Sorti sur Switch en 2019 exclusivement au Japon, 私立ベルばら学園 ~ベルサイユのばらRe*imagination~ (Shiritsu BeruBara Gakuen ~Versailles no Bara Re*imagination~), raccourci en BeruBara Gakuen est un projet ambitieux porté par Terashima Momoko (directrice de projet pour les titres Psychedelica). Les illustrations et chara design sont signés Touko Mozu, qui jusqu’à lors avait surtout produit des illustrations bonus pour certains titres Otomate. Le titre est une collaboration officielle entre Otomate et La Rose de Versailles.
Synopsis
C’est l’histoire de Yamada Osukaru, une jeune lycéenne faisant son entrée dans la prestigieuse académie privée de Ver-Rose.
Lors de la cérémonie d’entrée, elle assiste à une pièce de théatre montée par ses aînés; et aperçoit sur scène une représentation d' »Oscar » majestueuse et princière, face à laquelle son cœur chavire.
« Suis-je en train…. de tomber amoureuse?? »
Suite à la rencontre avec cette autre « Oscar », Maki Nozomi, notre héroïne va se retrouver embarquée dans le nouveau club de théâtre fraichement conçu pour les élèves du cursus Lumière, moins aisés que ceux du cursus Soleil. Se démenant pour remporter le premier prix du concour théâtrale à venir, elle et ses camarades vont être confrontés à nombreuses péripéties. Vont-ils pouvoir malgré tout sortir victorieux ? Quelle conclusion attends la romance portée par notre héroïne ? Le rideau se lève sur cette histoire mettant en scène amour et jeunesse !
Traduction franchement libre du site officiel.
*Pour des raisons de compréhension et de détail par rapport au mélange de références linguistiques françaises et japonaises, le prénom de l’héroïne étant écrit avec des kanji sera romaniser « Osukaru » (C’est aussi la romanisation officielle sur le site JPN). Le nom de l’école étant une référence au mots « Versailles » et « Rose » sera romanisé « Ver-Rose » et etc… Le nom « Oscar » romanisé ainsi sera utilisé pour parler du personnage fictif de Versailles no Bara.
Concept
On est sur une comédie school life inspiré de la Rose de Versailles. Le manga existant en tant que tel dans l’univers. Le prénom de l’héroïne est une référence volontaire de la part de sa mère qui est une fan. Certains personnages sont aussi inspirés des personnages principaux de l’œuvre et le jeu dans sa globalité reprend certaines thématiques telles que les inégalités et, bien évidemment, la réflexion sur le genre et la construction social qui entoure la notion. Le style graphique est lui même très « shoujo-esque » et dénote de beaucoup de VNs classique. J’ai personnellement beaucoup apprécié l’effort fourni pour retranscrire l’ambiance d’un vieux shoujo manga.

Si vous êtes fammilier.ères avec les Psychedelica vous avez déjà une idée globale de la façon de procéder de Terashima Momoko (directrice) et Toono Chiharu (plot). BeruBara étant très loin de l’univers distopique de Psychedelica, on retrouve une flowchart et une histoire se démarquant de la conception commune de l’Otome Game avec des routes où la romance est toujours clairement définie et assurées. Le jeu étant très léger, il n’y a pas de « mauvaises fins » et il existe beaucoup plus d’embranchement de que personnages romançeables, dû au nombre de fins centrées sur l’amitié et sur les relations entre les personnages sans pour autant inclure l’héroïne de manière romantique.
Personnages
Yamada Osukaru (CV: Senbongi Sayaka)

Vous avez sans doute déjà entendu sa doubleuse dans le rôle de Sakura de Gekkan Shoujo Nozaki-kun. Osukaru est un personnage franchement attachant et relatable: c’est une otaku fan de shoujo, et surtout d’un manga particulier dont elle collectionne les merchs de son personnage favori (she’s just like me fr) . Elle a cependant un petit problème de confiance en elle pour deux principales raisons: la célébrité de sa mère, une actrice de renom; et son prénom: une référence à Oscar de La Rose de Versailles, qui n’est pas forcément le choix le plus judicieux en matière de prénom, on peut facilement le concevoir. Pour des raisons évidentes de caractérisation de son personnage, son prénom n’est pas modifiable. En revanche vous pouvez changer son nom de famille. A cause de son background assez peu commun, elle sera d’abord assez réticente à l’idée de participer à quelconque activité théâtrale, persuadée qu’elle ne sera jamais à la hauteur de la réputation de sa mère. Elle sera quand même poussée par son admiration pour Nozomi et se dévoilera être un véritable atout pour son entourage. Appartenant à une famille modeste malgré la célébrité de sa mère, elle appartient à cursus Lumière au début du jeu.
Il est possible de lui faire développer une relation romantique avec Nozomi (BAITING), Akira, Axel, Yuu et ??? (route secrète). Il y a aussi une fin « amitié » avec Mari.
Maki Nozomi (CV: Mori Nanako)

Inspirée d’Oscar. Nozomi est un véritable prince à la beauté androgyne, cause d’une énorme gay panic chez l’héroïne. Surnommée « Oscar » pour des raisons plus qu’évidentes, c’est une activiste dans l’âme qui prône l’égalité entre tous les étudiant, peut importe leur cursus. Si bien qu’elle choisi d’elle-même d’arborer l’uniforme Lumière quand bien même celui-ci est prévu pour des élève moins avantagés. Admirée de tous, elle a beaucoup de mal à se reposer sur les autres et à admettre ses faiblesses, même quand celles-si sont beaucoup trop importantes pour être ignorées… En plus de sa relation avec l’héroïne, il est aussi possible d’accéder à des fins développant ses rapports avec Reiji, Axel et Akira.
Andou Reiji (CV: Suzumura Ken’ichi)

Inspiré d’André. C’est l’ami d’enfance de Nozomi et la personne qui la comprend le mieux. Il appartient au cursus Lumière. A l’image de la relation André/Oscar dans le manga, Reiji est profondément dévoué à Nozomi, si bien qu’il n’existe pas de fin permettant de lui faire développer des sentiments pour quelqu’un d’autre. C’est donc le seul personnage masculin principal du jeu qui n’a pas de fin avec Osukaru, bien qu’il entretient de très bons rapports amicaux avec cette dernière.
Arisugawa Mari (CV: Endou Aya)

Inspirée de Marie-Antoinette. Fiancée de Yuu bien qu’elle ait des sentiments pour Axel, c’est la star du club de théâtre Soleil et accessoirement une très bonne amie de Nozomi. Elle est très douce et a une attitude beaucoup plus mature que Marie-Antoinette de la Rose de Versailles. Je conseille de garder sa fin avec l’héroïne pour le plus tard car on a droit à un petit plot-twist des familles. Au delà de son amitié avec l’héroïne, il est possible de l’orienter vers Axel ou vers Yuu selon les choix d’Osukaru.
Hatori Y. Axel (CV: Suwabe Jun’ichi)

Inspiré de Fersen. C’est un étudiant venant de Suède qui entretient de très bon rapport avec Yuu et Mari. Il a des sentiments réciproques pour Mari mais aucun des deux ne s’autorise à les dévoiler par peur de causer du tord à Yuu. Axel pense aussi à la réputation de Mari. C’est un jeune homme poli et franchement galent. Outre sa relation avec Mari qui peut se concrétiser dans certaines fin, il est possible de lui faire développer des sentiments pour l’héroïne. Ce qui donne une des routes les plus appréciées en terme de romance si j’ai bien suivi les critiques des autres joueuses(?). Il dispose aussi d’une fin parlant de ses rapports avec Nozomi.
Etou Akira (CV: Ono Yuuki)

Inspiré d’Alain. Comme Alain envers Oscar, Akira est d’abord présenté comme un personnage faiseur de troubles. Au départ très peu intéressé par les activités théâtrales, il va finir par rejoindre le club lumière mis en place par Nozomi. Considérant cette dernière comme une rivale et ayant franchement du mal à s’admettre vaincu par une femme (Alain moment), il va vite développer de l’admiration pour elle ce qui lui vaudra aussi de se rapprocher d’Osukaru qui le considèrera comme un camarade « fan de la même personne ». Selon le développement de l’histoire, il peut soit développer des sentiments pour l’héroïne soit pour Nozomi. Sa route avec Osukaru étant pleines de rebondissement shoujoesque volontairement clichés sur certains points, j’avoue que j’ai eu un petit faible pour cette partie du jeu. Et ses sourcils on fleek.
Akechi Yuu (CV: Horie Shun)

Inspiré de Louis 16. La lumière de ma vie. THE baby boy, la route la plus adorable. Peu importe si vous choisissez d’explorer sa relation avec l’héroïne ou avec sa fiancée Mari. Yuu, ce n’est que du bonheur. Malgré le fait qu’il soit issu de la haute société, Yuu est un personnage très discret qui préfère regarder Mari de loin au début du jeu. Cependant, il va découvrir qu’il a beaucoup de chose en commun avec l’héroïne.
Scénario
J’ai personnellement pas mal apprécié l’expérience, étant à la base une fervente admiratrice du travail de Terashima Momoko et de sa conception ambitieuse de l’otome game. Le jeu n’est pas vraiment un otome « classique » et utilise des tropes plus propres aux vieux shoujo manga qu’aux otome, certains de ces tropes peuvent plus ou moins plaire et je vous avoue que si ça n’avait pas été inscrit de le concept même, ça m’aurait probablement déplu. Il y a des thématiques assez fortes, les inégalité entre les étudiants Lumière et Soleil étant un point central de l’univers. Mais le tout reste très léger. Même en ce qui concerne les réflexions sur l’attirance ou le genre, ça ne va pas vraiment plus loin que ça tout simplement parce qu’on reste dans de la comédie tout public à la otomate.



Le système de shipping est carrément unique en son genre surtout pour un Otome. Le principe d’avoir des fins où les personnages finissent en couple entre-eux et pas avec l’héroïne, ça peut en rebuter. Moi-même je suis d’avis de laisser mourir dans la solitude éternelle les love interests qui ne finissent pas avec l’héroïne. Mais ici, on est dans un contexte particulier où on sort de l’otome classique et pour le coup ça marche plutôt bien. J’avais peur que l’héroïne apparaisse comme un cheveux sur la soupe et qu’elle soit complètement effacée dans les routes/fins qui ne l’impliquent par directement dans la romance. Quelle agréable surprise de constater que ce n’est absolument pas le cas ! Osukaru n’a pas besoin d’être directement impliquée romantiquement pour être active dans l’histoire et venir en aide à ses camarades. C’est même elle qui défait la plupart des malentendus et aide ses amis à traverser les épreuves qui les attendent, tout en développant sa confiance en elle.
On est sur jeu avec une ambiance assez légère, des scènes très comiques avec quelques retombée dramatiques dont certaines très propres aux style d’Ikeda Ryoko (l’autrice de la Rose de Versailles). J’ai globalement passer un bon moment même si je conçois que ce ne soit pas le genre d’expérience que la plupart des joueuses d’otome recherchent. La dynamique de groupe dans son ensemble prend beaucoup de place dans le jeu. Pour moi c’était plutôt rafraichissant MAIS. Il y a un mais.
Ce paragraphe va très légèrement spoiler la route de Nozomi donc passez directement à la conclusion si vous voulez éviter la révélation de la trahison d’Otomate. Passer directement à la conclusion.

La route de Nozomi est marquée comme étant romantique, ce qui est un peu vrai quelque part. Tout le début de l’histoire tourne autour du fait qu’Osukaru est tombée amoureuse d’elle sans vraiment se rendre compte que c’était une femme. Il y a un développement plutôt juste autour d’Osukaru qui admet que l’amour ne dépend pas du genre; malheureusement la relation n’ira pas franchement plus loin que l’héroïne qui avoue ses sentiments à elle-même sans pour autant les concrétiser. Et cette horrible citation qui sonne comme un coup de poignard dans le dos des joueuses: « Si j’étais un homme, je serais sortie avec toi sans hésiter« . Cette phrase c’était vraiment le pompon. Je pouvais encore supporter le fait que la route aille pas très loin, comme d’autres dans le jeu qui restaient assez platoniques; mais, qu’on sorte ça à l’héroïne ? Alors que cette dernière a eu tant de mal à assumer son amour pour Nozomi ? J’ai vraiment trouvé ça de très mauvais gout. Avec le recul, je me dis que le côté platonique c’est pas tellement en désaccord avec l’ensemble du jeu. Sauf que Nozomi, c’est le personnage littéralement représenté comme étant la tête d’affiche et le premier amour de l’héroïne finalement…
Conclusion
Je pensais faire une review courte mais je me suis rendue compte en écrivant que j’avais beaucoup trop de choses à dire pour un format raccourci. Très sincèrement, j’ai quand même passé un bon moment. C’était pas spécialement profond mais c’était très distrayant et je me suis pas ennuyée. Je ne pense pas pardonner le baiting mais je canalise ma rage dans les fannarts. Les personnages secondaires étaient aussi super attachants et gros big up à la mère d’Osukaru qui en plus d’être en vie, a le mérite d’avoir des gouts cosmiques en matière en manga. L’héroïne en elle-même est juste incroyable et je l’ai vraiment trouvée super attendrissante vis à vis de son admiration et son amour pour Nozomi. Je pense que c’est un bon titre si vous voulez faire un break des otome classique et que vous voulez juste ressentir un peu de nostalgie.
Scénario
Système
Graphismes
Sons
Note personnelle
Contenu
Balance intrigue/romance:
plutôt intrigue
Violence:
absente
Contenu sexuel:
chaste