Un autre achat compulsif de ma part étant donné que le jeu est prévu pour une localisation anglaise cet été mais… L’annonce du fandisc lors de l’évènement « Dessert d’Otomate » m’avait ramenée dans la hype de ce jeu. La commande est donc partie toute seule (oupsie.)
Synopsis
Elle souhaite rester « normale », ils sont tout le contraire. Voici l’histoire de leur voyage fantaisiste et périlleux !
Tifalia est une jeune fille travaillant à l’auberge & restaurant « Rebel ». Ses clients du jour sont une troupe d’étranges personnages se qualifiant comme membres du « CIRCUS ». Malheureusement leurs performances sont très loin d’être un succès. Alors que Tifalia essaye de consoler les membres de la troupe en leurs donnant quelques conseils, le patron du groupe l’interpelle de la sorte: « Ce qu’il manque à CIRCUS, c’est une roturière comme toi ! »; lui forçant ainsi la main pour rejoindre la troupe en tant que productrice et assistante. Après une nuit de tourments et suite aux encouragements de sa marraine, Tifalia finit par accepter de partir en voyage avec le groupe.
Un dragon joviale et taquin, un clown cynique sans aucun humour, un illusionniste de l’eau qui ne veut pas utiliser sa magie, un acrobate qui ne sait pas performer, une boule de poils ivrogne, un patron peu motivé, et une toute nouvelle productrice qui vient de débarquer… Vont-ils réussir à faire éclore la « Flora », une plante qui ne s’ouvre que grâce aux sentiments joyeux ?
Traduction libre du synopsis officiel.
Prise en mains
Ce jeu a été pour moi une véritable bouffée de nostalgie, que ce soit dans sa construction ou les thèmes abordés. Dès le premier lancement du logiciel on est directement plongé dans le début du récit, sans passage par l’écran d’accueil. Radiant Tale est un jeu semblable à bien des titres Otomate de l’ère de la PS2 avec une route commune plutôt longue, introduisant les thématiques principales de chaque prétendants. Cette route commune comprend pas mal d’évènements exclusifs aux personnages, permettant de faire déjà pas mal avancer leur relation avec l’héroïne avant même d’entrer dans leurs routes. La plupart de ces évènements sont accessibles via un système de carte comme si dessous:

Les évènements vous donneront l’occasions d’augmenter la jauge d’affection du personnage dont vous visez la route. Des indicateurs sont d’ailleurs visibles à l’écran à chaque fois que vous ferrez un bon choix.
Si la longueur de la route commune vous fait peur j’ai quand même une bonne nouvelle: le jeu dispose d’un jump ! Je trouve le temps de chargement un peu lent mais c’est quand même très bienvenu. Une fois une fin obtenue, vous pouvez aussi directement sélectionner un chapitre et régler la jauge d’affection pour lire la fin que vous n’avez pas encore débloqué.
Radiant Tale propose 2 types de fins pour chacun de ses personnages: une Happy End et une Normal End. Il n’y a pas de bad ends ou de game over, le jeu se fait donc très facilement sans aucun guide. Il y a aussi une route « normale » où Tifalia ne finit avec personne. Là encore c’était assez courant pour les vieux jeux de proposer ce genre de routes.
J’ai personnellement lu dans cet ordre: Paschalia > Zafora > Ion > Radie > Normal > Vilio. La route de Vilio ne se débloque que si vous complétez les 4 autres (la normale ne compte pas). L’ordre dans lequel vous les compléter ne semble pas très important, mais je conseille de retarder un maximum la lecture de la route de Radie.
Côté graphisme je dois avouer que je suis assez… déçue ? Le style est soigné et l’univers est très charmant.. Je n’ai absolument rien à redire sur les chara designs, mais il y a plusieurs points qui me chiffonne:



- Comme indiqué sur la fiche technique, les chara design et illustrations sont gérés par 3 personnes: Usuba Kageroo, Miko et Shuki. J’assume que Shuki est l’artiste en charge des illustrations chibis; mais il faut savoir qu’Usuba et Miko ont des styles qui se distinguent pas mal selon moi. On peut reconnaître assez facilement les sprites dessinés par l’une et ceux dessinés par l’autres, même si ce n’est pas absolument dérangeant ça peut créer un inconfort et on se demande ce qui a pu motiver une telle décision. Était-ce vraiment un choix créatif où une obligation afin de respecter les plannings ?
- Le manque de dynamisme dans les sprites. Bon déjà je commence à trouver ça douteux l’absence de lipsync dans certains nouveaux titres Otomate. J’avais commencé à emmètre une théorie comme quoi les jeux Design Factory n’en avaient jamais parce qu’ils misaient tout sur la qualité des illustrations; sauf qu’aujourd’hui d’autres titres Design Factory sont sortis avec lipsync (SympathyKiss). Après, c’est pas si grave; c’est vrai que y a un côté pas très naturel d’entendre un perso parler alors qu’on le voit bouche fermée sur son sprite; mais ça passe. Ce que je déplore surtout, c’est vraiment le manque de variété et de dynamisme dans les sprites, même lors des scènes soi-disant d’action. Il y a très peu d’effet, ça ne bouge pas beaucoup en dehors de quelques scènes de spectacle au début de l’histoire. Je pense que même si les illustrations sont jolies, ce ne serait pas abuser d’affirmer qu’on ressent le manque de moyens et de temps derrière ce titre.
- Le manque d’expressions de l’héroïne. Je peux faire abstraction de l’absence de son visage en bas de l’écran; mais pas de son manque cruel de vie sur les CGs. Tifa est une très bonne héroïne qui n’a rien de la poupée sans âme dont elle a l’air sur la majorité des CGs. J’ai trouvé ça assez frustrant de la voir avec des expressions aussi livides quand les dialogues indiquaient beaucoup plus de vivacité de sa part.
- Bien qu’assez jolies, les CGs ne sont pas parfaites. Certains « poignés cassés » et des articulations parfois assez ??. Là encore je n’en veux pas particulièrement aux artistes mais à Otomate en général qui m’a tout l’air de ne pas leur accorder le temps dont ils auraient besoin.
Personnages
Tifalia, « l’assistante »

Vous pouvez modifier son prénom. Tifalia est une jeune fille de 16 ans (ce qui explique le charactère chaste du jeu) travaillant initialement à Rebel, un restaurant qui fait aussi auberge. Ses parents sont décédés alors qu’elle était enfant, lui causant une blessure émotionnelle assez importante et étant la cause de sa peur de s’éloigner du concept de « normal ». Normalité qui est pour elle une zone de confort de laquelle elle n’ose pas s’extirper par peur de perdre à nouveau sa « famille »: Spirea (sa patronne & tutrice) et Radie: une bête magique. De ce fait, Tifalia est au début de l’histoire présentée comme une jeune fille sans réelle ambition autre que de maintenir un quotidien monotone; ayant peur de vivre ses propres expériences loin du cocon familial. Bien qu’elle ait tendance à se brider, ça reste une jeune fille plutôt passionnée dotée de ce que Radie appelle le « Idea Machine Gun ». Il s’agit de sa faculté à exprimé très rapidement un bon nombre d’idées pour satisfaire les gens autours d’elle. Malheureusement cet aspect de sa personnalité sera beaucoup trop sous-exploité et on se demande si ça valait vraiment la peine d’en faire une entrée dans le glossaire du jeu. Tout le début de Radiant Tale est son voyage initiatique, durant lequel elle s’ouvrira à de nouvelles expériences pour s’épanouir grâce à la présence de ses camarades.
Paschalia (CV: Umehara Yuuichirou), « le faiseur d’illusions »

(Se prononce Pas – ha – lia et pas pashalia, je sais c’est contre-intuitif). Paschalia est « l’illusioniste » de la troupe, c’est un jeune homme doux ayant une grande affinité avec les esprits (êtres magiques que seuls les enfants et personnes avec de grandes facultés magiques peuvent percevoir). ll aurait d’ailleurs passé un contrat avec un esprit de l’eau mais a oublié dans quelle conditions. De ce fait, il cherche un autre magicien de l’eau afin d’en savoir plus et se montre assez réticent à utiliser sa propre magie. C’est la première route que j’ai faites et je soutiens plutôt bien ce choix: la route est assez légère bien qu’ayant des enjeux assez important pour Paschalia. Je trouve aussi qu’il y ait un bon équilibre entre la romance et l’intrigue; mais à titre personnel j’ai trouvé que la romance avaient beaucoup trop de tropes « gênant ». <Spoilers>Cela ne concerne malheureusement pas que Paschalia mais le jeu a vraiment tendance à montrer Tifalia avouer ses sentiments en premier pour se faire rejeter pour des raisons plus ou moins valides. J’ai aussi trouvé la romance avec Paschalia très « lourde ». <Fin du spoil>
Zafora (CV: Eoki Jun’ya), « le clown cynique »

Zafora est un jeune homme sérieux de 19 ans travaillant comme informateur. Il se démarque du groupe par un comportement très tsundere marqué par une tendance à affubler ses camarades de surnoms plus ou moins créatifs (« lézard » pour Vilio, « boule de poils » pour Radie). Il a dans un premier temps intégré la troupe dans le seul but d’obtenir la récompense qu’il désire (chose qu’il garde secret), mais finit par s’ouvrir à ses camarades. Bien que j’adore le personnages j’ai trouvé que sa route n’avait rien d’exceptionnel: le conflit ayant déjà été annoncé lors de la route commune. Le jeu a quand même tenté de nous rajouter de nouveaux éléments mais ces derniers sont tellement minime qu’on finit avec une route relativement prévisible. C’est un peu dommage d’autant plus que c’est selon moi l’une des route qui se focalise le plus sur plot et le moins sur la romance. Cet aspect peut facilement s’expliquer par le charactère de Zafora, qui a tendance à montrer son appréciation via des petits gestes et détails vraiment minimes; sans vraiment assumer avec les mots. Personnellement je préfère quand les personnages tsundere finisse par complètement assumer, ce qui n’est pas le cas ici. J’ai grand espoir pour le fandisc cependant (vraiment capitalisme quand tu nous tiens) <Spoilers> Il ne va d’ailleurs JAMAIS dire à l’héroïne qu’il aime, même après l’avoir embrassée. Ce qui aurait pu être ok s’il ne l’avait pas ignorer pendant 1 an après pour se concentrer sur son travail. Concrètement on comprend la démarche mais j’ai trouvé ça vraiment douteux. <Fin du spoil>
Ion (CV: Azakami Youhei), « l’acrobate des arts martiaux »

Les « muscles » du groupe. Sa carrure imposante le rend terrifiant (enfin, à ce qu’il paraît. Perso je comprends pas, il est littéralement le plus beau de la terre mais bref) et il faut avouer qu’il n’est pas très doué en communication. C’est quand même quelqu’un de foncièrement gentil qui en plus d’assurer la sécurité du groupe est volontaire pour faire la cuisine (HOMME A MARIER).C’était vraiment pour moi la route la plus satisfaisante, bien qu’elle soit une des rares proposant ce qui se rapproche le plus d’une Bad End en guise de normal end (avec Vilio). Les enjeux étaient présents avec quelques bons plotwists, la relation entre Tifalia et Ion était réellement touchante. On a l’impression que Tifalia retourne à Ion ce qu’elle a appris durant son voyage. C’est sans doute une des routes les plus « badantes » mais cela ne faisait que rendre la romance encore plus attendrissante. Ion et Tifalia forment vraiment un joli couple.
Radie (CV: Okamoto Nobuhiko), l’adorable mascotte


L’autre « famille » de Tifalia. Bien qu’il lui cache dans un premier temps sa capacité à prendre forme humaine, son secret est percé à jour assez vite… « J’étais pas sûr de savoir comment expliquer que la petite bête qu’elle considérait comme sa famille toutes ses années pouvait être un tel beau gosse« . Il rejoint la troupe en tant que mascotte en même temps que Tifalia pour pouvoir veiller sur elle. Bien que ce ne soit pas vraiment le cas, Radie a tout de l’archétype du « grand-frère » et on ne sait pas trop si son attachement à Tifalia est dû à un amour familiale ou plus romantique. Je conseille de faire cette route en dernier, avant de de débloquer Vilio, car elle dévoile pas mal de détails important sur le lore caché de l’héroïne. On est selon moi sur une route qui se focalise principalement sur la romance. Car même l’intrigue se concentre majoritairement sur les émotions de Radie. La romance est loin d’être simple ceci dit, malgré le fait que Tifalia ne tarde pas à se rendre compte de ses sentiments. J’avoue avoir trouvé la route assez répétitive et j’avais vraiment l’impression qu’elle durait plus longtemps que les précédente. Au final, Radie ne m’a pas vraiment emballée plus que ça et certains aspects de la romance avec Tifalia sont susceptibles de ne pas être au gout de tous. <Spoilers> Je parle du côté age gap + le fait que Radie, en tant qu’adulte ( plus adulte que lui tu meurs), côtoie Tifalia depuis son enfance. <Fin du spoil>
Vilio (CV: Uchida Yuuma), « le dragon qu’on peut rencontrer »

Premier personnage (en dehors de Radie) que rencontre l’héroïne. Vilio est un jeune dragon tombé du ciel (littéralement) plein de vie. C’est la première fois pour lui qu’il quitte son île natale, il a donc un regard très candide sur le monde et une vrai vibe d’héro d’aventure courageux. Pourtant on est pas au bout de nos surprises avec lui car ce n’est pas pour rien que sa route ne se débloque qu’à la toute fin du jeu: c’est celle qui en dévoile le plus sur le lore de l’univers. C’est aussi la route la plus longue, car contrairement aux autres routes qui commence au chapitre 6 et se termine au chapitre 9, celle de Vilio démarre dès le chapitre 1 et contient 10 chapitres. Les premiers chapitres racontent les évènements de la route commune de manière un peu plus rapide sur les parties que l’on connaissait déjà, mais ça reste assez répétitif et j’aurais préféré que certaines scènes soit 100% identiques pour être skippables. Vilio s’avère vite être un personnage beaucoup plus sérieux et mature qu’il n’y paraît. Tifalia va développer une relation privilégiée avec lui et j’ai vraiment trouvé que la romance avançait de manière très naturelle, bien qu’elle ne soit pas sans drame. La route de Vilio propose un final très satisfaisant à la hauteur du message que veut transmettre le jeu.
Cast secondaire
Le jeu présente un cast secondaire varié et beaucoup trop important à mes yeux pour ne pas être mentionner.

Jinnia (CV: Kondo Takeshi)
Leader du cirque et accessoirement membre de la famille royale. Réputé dans toute la capitale pour ses manières extravagantes, Jinnia est la personne à qui on a confié la mission de mettre en place une troupe de cirque dans le but de faire fleurir la « Flora »: une fleur magique qui serait la dernier espoir du prince Colivus dont le cœur et le corps sont figés depuis 10 ans. Jinnia sert autant de ressort comique, que de mentor donnant des conseils. La route « normale » où l’héroïne ne finit avec personne est d’ailleurs centrée sur lui. On présage une romance dans le FD, du moins on espère.

Colivus (CV: Koichi Makoto)
Prince du royaume d’Escholtia. Il a en réalité 17 ans mais sa croissance aussi bien physique que mentale a été stoppée il y a 10 ans suite à un sort qu’il s’est infligé pour se protéger d’une attaque. Il est au début de l’histoire décrit comme semblable à une poupée sans vie et c’est afin de lui redonner le sourire que la troupe voyage pour faire fleurir les Flora sur leurs passages. La Flora éclose étant pour lui un remède lui permettant de retrouver ses esprits petit à petit. C’est un personnage extrêmement attachant et si le début du jeu est un voyage initiatique pour Tifalia, l’ensemble de l’histoire raconte aussi l’initiation de Colivus vers ses responsabilités de monarque.

Liyan (CV: Watanabe Hiroshi)
Responsable de la brasserie « Cheers » (je ne suis pas sûre de la romanisation). Dès le début présenté comme un personnage frivole et dragueur. Il oublie souvent son portefeuille lorsqu’il commande à Rebel, obligeant Tifalia à se rendre dans sa brasserie pour récupéré ses dettes. Il a une tendance à courtiser Tifalia dès qu’il la voit bien que cette dernière ne l’ai jamais prise au sérieux. C’est un personnage légèrement cliché dont l’utilité principale sert à créer un semblant de rivalité (route de Radie); mais je le trouve un peu trop charismatique et mis en avant pour ne pas avoir de route. (….le fandisc…. à quand le fandisc….). C’est un peu la Catherine du jeu (Genshin), il se téléporte facilement dans tous les bâtiments de la chaîne « Cheers » quelque soit la ville pour apporter son soutien aux personnages.
Scénario
Très sincèrement, l’histoire de Radiant Tale n’a rien de très originale et n’est pas sans rappelé un certain Moujuutsukai to Ouji-sama rien que pour le mélange des thématiques de royauté x monde du spectacle. Mais ça reste un jeu qui tient très bien débout où chaque personnage a sa place. Certes les messages sur l’amitié et le pouvoir de l’entraide semblent assez bateau mais n’est-il que le jeu réussi très à achever son but: délivrer un message positif plein d’espoir.

C’est comme un conte de fée. Dans l’univers de Radiant Tale, les émotions négatives se matérialisent pour former des « démons » et les émotions positives font fleurir les fleurs de Chloris (dont la fameuse « Flora » que nos héros ont pour mission de faire éclore est dérivée) et quoi de mieux qu’une bonne troupe de cirque pour donner de la joie aux peuples qui en ont besoin ! Durant leurs voyages, les personnages vont interagir avec plusieurs cités possédant chacune leur culture et chacune soumise à des problématiques différentes: les chercheurs de Galida qui ne s’émerveillent plus, les artisans de Kultora qui ne quitte plus leur atelier à cause de la peur, Orience qui est voit la foi de ses habitant envers les esprits défaillir, les habitants de Feres qui ne jurent que par la force physique… Tous ont oublié leurs véritables valeurs, poussés par l’égo et le capitalisme.
"Si tu veux donner le sourire à quelqu'un, commence par toi-même !"
L’essentiel de Radiant Tale réside dans cette phrase et ce qu’elle symbolise. Durant leur périple, les personnages principaux vont se soutenir les uns les autres, recevoir et donner en échange. Ce qui est là encore assez ancré dans le thème du spectacle. La scène n’est pas que l’histoire de l’artiste qui se produit: il s’agit d’un véritable échange entre ce dernier et le public. Se soucier du public est d’ailleurs la première chose que Tifalia et Radie vont enseigner aux membres de la troupe, qui jusqu’à lors se contentaient juste d’obéir.
La romance suit ce même principe de donnant-donnant: Tifalia va retransmettre à l’élu de son cœur le courage et la bienveillance qu’elle a acquis. Bien que la romance a tendance à abuser de certaines dynamiques comme celle du rejet temporaire (j’en ai *marre* de ce trope), elle reste la plupart du temps assez crédible et satisfaisante.
Toute l’évolution du personnage Tifalia et de ses compagnons sont sur le thème du passage à l’âge adulte, même pour les LIs plus âgés comme Ion et Radie il s’agit toujours de trouver sa place dans la société, sa voie. Tous les personnages sont à des degrés différents, au début de l’histoire, piégés par une notion plus ou moins tangible de destiné, ou par leur propre vision du monde. La croissance stoppée du prince Colivus étant en elle-même une symbolique de la peur de faire ses propres choix et de devoir les assumer comme un adulte. C’est un conte traitant des thèmes de l’amitié, de l’amour, du courage, du libre-arbitre etc…

Conclusion
Radiant Tale est un jeu très pur proposant une aventure haute en couleur remplie de messages bienveillants et positifs. Bien qu’ayant quelques moments trop répétitifs et une tendance à user des mêmes stratagèmes et facilités d’écriture, ça reste une très bonne expérience que je conseillerais à tout ceux qui veulent se lancer dans une aventure mignonne et sympa. C’est une histoire que je trouve super wholesome avec une très bonne dynamique de groupe et des romances touchantes.
Scénario
Système
Graphismes
Sons
Note personnelle
Contenu
Balance intrigue/romance:
plutôt intrigue
Violence:
modérée
Contenu sexuel:
léger
Une réflexion sur “Radiant Tale, quand le conte est radiant”