Après avoir été relativement peu emballée par le jeu Piofiore, je me suis quand même laissé tenter par sa suite; ayant eu écho de bons nombres de retours positifs (et faut dire qu’une petite promo’ dans la boutique aksys Europe a aidé…). C’était aussi pour moi l’occasion de rejouer à un titre localisé depuis un moment.
Attention spoilers: pour cette review je pars du principe que vous avez déjà joué à Piofiore: Fated Memories.
Synopsis
BURLONE
L’histoire se déroule dans la ville de Burlone (Italie). Cette ville était sous le contrôle de 3 organisations mafieuses distinctes. Lors de l’automne 1925, l’héroïne Liliana qui s’était retrouvée mêlée à plusieurs faits divers, parvient à retrouver un mode de vie paisible. Mais 1926: de nouveaux événements vont venir bouleverser sa vie et celle de son partenaire…
ALTERNATIVA
L’incident de 1925 s’est achevé sans que l’on puisse confirmer la mort de son orchestreur. L’année qui suit, on pourrait penser la ville paisible, mais… Entre la pression du gouvernement et de l’Église, et l’apparition d’une nouvelle menace ; les mafias de Burlone vont de nouveau faire le choix de collaborer. L’héroïne, qui reste une clé importante pour la ville va, elle aussi, devoir prendre part aux événements…
HENRI
Alors qu’ils s’étaient enfuis en France après les événements de 1926, une tragédie va les contraindre à retourner à Burlone. Cette histoire raconte comment ces deux personnes qui tiennent l’une à l’autre vont devenir un couple à part entière.
Prise en main
Contenus
Le jeu se présente en 3 grandes parties : BURLONE; où chacun des 5 prétendants principaux va avoir une suite à sa Best End du premier jeu ; ALTERNATIVA, un mode de jeu se déroulant à la suite de la Finale. Vous devez d’abord remplir un calendrier de l’avent en lisant des courtes histoires épisodiques, mettant souvent l’accent sur les personnages secondaires (sauf Elena qui n’a pas eu sa CG; je retiens!!!). Une fois ces scènes lues, vous débloquez l’histoire principale, qui selon vos choix aboutis à une fin spécifique à un perso (+ la F End, qui fait office de Final). Finir l’Alternativa une fois vous débloque la troisième partie : la route d’Henri.
Alternativa mise à part, chaque route débouche au choix sur une True ou une Bad End. Avec un certain nombre de game over par-ci par-là variant selon les personnages (… le guide est votre ami même si les choix ne sont pas toujours très compliqués).


Système
On retrouve le système de MS du premier jeu permettant de changer brusquement de point de vue ; et une nouveauté : les Aria; qui interviennent un peu comme des MS à l’évocation de certains mots dans les dialogues et vous permettent de revivre certaines scènes du premier jeu avec cette fois le point de vue du personnage masculin.
Graphismes et sons
Je n’ai rien de spécial à dire sur les graphismes… Le style est toujours assez joli même si j’ai quelques réserves sur certains détails, mais bon ; c’est du chipotage. La musique est ok aussi, j’avoue juste que j’ai vraiment du mal avec la musique d’ambiance ~romanchik eh~ qui intervient à chaque scène de rapprochement ; c’est vraiment un truc qui a tendance à me sortir du délire personnellement. 😅
Ordre recommandé
J’ai personnellement suivi un ordre recommandé par le blog officiel pour les épisodes BURLONES (donc Gilbert > Orlok > Nicola > Yang > Dante); suite à quoi j’ai complété tout Alternativa pour finir par Henri pour… des raisons personnelles (j’aime garder le meilleur pour la fin!). Je ne pense pas que l’ordre ait vraiment d’importance ; mais le jeu semble quand même avoir été pensé pour qu’on l’achève par la F End d’Alternativa. (F comme Finale??) Si je devais moi pour ma part recommander un, ou plusieurs parcours, je vous proposerais plutôt : ALTERNATIVA (toutes les fins sauf la F) > Henri > BURLONE (Gil > Yang > Orlok > Nicola > Dante) > Alternativa F End ou BURLONE (Gil > Yang > Orlok > Nicola > Dante) > ALTERNATIVA (toutes les fins sauf la F) > Henri > Alternativa F End selon si vous voulez plutôt garder Henri pour la fin ou pas. (Oui c’est ma référence tout mon esprit tourne autours de lui). Mais sincèrement… un peu osef de l’ordre.
Personnages
Liliana Ardonato aka Lili (prénom et surnom changeables)

Lili n’est pas une héroïne qui m’a marqué dans le premier jeu. Je ne l’ai pas trouvé spécialement mauvaise, mais je ne me suis pas particulièrement attachée à elle non plus. Je dois dire que dans ce sequel… Sauf quelques exceptions, elle m’a plutôt exaspéré. Aucun des traits qui lui donnaient un peu de profondeur dans le premier jeu ne sont exploités, faisant d’elle un personnage extrêmement plat de ce sequel. Elle ne fait pas grand-chose d’elle-même et se montre extrêmement docile tout le long… Je peux excuser dans une certaine mesure : c’est une jeune femme des années 20 avec en face d’elle des mafieux après tout; mais elle pourrait au moins avoir… des hobbies je sais pas ? On a des routes dans lesquelles elle entreprend des choses et d’autres où elle attend juste dans le manoir de son gars en T-pose pendant que les problèmes sont gérés par les hommes™. Pour ma part, je ne mettrais pas ça sur le dos du « réalisme historique »: les années 20 ce n’est pas si « arriéré » que ça non plus et même si à l’époque le fascisme a détérioré la condition des femmes sur certains plans, il y avait déjà un début de reconnaissance de leurs droits. D’autant plus que je ne vois pas vraiment comment on peut invoquer cet argument du réalisme dans une histoire qui parle du tombeau de Jesus qui peut être ouvert en faisant du sexe avec un membre de la mafia du coin ? (dit comme ça, ç’a l’air complètement étrange….) Et de manière générale la figure de l’héroïne ultra-passive sur lesquels les scénaristes se foulent pas trop est quelque chose de présent dans bien des titres, même dans des setting modernes. Je serais davantage tentée de dire que le jeu ne savait plus réellement quoi faire d’elle, ce qui est très dommage car ce n’est pas non plus la dernière des empotées. Je l’ai même trouvée plutôt intelligente dans le premier jeu…
Gilbert Redford (CV: Morikudo Shoutarou)

J’ai commencé par la route de Gilbert, personnage que j’avais pas mal apprécié dans le jeu de base. Comment vous dire… Cette route était malheureusement pour moi d’un ennui mortel. L’intrigue met 300 ans à s’installer et on est sans arrêt coupé par les MS qui arrivent toutes aux pires moments possibles. Le personnage de Gil m’a aussi vraiment ennuyé et sa relation avec l’héroïne est super plate. Ce n’est qu’en me dirigeant vers la fin tragique que j’ai eu droit à une vraie scène romantique montrant un peu d’émotions. Parce que non <Spoil>la CGs du bain pour 2 sec<fin du spoil> est trop insignifiante pour pallier manque d’alchimie entre les 2 persos. On a l’impression que la route voulait faire dans le « intrigue plus importante que la romance » sauf que l’intrigue en elle-même est super osef et aurait pu être réglée en 5 min au lieu de 7h. On a aussi des trous et des perso qui vont se montrer super menaçant dans les MS pour ne finalement jamais intervenir. C’était peut-être une intention de teasing pour les autres routes ; mais dans l’histoire et avec le recul ça n’a pas vraiment de sens…
Orlok (CV: Toyonaga Toshiyuki)

Après le fiasco de la route de Gil, j’avais franchement peur pour le reste du jeu. Heureusement la route d’Orlok à relever un peu le niveau (légèrement). Les MS intervenaient à des moments plus opportun et la route avait un très bon équilibre entre les problématiques de l’intrigue et la relation OrLili. La route traite principalement de vengeance et va devoir forcer Orlok à assumer ses propres choix. Je la trouve assez juste pour le personnage, malheureusement la localisation a bousillé certains dialogues et transformer Orlok en espèce de martyr engagé dans l’autoflagellation alors qu’il est simplement déterminé à vivre avec Lili tout en se montrant responsable. On a des dynamiques très intéressantes qui s’installent entre lui et d’autres membres du cast, mais côté plot… C’est toujours un peu bancal. La première partie était assez ok, mais sur la fin ça part en cacahuète et on a même un beau deus ex machina. On est aussi encore une fois sur la seule route sans sexe. Avec le recul, je trouve ce parti pris intéressant. Les relations sexuelles ayant une place assez… importante ? dans les autres relations, avoir une route qui montre un chemin possible sans passer à l’acte, ça en devient presque rafraichissant. C’est aussi la seule route où j’ai trouvé l’héroïne appréciable.
Nicola Fransesca (CV: Kimura Ryouhei)

Une route qui mélange les thématiques propres à la mafia et la condition de Lili en tant que Key Maiden. La route était ok, mais je n’ai pas vraiment été emballée. J’avoue avoir trouvé le traitement de l’héroïne particulièrement frustrant : tout semble se régler dans son dos, même lorsque c’est elle la principale concernée ; et son principal, voire unique champ d’action consiste à essayer de persuader un majordome de la laisser cuisiner. Nicola est un personnage intéressant que j’apprécie pas mal pour ses faiblesses, mais dans ce sequel, ils répètent pas mal les mêmes patterns ce qui donne l’impression qu’il n’a pas évolué. J’ai l’impression que Nicola brille beaucoup plus dans le contenu en dehors de sa route, à savoir l’Alternativa qui permet pour le coup vraiment de plus explorer le personnage et son passé en tant que soldat enrôlé lors de la première guerre mondiale, quelque chose qui n’est quasiment jamais mentionné dans ses routes.
Yang (CV: Okamoto Nobuhiko)

Yang est un perso qui a pas mal de potentiel en soit, mais sa route du premier jeu sonnait beaucoup trop fanfiction pour que je la prenne au sérieux (j’adore les fanfictions ceci dit, juste que je paye pas 40e pour les lire). Celle de 1926 n’est en rien meilleure… Je dirai même qu’elle est pire, car retire sans aucun scrupule tout ce qui faisait de Yang un perso à peu près intéressant (pour moi < je suis zinzin). On a une ambiance plus ou moins pesante avec des changements de ton assez douteux qui font très clichés qui ne correspondent pas du tout au personnage de base. On est donc sur une romance beaucoup plus « conventionnelle », mais avec un perso comme Yang ça sonne extrêmement faux et étrange. J’ai trouvé l’ensemble de la route très embarrassante à lire avec une Liliana qui semble complètement delulu alors que dans le premier jeu, j’adorais la Lili de la route de Yang… On note la scène de « dispute » complètement perchée qui intervient pour des choses d’une futilité déconcertante alors que Liliana a 100 autres raisons d’en vouloir à ce boug mais bref. Encore une fois, j’ai été sauvée de l’ennui par les personnages secondaires et notamment Rui… qui a limite plus d’alchimie avec l’héroïne, mais je ne suis pas objective. Je dirais que Yang 1926 n’est plus qu’un mec un peu goofy qui aime la bagarre. Je ne sais pas si c’était le but, mais ses moments dans Alternativa m’ont beaucoup fait rigoler. Mais je ne reste pas fan de cette version édulcorée qui sonne beaucoup plus comme de la mischaractérisation que comme un développement. Je ne pense pas qu’on puisse dire que Lili a « fix » Yang, d’autant plus que sa route n’est pas sa seule occurrence de la sorte. Je serais plus tentée de dire que la scénariste a ressenti le besoin de le calmer pour faire paraitre les antagonistes indiscutablement plus méchants, j’y reviendrai.
Dante Falzone (CV: Ishikawa Kaito)

J’adore les kuudere… Mais je vous avoue que Dante n’est pas mon type de kuudere… On était la encore sur une route d’un ennui mortel avec une intrigue trainant des pieds entrecoupée de tranche de vie peu intéressante et une relation que j’ai trouvée vraiment décevante pour le coup. Tout n’est pas cependant horrible, on a des réponses concernant l’intervention de certains antagonistes, des confrontations assez intéressantes (Henri le vrai ROI de cette route !!) Mais…. J’ai quand même trouvé le tout assez frustrant et maladroit. On a une route très centrée sur les problématiques de mafieux et Lili est encore une fois assez inactive. J’ai aussi du mal avec le traitement de l’antagoniste… <Spoil>Qui s’avère être le « frère » de Lili jaloux de la vie heureuse qu’elle a pu mener ; on sent une vibe à C:R, mais avec beaucoup moins de profondeur.<fin du spoil>
Henri Lambert (CV: Tachibana Shinnosuke)

La route d’Henri ne se débloque qu’après avoir obtenu au moins une fin de la partie « Alternativa », je me la suis donc gardée pour la toute fin, car c’était ma /seule/ motivation à ce stade. Je vous avoue qu’elle m’a partiellement réconciliée avec le jeu. L’écriture était toujours assez pauvre avec des choix de scénario un peu questionnables, mais c’était assez distrayant et la balance entre l’évolution de la relation Henri/Lili et le plot était plutôt bien équilibrée. On est sur une route qui a la même saveur que celles du premier jeu donc l’intrigue n’est pas vraiment le fort… D’autant plus qu’on n’apprend rien de vraiment nouveau ! L’antagoniste et ses motivations étant déjà révélés dans Alternativa, qu’on doit justement jouer pour débloquer la route… Je ne pense pas que la route soit si mauvaise que ça si on la prend indépendamment du reste, mais l’insertion dans le jeu la rend finalement assez superficielle en ce qui concerne son intrigue. Quant au personnage d’Henri ohlala je suis TOM – BÉE. Déjà qu’il est d’une beauté insolente, je l’ai trouvé complètement à mon gout. Je l’aimais déjà beaucoup dans le premier titre, mais il me fallait plus de contenu pour entièrement m’y attacher, la route ne m’a donc pas loupée sur ce point-là. Henri est un personnage qui à mon sens sort un peu du lot car il n’appartient à aucun corps normalisant les meurtres (mafia, ou Disciples pour Orlok). Ses péchés sont finalement peu, ou en tout cas moins normalisés que ceux des autres persos et que la notion de culpabilité est traitée avec beaucoup plus de profondeurs que dans les autres routes (même si Orlok présente déjà cette thématique). Le Henri/Lili est une relation très intéressante : au début, ils ont déjà tout d’un couple marié : ils vivent et élèvent des enfants ensemble ; mais ils n’ont jamais franchi les étapes faisant d’eux un couple, bien que ce soit évident qu’ils s’aiment. La route joue beaucoup sur la frustration et le côté doux amer. Henri d’ailleurs a des comportements assez lâche envers Liliana et ne va pas hésiter à faire preuve de malhonnêteté pour la mettre hors du danger. Même les moments qu’on attend le plus sont teintés d’une certaine tristesse <Spoil> La scène d’amour qui, bien que sincère, est présentée comme une nécessité pour permettre à Liliana de se défaire de son rôle de Key Maiden<Fin du Spoil> . Malheureusement, la route se fait vite rattraper par la fragilité de l’écriture et propose un dénouement un peu trop facile à mon goût et laisse des éléments non exploités.
Scénario
Je pense qu’en lisant vous vous en êtes rendu compte : j’ai globalement détesté Piofiore Episodio 1926. C’est comme si le jeu n’avait pris de Piofiore que les faiblesses sans exploiter les côtés pertinents. Je n’ai pas réussi à apprécier la majeure partie du jeu pour plusieurs raisons ; à commencer par le traitement de l’héroïne et des différentes thématiques liées à la mafia. La réflexion n’a jamais été super profonde dans Piofiore, mais j’ai trouvé le sequel encore plus superficiel et ça, ça passe par un gros problème que j’ai trouvé à ce sequel: la présence de personnages qui ne servent que d’antagonistes.
Piofiore dans son concept de base, c’est quand même de nous faire romancer des assassins, des meurtriers assumés ; pas des justiciers. L’univers se veut assez gris dans le premier jeu; les personnages principaux peuvent facilement, selon les situations, se révéler alliés comme antagonistes. C’était probablement là une des rares choses que j’ai trouvées pertinente dans le titre… Mais ici, on a des méchants avec des grands M et des petits méchants manipulés par les précédents. Téo est sûrement le seul antagoniste un peu plus nuancé, mais il est finalement très peu (trop peu) présent. Alors que Yuan et Phantom… Ils sont juste absolument méchants et impardonnables, par opposition aux personnages principaux qui eux « auraient leurs raisons ».
Le sequel instaure donc une vision presque manichéenne en total contradiction avec l’univers. Et tout ça, ça amène des dialogues complètement à côté de la plaque où face à un meurtrier en série ; l’héroïne va défendre ses camarades mafieux à la base de « tuer c’est mal, mais eux au moins, ils ne le font pas par plaisir » ; pas comme si Yang prenait ouvertement du plaisir à tuer et que c’était un de ses traits de caractères principaux d’en faire un sport à la base t’sais… La romantisation de la mafia est tellement poussée que le traitement de certains antagonistes en devient vite hypocrite si on prend suffisamment de recul. Le personnage de Phantom est si extrême qu’il en devient caricatural ; même si je vous avoue que vu l’ennui du jeu, son côté macabre exagéré était quand même une source de distraction. Quant à Yuan, c’est juste… une version plus fruitée (vous m’avez bien lu) du Yang du premier jeu… Qui passe donc pour /le/ super vilain à côté du Yang 1926. D’ailleurs petit aparte mais y aurait pas comme une tendance à donner un sous-texte homoérotique aux vilains de manière générale..? saféréfléshir
Concernant l’écriture, ce n’est pas génial. On a toujours un enchainement assez fluide en ce qui concerne la séparation des happy end et bad end ; mais aussi pas mal de trucs pas très crédibles et beaucoup trop souvent les MS interviennent aux pires moments et cassent le fil de l’histoire. On ne sait pas trop sur où le scénario veut vraiment nous emmener et ça donne finalement des thématiques à moitié traitées et une sensation d’insatisfaction.
Cependant, je dois reconnaître que malgré les nombreuses simplifications sur l’histoire européenne de l’époque ; il y a eu un vrai travail de recherche sur les références culturelles, la nourriture, et la politique… ? Car oui, on est en plein dans l’ascension du fascisme finalement, même si un peu trop traité de manière superficielle ; bien que rabâché dans l’Alternativa. Bien sûr, cela n’engage que moi, mais je trouve tout de même ça un peu déplorable qu’un courant aussi autoritaire et meurtrier soit dans le jeu essentiellement réduit à « ils n’aiment pas la mafia, donc on est en danger. » et ça contribue encore à présenter nos mafieux adorés ou pas comme étant du côté du bon, des « hommes d’honneur » cf Dante; alors que bah… ce sont des mafieux… ?
Je trouve que ça manquait vraiment de nuance dans l’ensemble, mais enfin bon… Piofiore c’est un jeu qui vend avant tout un fantasme et pas du réalisme (bien que le fanservice soit pas si ouf que ça à mon humble avis…). C’est pour ça que malgré un scénario assez bancal j’ai quand même relativement apprécié le premier titre pour le charisme du cast. Seulement ce sequel a essayé de faire une tambouille à partir de ces fondations déjà fragiles, ce qui donne une histoire ennuyante et pas forcément en accord avec le premier titre.
Conclusion
Je râle je râle et j’ai très sincèrement vécu la majeure partie de ce jeu comme un calvaire. Mais MONSIEUR HENRI LAMBERT est une expérience dont je n’oserai pas vous priver ce qui me met dans une position franchement délicate en ce qui concerne si je recommande ou pas cette suite. Je vous avoue que je n’avais jusqu’à lors vu que des avis positifs sur 1926; autant vous dire que je ne m’attendais pas à détester à ce point… ? Je pense vraiment que j’aurais eu moins de mal à excuser les choix d’écriture douteux si la scénariste n’avait pas fait de Liliana une héroïne aussi fade dans ce sequel. Petit aparté sur la localisation que je trouve… franchement pas ouf ? On a des fautes de frappes par-ci par-là, des dialogues qui éloignent pas mal les perso de ce qu’ils voulaient dire et surtout… Un choix de police terrible qui rend certains monologues illisibles, car le texte se fond dans le décor.

Scénario
Système
Graphismes
Sons
Note personnelle
Contenu
Balance intrigue/romance:
Juste milieu
Violence:
ASSEZ VIOLENT
Contenu sexuel:
SUGGESTIF
