Koezaru wa Akai Hana (The Crimson Flower that Divides)

Cette review est écrite en ce basant sur la jeu PS Vita « Koezaru wa Akai Hana ~Koi wa Tsuki ni Michibikareru~ » en version Japonaise. Une localisation anglaise du jeu est prévu pour 2023 sur Steam et Nintendo Switch sous le nom « The Crimson Flower that Divides: Lunar Coupling ».

Abrégé BeniBana, ce jeu à la base une sortie R18 d’Operetta datant de 2012 qu’on a accueilli sur console en version censurée grâce à Dramatic Create. Le projet est principalement porté par Matsutake Ume (lien vndb) qui est à la fois la directrice et la scénariste principale. Les illustrations sont de Tsukino Omame, ce qui m’a donné un petit coup de nostalgie car mon premier otome (the second reproduction) était aussi illustré par elle.

  1. Synopsis
  2. Concept
  3. Personnages
  4. Scénario
  5. Conclusion

Synopsis

L’histoire se déroule sur une terre où le nombre de femmes a drastiquement baissé à cause d’une maladie mortelle: « le Pourrissement ».

Alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille, Naala, habitante du royaume de Rus; vit sa mère se faire enlever par les hommes du royaume frontalier: Nasla. Faisant ainsi d’elle une orpheline.

Recueillie par la famille royale de Rus et soutenue par son ami d’enfance qu’elle considère comme son frère, Auri, Naala écoule des jours paisibles et à doucement accepter le mariage arrangé avec Auri; jusqu’à ce que….

Le cauchemar recommence; alors que la ville est en feu et que l’armée de Nasla enlèvent les femmes, une décision doit être prise.

L’avenir de Naala sera-t-il celui de la soumission ou bien…?

Traduction libre du synopsis officiel

Concept

Sans mentir, on pressent déjà les origines R18 du jeu dans le concept de base; qui fleure bon l’objectification de la femme dans un but reproducteur. Pas de panique tout de fois; car aucun des prétendants de Naala ne va réellement s’intéresser à elle dans ce but. Ayant déjà joué à bien plus violent en terme de violences sexuelles; je ne pense pas que BeniBana soit tellement au dessus de la moyenne malgré un synopsis qui fait grincer des dents (… et le personnage de Suren qui est la définition même du machisme lors de sa rencontre avec l’héroïne mais j’y reviendrai plus tard.)

Ayant jouer à une version console (celle PS Vita), je ne peux pas parler des scènes de sexe qui ont été censurées. Et parlons-en de la censure. Disons que j’ai vu mieux. En effet si la censure des portages consoles de Yoshiwara Higanbana ou ChouDoku me paraissait subtile et bien faite; ici on est sur quelque chose d’un peu bourrin à mon gout. On a un peu trop cette impression de scènes découpées au hachoir sans aucun remaniement.

Je vais pas vous mentir, j’ai apprécié le jeu mais sans plus. Il est plus court que ce à quoi je m’attendais (surtout pour un Otome avec 8 prétendants (9 si on compte Uru, qui a juste une fin platonique). L’écriture est super digeste et on ne s’ennuie pas; ce qui peut être un bon point pour beaucoup (perso j’aime bien les jeux plus descriptifs aussi mais bref.) En revanche il faut le reconnaître: c’est pas super beau. On voit une vraie différence entre les vielles et les nouvelles CGs et j’ai même trouvé certains sprite franchement moches (désolée Cef).

Autre point: comme y a énormément de routes; beaucoup semblent inutiles et trop expéditives. Y a aussi un côté très légèrement « NTR » (netorare; quand l’héroïne « trompe » un love interest avec un autre). Certaines routes sont raccordées à d’autres et on rejoint un love interest en s’étant déjà rapproché d’un des personnages; ce qui peut facilement donner l’impression de le trahir. Si dans certains cas ça passe parce que ça semble legit pour l’héroïne de s’éloigner du dit-personnage; j’avoue que je me sentais assez mal pour Touya en m’avançant dans la route de Ruzi…. Mais ça peut être une bonne expérience si vous aimez les rapports un peu triangulaire.

Personnages

Les doubleurs étant présentés sur leur noms de scènes habituels par le site officiel de la version console ici testée, cette review va prendre le même parti.

Naala (CV: Tateishi Megumi)

Prénom modifiable (on coco on connait). Eh oui vous rêvez pas: elle est entièrement doublée du début à la fin et je pense que c’est vraiment un point fort. C’est ce qui rend le personnage encore plus crédible dans ses réactions. Naala est dès le début présentée comme une jeune femme charismatique appréciée de ses pairs. Elle aime la chasse et est promise au futur roi de Rus (qu’elle considère plus comme son grand frère mais osef de ce type il a pas de route); sa vie bascule lorsqu’elle est enlevée avec ses amies et d’autres femmes de Rus par les soldats de Nasla. D’un tempérament de feu, elle est très en colère mais finit peu à peu par s’adoucir notamment en apprenant à connaître Touya (qui passe pour un chic type faut se le dire, et ce malgré le fait qu’il soit à la tête de l’enlèvement de Naala.). Pour moi c’est une héroïne sympa mais qui semble malheureusement un peu s’effacer sur certaines routes. Elle est assez équilibrée entre sa colère d’avoir été enlevée et sa compréhension des problématiques qui lient Nasla; sans pour autant oublier qu’elle est dans une vraie situation de merde. C’est d’ailleurs en grosse partie cette dualité entre le ressentiment et l’empathie qui fait la tension amoureuse dans beaucoup de routes.

Touya (CV: Tachibana Shinnosuke)

Actuel roi de Nasla et ni plus ni moins que l’homme qui a enlevé Naala (sexy/j). Pourtant… C’est pas comme si c’était de bon cœur. Bien que forcé de subvenir au besoin de son pays, Tooya essaye tant bien que mal de faire passer des réformes pour améliorer la condition des femmes venant de Rus. A commencer par la loi stipulant que c’est à elles de choisir qui elles souhaitent épouser et non l’inverse; punissant très sévèrement les violeurs. C’est pas mon personnage préféré mais il est quand même très attachant, sa route étant pleine de rebondissements.

Suren (CV: Miyashita Eiji)

Téma la taille du red flag. Je le dis d’office: le mec est insupportable et est introduit par un étalage de machisme et de violence sexiste; pendant que l’héroïne souhaite intérieurement le tuer (#romance). C’est le général des armées de Nasla et bras droit du roi. Sa route est cependant très intéressante et constitue une bonne introduction aux problématiques du jeu. Quant à Suren il devient malgré lui attachant quand on se rend compte qu’il est juste… fragile ? Il sent l’insécurité à plein nez. Bref j’ai envie de le bully (c’est un de mes perso pref). Les ressorts dramatiques de sa route et surtout de ses bad ends sont absolument délicieuses.

Nohl (CV: Suzuki Chihiro)

Assistant parlementaire du roi de Nasla. Nohl est d’aparence complètement froid et insenssible, si bien que l’héroïne pense même pendant une seconde qu’il est gay tellement il ne porte aucun intéret aux femmes. Focus sur sa mission, il est très fermé à toute relation intimes donc sa relation avec Naala a plus l’air d’un partenariat qu’autre chose dans un premier temps. Elle ne pique son intérêt que très progressivement lors de sa route; ce qui débouche sur quelque chose de plus ou moins sain (ou très malsain) selon la fin.

Naran (CV: Sugiyama Noriaki)

Une sorte de petit frère pour Suren, c’est d’ailleurs via la route de Slen qu’on peut « capturer » Naran. En comparaisont avec son « grand frère », Naran a tout du gentil garçon serviable: il est honnête, gentil, à l’écoute et soutient autant Slen que Naala jusqu’à développer lui-même des sentiments pour cette dernière tout en ayant conscience que son mentor est aussi épris d’elle. Très sincèrement je suis pas très fan de Naran: il fait beaucoup trop « nice guy » alors que lui non plus n’hésite pas à profiter des moments de faiblesses de Naala. (et sa route rend bizarrement Suren beaucoup plus appréciable).

Ruzi (CV: Nakazawa Masatomo)

Ruzi est un médecin que Naala rencontre lorsqu’une de ses amies tombent malade à Nasla. Sa mère vient de Rus, faisant de lui une sorte de médiateur. Les femmes enlevées venant de Rus lui font relativement confiance grâce à son comportement toujours courtois et bienveillant. Sa route est accessible vient celle de Tooya et comment vous dire… J’ai eu vraiment du mal avec toute la route; nottament car elle commence à un moment où l’héroïne et Tooya se sont déjà énormément rapprochés. <Spoilers>(mais aussi parce qu’on apprend que Ruji est son cousin et que Naala « baisse sa garde » précisement pour cette raison….)</fin du spoil>

Cef (CV: Oda Toshimitsu)

L’homme est laid déjà. Malgré son sprite et sa coifure disgracieuse, ça reste le type de personnage que j’aime bien: un peu simplet pour contraster avec le fait qu’il soit bien plus agé que l’héroïne (il a 35 ans). Il rencontre l’héroïne dans la route de Nohl (qui peut donc débouché sur lui). C’est le fils fainéant d’un ministre de Nasla. Très immature pour son âge, il ne prend rien au sérieux mais va finir par être touché par la motivation de Naala à changé les choses pour lme mieux.

Esta (CV: Makino Hideki)

Mon chouchou (bravo à lui). Pour débloquer sa route il faut se rapprocher de lui lors de celle de Nohl pour obtenir une fin spéciale (qui est une de mes fin préférée tant elle est à la fois tragique et touchante). Esta et le secrétaire de Nohl et s’occupe de beaucoup de tâchesn, et a un autre travail beaucoup moins orthodoxe. Concentrer sur son travail, il semble manquer sur le côté social mais va petit à petit s’ouvrir à Naala avec qui il a des rapports extrèmement respectueux.

Jigi (CV: Kakihara Tetsuya)

Subordonné d’Esta, sa route s’obtient donc via cette dernière alors que l’héroïne et Esta n’entretiennent que des rapports amicaux. C’est un personnage assez drôle étant donné qu’il tient l’héroïne en horreur pour la seule raison qu’elle se soit rapprocher de //son// chef adoré. Une bonne partie de la route consiste à se disputer avec lui. Il fait partie des routes un peu expéditives et courtes. Mais si vous êtes fan de Kakki….

Scénario

Je pense que c’est un titre qui pourrait être interessant pour les personnes qui aiment bien la tension; si vous avez aimez ChouDoku, BeniBana sera sûrement une bonne expérience. Question ordre des routes je recommande d’abord la branche de Suren (+ Naran) > branche de Nohl (+ Cef) > branche d’Esta (+Jigi) > branche de Touya (+ Ruzi). La route de Touya étant celle qui apporte une réelle solution finale. Au passage, elle donne aussi accès à une fin alternative avec le personnage d’Uru, un tout jeune garçon placé au service de Naala. Uru étant très jeune, sa fin reste platonique. (il me semble même qu’il a une route dans un remake du jeu R18 sur PC sorti après le portage vita mais sans aucune scène H)

C’est le bébou

Aussi je sais pas comment calé ça dans la review mais j’ai bien aimé le rapport entre Naala et ses amies Salaana et Sharu…. donnez à Sharu une route svp. On a vraiment une bonne dynamique entre Salaana qui est douce et pleine d’empathie et Sharu qui de son côté brûle de rage et n’hésite pas à tomber très bas pour protéger l’honneur des femmes de Rus, mais surtout Naala. <Spoilers>Elle est d’ailleurs clairement amoureuse d’elle; bien que la fin de Touya montre qu’elle a finalement accepté de se marier avec un homme de Nasla.</fin du spoil>

Conclusion

Quoi qu’il en soit, The Crimson Flower that Divides (oui je m’adapte à la future sortie anglaise) est un Otome distrayant à l’intrigue solide et avec un bon équilibre entre le plot et la romance. Bien que certaines routes me semblaient de trop j’ai quand même bien aimé le voyage. D’autant plus que les heroïnes doublées se font de plus en plus rares… On a pas mal de contenus bonus assez satisfaisants. Notez aussi que le portage Switch qui n’est pas encore sorti comprendra encore du coontenu supplémentaire (scénario et CGs).

Scénario

Note : 3 sur 5.

Système

Note : 3 sur 5.

Graphismes

Note : 2 sur 5.

Sons

Note : 3 sur 5.

Note personnelle

Note : 3 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

plutôt romance

Violence:

Modérée

Contenu sexuel:

suggestif

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