoto qu’il vaut mieux que Karakurenai, que lui ne la traiterait pas avec irrespect et qu’il n’est pas vulgaire comme lui. Mais c’est cet acharnement à vouloir faire comprendre les pires facettes de son rival qui vont mener Mizuchi à sombrer lui-même. Hana Awase est vraiment une saga gorgée d’ironie. Heuresement pour lui, Mizuchi peut trouver sa salvation dans la bienveillance de l’héroïne… Ou pas?

Maintenant que c’est parlé de cette moitié je vais pouvoir attaquer le moment que vous attendiez tous:

C’est l’heure de *roulement de tambour*

Mon obsession:

La lune d’Utsutsu (CV: Sugiyama Noriaki), reliant le début et la fin

Utsutsu était resté un mystère jusque là. Dans les autres lunes il aurait « disparu » après avoir été nomé comme Bright. Dans Volume Himeutsugi, tout ce que Momotose dit de lui c’est qu’il est « problématique » et qu’il vaudrait mieux « ne pas trop parler de lui ». Mais moi j’en ai des choses à dire !!

Pour la présentation de base, Utsutsu est le Bright de la classe Phoenix, une classe particulière qui ne comprend aucune minamo et pour cause: le Bright est forcément un fils de la branche Ushi, un « inorigo » (littéralement « enfant prieur »). L’inorigo est un shaman ayant abandonné la « vie »(hare) pour habriter la « mort » (ke) et l’utiliser de la même manière que l’eau des Minamo. En d’autres termes, Utsutsu joue le rôle de minamo pour tous les channelers de sa classe (qui sont des gars ultra déter à viser les sommets). Lorsque ce dernier est disparu, les élèves de la classe Pheonix sont répartis dans les autres classes.

Le jeu commence dans un univers où Utsutsu ne peut intéragir avec Mikoto que lorsque le monde des morts et celui des vivants, la monde des rêves (prononcé « Ime ») et celui éveillé (prononcé « Utsutsu »….vous avez la ref.) se rencontrent: dans les rêves de la jeune fille ou lorsque la nuit tombe. Utsutsu se présente alors comme un jeune homme mystérieux ne dévoilant pas son visage, il connait Mikoto qu’il appelle « Miko » et semble n’avoir d’intérêt que pour elle en dépis de tout le reste de l’humanité. En parlant du surnom de « Miko », il reste si vous changez le prénom par défaut de l’héroïne mais je pense que le fait qu’il y ait une confusion et un double-sens possible avec le prénom « Mikoto » fait parti de son charme. Car « Miko » ne désigne pas n’importe quelle prêtresse mais exclusivement Mikoto.

Utsutsu donne une première impression assez terrifiante quand on le rencontre, c’est limite un antagoniste dans la route de Karakurenai à qui il voue une haine sans fin (valide). La seule chose sur laquelle on peut se reposer: c’est son dévouement sans limite pour l’héroïne. Pour une raison que l’héroïne elle-même peine à comprendre elle ne ressent pas d’effroie à son égare.

La route d’Utsutsu se débloque après celle de Karakurenai et propulse Mikoto dans sa lune alors que cette dernière est consciente de venir d’un autre monde et ne semble pas partager les mêmes souvenirs de celui qui est maintenant son partenaire. C’est alors qu’on voit Utsutsu sous un autre jour:

Il est juste. Trop. MIGNON. !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

En tant qu’Inorigo, Utsutsu est un être un peu particulier, il ne ressent pas les choses de la même façon, d’ailleurs il n’est pas censé ressentir; mais se fait très volontier serviteur de « sa Miko ». Il n’est pas sans défauts car sa nature qui le rend aussi adorable est genuine est aussi ce qui fait de lui quelqu’un d’assez immature incapapable de contrôler ses émotions, nottament ses émotions négatives. Sachant que la haine qu’il ressent peut appeler le ke (donc la mort). Il n’est pas sain, mais c’est le type de yandere qui tuerait tout le monde mais qui ne toucherait pas à un cheveux de l’héroïne. (MON TYPE <3)

Mikoto se prend graduellement d’affection pour Utsutsu. Touchée par l’attention qu’il lui porte, elle s’ouvre petit à petit à lui et tient à le soutenir. D’autant plus que si Hana Awase nous avaient habitué jusqu’à lors à cotoyer des love interest « populaires », Utsutsu est quant à lui craint de tous. Même si les gars de sa classe sont grave fans de lui, toutes les autres classes ont peur et parle mal de son dos. Même les autres Bright n’hésitent pas à se servir de lui et ne voit en lui qu’un inorigo sans émotion, un traitement injuste que l’héroïne ne se privera pas de critiquer.

Utsutsu est un personnage plein de poésie et de double sens: sa nature d’Inorigo fait qu’il n’a pas besoin de dormir, de manger, son corps n’est pas chaud et il n’a pas besoin d’eau pour pratiquer le kasen. Mais Mikoto va malgré tout affirmer qu’il est chaud et lui donner de l’eau, pas parce qu’il en aurait besoin; mais parce qu’elle veut lui en donner. Il ne supporterait pas la lumière, ce serait la raison pour laquelle il porte un capuchon, mais c’est aussi pour ne pas être vu par les autres. Certaines scènes bonus supposeraient aussi qu’il //peut// dormir mais seulement qu’il ne s’y autorise pas.

La romance dans cette route est juste magnifique et j’ai vraiment adoré la manière dont Utsutsu et Mikoto répétaient parfois sans faire exprès les actions de l’autre. Ils ont vraiment tous les deux poussé le « je t’aimerai peu importe l’univers », et même si c’est un trope qu’on voit chez les autres personnages, ici c’est moins unilatéral car Mikoto a rencontré « plusieurs » Utsutsu.

Concrètement la route d’Utsutsu ressemble un peu à celles des jeux précédents, on est de nouveau vraiment plongé dans l’univers de Kaen avec des scènes de vie scolaires etc, choses qu’on a pas beaucoup dans les routes des autres personnages de ce jeu. Bref, c’était peak romance et Utsutsu est un personnage qui a tellement brillé que j’arrive plus à voir les autres LIs (PARDON). Je finirais cette parti déjà trop longue (alors que j’aurais pu écrire plus) par une citation du scénariste:

 « Dans Volume Karakurenai / Utsutsu, Utsutsu existe sous plusieurs formes. Mais lui-même se fiche pas mal de qui il est. Tout ce qui compte c’est que Mikoto soit heureuse, c’est ce qu’il n’a jamais arrêté de prier. Je pense que lui et Mikoto sont heureux maintenant qu’il en ont conscience. »

JE LES AIME TELLEMENT.

Pour moi cette route n’a qu’un seul défaut c’est le fait que finalement.. Utsutsu a assez peu de CGs à lui (surtout qu’il partage sa galerie avec Ime…) et comme c’est sa seule et unique route de toute la saga… Je suis en manque… de CGs d’Utsutsu…

Et pour finir….. Iroha (CV: Terashima Takuma)

Le coup de poignard dans le coeur pour finir le jeu…!! Cette route d’Iroha est, comme toutes les routes d’Iroha, principalement focalisée sur le plot. C’est ici qu’on a le plus de réponses à nos interrogations, qui est derrière Sword ? Pourquoi toutes ses boucles dans le temps ? Evidemment il reste des zones d’ombres, notamment vis à vis de Gotou et de l’Empereur mais la vérité derrière l’enfance de Mikoto et ses racines sont révélées et surtout la place d’Iroha dans l’histoire prend tout son sens (même si certaines choses aurait pu être dit de manières plus explicites). Au fur et à mesure des volumes, Iroha qui était déjà froid et distant se montre de plus en plus impassible. Momotose le compare même à une machine ayant perdu son humanité. Ses agissements dans la route de Karakurenai suggère qu’il aurait perdu la raison. Cette route se déroule de son point de vue, Iroha est confronté à son passé et à ses propres émotions refoulées, à son amour à sens unique pour Mikoto. La route reprend plus en longueur la notion de « péché » (alors, le terme « toga » en japonais pourrais aussi se traduire par « blame » perso je préfère ce mot mais la localisation anglaise a choisi de dire « sin » donc je vais rester sur l’utilisation du terme « péché » OUI JE SAIS C’EST UN DETAIL DE RIEN DU TOUT- et concraitement je comprends le choix de la traduction), Iroha est en fait comme un enfant. Si aimer est un péché alors l’incapacité d’Iroha à ressentir des choses fait de lui un être dénué de tout péché, en d’autres termes ça le rapproche de la notion de « divinité ». Mais est-ce vraiment possible pour quelqu’un de ne rien ressentir ? Toutes les routes d’Iroha des autres volumes s’arrêtent de la même façon: il ressent son amour pour Mikoto et choisi la mort. Le final ici donne plus d’espoir pour le personnage et un avenir possible avec Mikoto mais on verra tout ça quand on parlera de Volume Iroha !!

Remarques

  • Utsutsu chante des comptines modifiés par ses soins. Dans sa version de « kagome kagome » il a remplacé la ligne « quand vas-tu sortir ? » par « Quand allons-nous nous rencontrés ? » et « Au moment de l’aube » par « Le gardien du l’aube »
  • La cérémonie du « Board blood » (sang de sanglier ) présenté dans la route de Karakurenai est un jeu de mot. « Sang de sanglier » se prononce « i no chi » (亥の血), qui est aussi la pronciation du kanji de « Vie » 命. Ce kanji se prononce aussi « Mikoto » (le prénom de l’héroïne).
  • L’épée Murakumo no Tsurugi est une épée légendaire aussi appelé « Kusanagi ». (Page wikipédia)
  • Les familles de la cité impériales viennent du système sexagésimal chinois (Page wikipédia)

Conclusion

UTSUTSUUUUUU QUEL HOMME TU ES!!!!!! C’était mon jeu préféré de toute la saga et le plus long. Mais bon y a quelques points qui auraient pu être mieux et il faut avouer que la romance n’a pas autant de développement que dans les autres jeux (sauf la route d’Utsutsu qui de toute façon est parfaite; j’ai décidé.) J’aurais aimé pouvoir plus m’attacher à Karakurenai. Malheureusement pour lui j’ai lu sa route tout en étant à fond derrière Ime (VAS-Y MON FILS!!!!!). Ce titre a beaucoup moins de fanservice que les autres et je comprends que certaines personnes aient lâché, mais pour moi c’es une fois ce volume achevé qu’on a conscience du vrai potentiel de la license (et COMMENT peut-on vivre sans Utsutsu???COMMENT???). Ce jeu est assez satisfaisant, beaucoup de bad end sont moins tragiques que dans les précédents opus et ont plus l’air de « merry bad end ». C’est un titre beaucoup plus amer que choquant même si on a toujours quelques passages assez tordus.

Cet article s’est avéré être plus long de que prévu mais pour être honnête…..Il y aurait encore des choses à dire…

Scénario

Note : 4 sur 5.

Système

Note : 2 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Sons

Note : 3 sur 5.

Note personnelle

Note : 5 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

PLUTOT INTRIGUE

Violence:

ASSEZ VIOLENT

Contenu sexuel:

Modéré

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