J’ai mangé Sweet Clown

D’abord sorti en 2015 sur Ps Vita, Sweet Clown~Gozen Sanji no okashi na doukeshi~ a eu droit à un portage Switch en 2021; mais comme c’est Takuyo on sait qu’à part le nouvel opening il n’y a absolument aucun contenu supplémentaire. Celà faisait un moment qu’il me faisait de l’œil mais j’ai du attendre qu’une amie me prête sa copie vita pour y jouer (merci bébou). On est sur un travail de groupe dirigé par Inou Shuu qui s’est partagé le scénario des routes avec Sekiguchi Kotoko et Shiratori Yuan. Le chara design est d’Hirose Azumi mais c’est visiblement pas elle qui a dessiné les CGs.

  1. Synopsis
  2. Concept
  3. Personnages
  4. Scénario
  5. Graphismes
  6. Conclusion

Synopsis

Un beau jour, une lettre m’est parvenue. Il s’agissait d’une invitation au « goûter de 3h » qui a lieu dans l’enceinte du château de Sweet Clown.

… Moi, j’ai un secret que je ne peux révéler à personne. Ce « secret » est un souvenir extrêmement douloureux; aussi douloureux qu’il est inoubliable. J’ai passé ma vie à faire en sorte que personne de remarque mes blessures, car je ne voulais pas être mise à nue, je ne voulais pas qu’on s’occupe de moi.

J’ai compris que les gens étaient seuls. Je me suis rendue compte que peu importe si on m’approche avec un sourire ou des mots réconfortant, personne ne se soucie réellement de moi. Je sais qu’il font juste ça sur le moment, tout ça pour oublier le jour d’après; c’est pourquoi…

Ce « Sweet Clown » qui a envoyé la lettre… Va-t-il réellement réaliser mon souhait ? Ou ne va-t-il que me laisser d’autres blessures ?

Traduction du synopsis officiel

Concept

Pour les non-adeptes de Takuyo; on distingue souvent leurs titres en 2 catégories: le côté lumineux (panic palette, kaeru batake) et le côté sombre (Getsuei no Kusari, Shinigami to Shoujo). Ici on est très clairement dans le côté « sombre » où le gros du jeu se fait principalement sur la psychologie des différents personnages. Le synopsis ne donnant pas beaucoup d’information sur le plot, je vais détailler un peu sans pour autant spoiler: on est dans un jeu psychologique avec une pointe de fantaisie dont le trope principal est celui de l’enfermement. En effet, l’héroïne et les love interests vont se retrouver pris au piège du château de Sweet Clown et le seul moyen de sortir serait de laisser Sweet Clown le démon « fondre en elle » pour la laisser développer les mêmes capacités à savoir: exhausser les vœux. Mais pour se faire, notre héroïne doit développer sa capacité à « désirer »… Chose qui n’est pas si aisé car elle ne s’intéresse à rien et est dépressive (clairement, elle a tous les symptômes.).

Le jeu présente une route commune qui se sépare en 2 selon nos choix: le chemin 奇劇 « pièce de théâtre étrange » qui mène aux routes d’Ouichiro et Takeru; et le chemin 秘劇 « pièce de théâtre cachée » qui mènent aux route de Souma et Seisuke. Contrairement à ce que les noms pourrait indiquer il vaut mieux faire le deuxième avant le premier (enfin si vous voulez jouer dans un ordre qui va du moins au plus important pour le plot.) Une fois les 4 routes complétées vous aurez le loisir de lire la « true end » (Tomoki). Je conseille donc l’ordre suivant: Seisuke > Souma > Hinose > Ouichirou > True (Tomoki); mais je pense qu’il est possible de faire Hinose plus tôt aussi (?)

Les choix dans le jeu font varié 2 facteurs: celui de l’affection et celui du désir; ce qui joue un rôle dans le type de fins que vous aurez. On a une bonne et une mauvaise fin 深愛 (« amour profond »); et la même chose pour les fins 歪愛 (« amour tordu »). Le jeux compte donc un total de 17 fins en ajoutant une bad end commune et les 2 fins de la true(?) route.

Personnages

Kashino Zakuro (nom modifiable)

Je conseille quand même de ne pas toucher à son prénom car le fait qu’elle s’appelle littéralement « grenade » en japonais est plusieurs fois mentionnés dans l’histoire (mais bien sûr vous faites ce que vous voulez). Clairement dépressive (j’y tiens), tout le prologue et le début du jeu dépeind avec brio le pourquoi du comment elle est aussi détachée. J’ai beaucoup aimé la façon dont elle est écrite, on empathise vraiment avec elle. C’est une héroïne plutôt grise car elle se soucis du sort des autres plus par culpabilité que par réelle gentillesse. Ce qui est en fait très humain et plutôt réaliste. C’est une jeune fille de 17 ans qui s’est rendue au lieu de l’invitation principalement parce que la date et le lieu (la forêt où se trouve le château) correspondent exactement à un évenement tragique de sa vie. Son « secret » est littéralement dévoilé dès les premières lignes du jeu mais je vais quand même le mettre sous spoilers des fois que: Zakuro a perdu son frère jumeau dans la forêt à la même date plusieurs année auparavant. Cet évenement a causé un froid avec son entourage avec qui elle n’a presque plus de rapport. Tous les adultes autours d’elle lui répétant d’oublier alors que c’est tout bonnement impossible pour elle de passer outre la disparition de sa « moitié ».<Fin du spoiler>

Zakuro est au départ charactérisé par un grand vide en elle et la volonté d’être la plus invisible possible. Elle est aussi très sujette à l’hédonophobie (la peur de ressentir le bonheur) et au syndrôme du survivant.

Kobashi Ouichirou (CV: Takahashi Hiroki)

Un très bon personnage avec une route un peu décevante. Très sincèrement ça crevait les yeux que toutes les routes n’ont pas été écrites par la même personne et c’est malheureusement celle du poster boy qui en a le plus souffert. Kobashi est un homme plutôt froid et sérieux qui ne s’intéresse pas vraiment à la possibilité de sortir du château… Du moment qu’il peut mettre fin à « Sweet Clown ». De ce fait il ne ressent pas vraiment le stress lié au fait d’être enfermé. C’est pour ainsi dire la seule route qui se concentre beaucoup plus sur l’intrigue générale (qui est vraiment Sweet Clown et pourquoi il fait ça ?) que sur la relation entre Ouichirou et Zakuro. Pourtant je suis convaincue qu’ils forment un très bon couple. La route est en soit assez peu satisfaisante car je n’ai pas eu l’impression qu’une réelle intimité se soit créé entre les deux personnages; même si leurs relations reste touchante.

Hinose Takeru (CV: Kakihara Tetsuya)

Je retire tout ce que j’ai pu dire sur les persos que double ce seiyu; je rejoins ses fans dès aujourd’hui. Takeru est trés franchement dérangé et a une espèce de facination morbide pour la mort et les objets contondants + il a un rire vraiment vraiment *très* particulier mais j’avoue c’est ma route préférée. Déjà j’ai vraiment eu l’impression qu’elle avait le meilleur équilibre plot/romance et aussi parce que y a certaines scènes complètement attendrissantes.

Mitsubara Seisuke (CV: Toyonaga Toshiyuki)

Première route que j’ai faite, tout comme Souma c’est des routes quasiment exclusivement focalisée sur la psychologie des personnages. Ce qui peut être très satisfaisant… Si on accroche au personnage. Je trouve Seisuke très *très* bien écrit et très interessant; mais c’est honnêtement le type de mecs qui me débectent. Seisuke est en quelque sorte un playboy qui en apparance se veut être au petit soin pour l »héroïne (parce qu’il aime les filles). Il devient interessant quand il embrasse sa vraie personnalité beaucoup plus égocentrique. Je le trouve limite un peu *trop* bien écrit; il a des réflections franchement très réalistes (comme lorsqu’il parle de faire des taches domestiques « minimales » pour être complimenté par les filles alors qu’au final ça reste à elles de faire le plus gros; ce passage m’a vraiment marqué tellement c’est un schéma juste..complètement réel.) C’est aussi pour ainsi le seul personnage qui tient réellement à sortir du château.

Kuze Souma (CV: Uchida Yuuma)

Apparaissant pour la première fois comme étant un jeune homme arrogant et fermé d’esprit; Souma s’avère très vite particulièrement attentionné envers l’héroïne, se donnant à lui-même la mission de la protéger. Il n’est pas vraiment question de romance au debut car on est sur un attachement strictement platonique qui ensuite va évoluer au fur et à mesure qu’on apprend à connaître Souma et les enjeux qui entours ce personnage. Même si je suis pas spécialement emballée par le perso, la route a quand même de très bons rebondissements et un plotwist auquel on ne s’attend vraiment pas.

Manai Tomoki (CV: Kobayashi Yuusuke)

Dernière route qui se débloque pour apporté un final…. Que j’ai pas franchement trop appréciée (la route). Même si Tomoki est un excellent personnage et que j’ai trouvé certains stratagèmes du scénario franchement malins. C’est un garçon de 19 ans très calme et mature qui souhaite retourner chez lui mais qui est très à l’écoute de Zakuro. La route n’est pas vraiment là pour une question de romance mais plutôt pour apporter un vrai point final, l’attention étant plutôt focalisée sur Zakuro et sur comment elle fait face à son propre passé. J’ai malgré tout trouvé la good end très bien, avec une pointe de bitter sweet mais personnellement j’aime beaucoup. Par contre (endgame spoilers) Ils ont vraiment tiré la carte de l’inceste; car oui l’âge de Tomoki est faux et comme l’indique sa ressemblance physique avec l’héroïne… C’est bien (en quelque sorte, car c’est comlpliqué) son frère, dont on apprend qu’il était amoureux d’elle depuis l’enfance… Heuresement Zakuro ne retourne jamais ses sentiments; offrant une fin strictement platonique. Il y avait quand même une tension amoureuse entre elle est Tomoki, car les deux n’avaient tout simplement pas conscience de leur filialité.<Fin du spoilers>

Scénario

Sweet Clown présente de manière facinante une ambiance spooky raconté à la manière d’un conte de fée. Logiquement l’histoire se déroule quand même dans le Japon moderne, le château de Sweet Clown étant juste un château très étrange perdu dans une forêt. L’intérieur du château est complètement à part et truffé de références occidentales et mexicaines. Les LIs sont présentée à Zakuro par le Sweet Clown comme étant des « ofrenda », des offrandes liés à la célébration mexicaine du jour des morts. Le design même du Sweet Clown et l’omni précense de sucreries dans le scénario fleure bon Halloween.

Ce charisme

Du coup petit trigger warning: si vous souffrez de TCA faites attentions car y a certains passages se rapportant à la consommation excessive de sucreries/pâtisseries et ces passages sont écrits de manière à mettre mal à l’aise.

J’ai bien aimé aussi la présence de jeux de mots tout au long, dajà avec « okashi » qui peut vouloir dire aussi bien « étrange » que « sucrerie ». Sans oublier le fait que « bonheur » n’est pas écrit conventionnellement 幸せ mais avec d’autres charactères qui présentent le bonheur comme étant quelque chose de beaucoup moins sincère.

Graphismes

Malgré des problèmes de rythme dans l’écriture; j’ai beaucoup apprécié Sweet Clown pour son ambiance. Les chara design son particuliers et les fonds sont très charactéristques et travaillés. En revanche on voit tout desuite pourquoi la chara designeuse n’est pas noté en tant qu’artiste: les CGs sont pas toutes super belles honnêtement on a parfois droit à des bonnes têtes de patates. Après, y a pire et ça reste dans l’enssemble assez jolie et sympa à regarder.

Conclusion

Pour être honnête, j’ai mis un certains temps à finir Sweet Clown car j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à l’écriture. Les premières routes que j’ai faites (Seisuke et Souma) étant quasiment exclusivement centrée sur la psychologie, il ne se passait pas grand chose pour faire avancer l’intrigue et j’avoue m’être pas mal ennuyée avant d’être entrée dans la route de Takeru… (c’est peut-être juste pas fait pour moi?). Pour moi le gros problème du jeu, c’est la multiplicités des scénaristes qui se ressent beaucoup trop. C’est très fréquent d’avoir plusieurs scénaristes qui travaillent sur un même jeu, mais généralement on s’arrange pour ne pas ressentir de différence: là c’est extrèmement flagrant. J’ai quand même passé un plutôt bon moment et je pense que le jeu a de quoi être une excellente expérience si vous êtes plus branché(e)s psychologie/ LIs à problèmes qu’action et résolution d’intrigues.

Scénario

Note : 4 sur 5.

Système

Note : 3 sur 5.

Graphismes

Note : 3 sur 5.

Sons

Note : 4 sur 5.

Note personnelle

Note : 4 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

plutôt romance

Violence:

suggérée

Contenu sexuel:

léger

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