Olympia Soirée est titre Otomate signé Katagiri Yuuma pour le scénario et Satoi pour les illustrations. Tout d’abord sorti en 2020 eu Japon sur Switch, le titre a bénéficié d’une localisation en langue anglaise en 2021 par Aksys. Je ne vais pas pouvoir parler de la localisation étant donné que j’y ai joué en japonais. De ce fait, il est probable que certains termes utilisés dans cette review ne correspondent pas tout à fait à la version d’Aksys.
Introduction
Lorsque la fille Blanche danse le soleil se lève.
Elle se prénomme « Olympia ».
Les gens la craignent autant qu’ils la respectent, elle qui comme une poupée ne sourit jamais et se contente de danser.Sur l’île Tenguu où la « couleur » compte plus que tout le reste, elle est d’une nuance que personne d’autre ne possède: le Blanc. Ayant atteint l’âge symbollique de 18 ans, il est de son devoir de trouver un époux afin d’assurer que le Blanc perdure.
« Toi qui viens de l’île Tennyou, tu es spéciale. Tu peux choisir un homme de n’importe quelle couleur. »
Celle qui s’était renfermée sur elle-même décide d’aller de l’avant, afin de trouver son autre moitié.
Traduction très libre et simplifiée du site officiel.
OraSowa (abréviation japonaise) est un jeu donc très centré sur la romance étant donné que le principal problème de l’héroïne est de trouver un mari et de faire de beaux petits enfants Blancs (très bizarre de dire ça hors contexte – je suis mal à l’aise). On est sur un titre de qualité Otomate standard; donc pas oufissime mais juste assez abouti pour éviter (de très peu) la case « jeu de merde ». Je pense que vous aviez vite fait saisi que je suis franchement pas fan.
Graphismes



C’est jolie mais sans plus. J’ai énormément de respect pour le travaille de Satoi de base; mais après des années d’expérience je dois me rendre à l’évidence que la DA d’Otomate; c’est pas ce qui met le plus le talent des gens en valeurs. Le chara design est magnifique mais je vais pas vous cachez que je trouve la majeure partie des CGs assez peu détaillées au niveau des fonds si on oublie la sur-utilisation de filtre et d’effets. Ceci si on oublie les gcs promotionnelles (qui comme de par hasard sont des 10/10); C’est ça être une boite qui privilégie la quantité sur la qualité. Mais concernant la qualité graphique d’OraSowa, c’est vraiment du chipotage et le jeu est quand même très beau dans l’ensemble.
Personnages
Olympia, de son vrai nom « Byakuya » (changeable)

Je mets personnellement Byakuya dans la catégorie des bonnes héroïnes. Contrairement à ce que laisse penser le synopsis, c’est un personnage plutôt actif et motivé. Malheureusement, comme absolument tous les personnages de ce jeu; elle souffre de la médiocrité de l’écriture qui rend certaines de ses réflexions et certains comportements complètement bancals voire incompréhensibles. Je l’ai quand même trouvée assez agréable à suivre dans l’ensemble.
Rikuu (CV: Shimazaki Nobunaga)

Première route que j’ai faite. Rikuu est un militaire présentée comme la future tête des Bleus. C’est recommandé de commencé par lui car sa route ne touche pas énormément au plot et se focalise sur la thématique du « dur dur d’être héritier de prestige avec un complexe d’infériorité »… J’ai l’air de me moquer mais en réalité j’ai très vite trouvé Rikuu plutôt attachant même si la trame de sa route volait pas très haut et que son plus gros mérite est pour moi, d’avoir la bad end avec la meilleur CG. (spoil)
Amakusa Shirou Tokisada (CV: Uemura Yuuto)

Enfin quelqu’un qui comprend la valeur de la combinaison chocolat x menthe. C’est la deuxième route que j’ai faite (j’ai suivi les conseils d’un blog japonais) et c’est à partir de là que le drama se faisait un peu plus plaisant et qu’on commence à prendre un peu plus conscience du fonctionnement de l’univers. En effet, bien qu’appartenant à la faction Verte, c’est un marebito (quelqu’un qui s’est échoué sur l’île dont on a attribué une couleur après). C’est aussi un peu un moment wikipédia vu qu’il est inspiré d’un personnage historique.
Yosuga (CV: uchida Yuuma)

Littéralement surnommé « le chef des enfers », c’est le patron d’une auberge/bain public du Yomi. Le Yomi étant une sorte de souterrain dans lequel vivent ceux qui sont nés avec des couleurs jugées « laides ». Ces personnes ne peuvent pas quitter le Yomi mais les autres peuvent circulé pépouze entre le Yomi et la surface. C’est un personnage assez mature qui permet une nouvelle approche de l’histoire de l’héroïne mais dont la route manque cruellement de développement sur certains aspects et a tendance à s’éparpiller un peu. (comme tout le jeu en fait). C’est quand même un de mes perso préférés pour absolument aucune raison tangible.
Kuroba (CV: Sugita Tomokazu)

Médecin travaillant pour le Kotowari (organisation neutre de l’île prenant en charge certaines affaires) avec Akaza. Bien qu’il soit aujourd’hui d’une position assez stable, il est d’une couleur complètement méprisée (le Noir), si bien qu’il a été jeté au Yomi dès la naissance et qu’il a du charbonné dur pour avoir le droit d’en sortir. J’adore le personnage. Sincèrement. Mais on est sur une des routes les moins bien amenées du jeu avec des rebondissements dignes des années 2000. (j’ai pas encore fait de commentaires sur la dimension coloriste du bails mais y a quand même UNE AMBIANCE).
Himuka (CV: Horie Shun)

Himuka est un croque-mort vivant dans le Yomi. Il n’interagi pas beaucoup avec Byakuya durant la partie commune et semble plutôt l’admirer de loin. Il est présenté la première fois comme quelqu’un d’assez extrême. La route ne se débloquant qu’après avoir fait les précédentes; c’est là qu’on commence vraiment à toucher le plus gros de l’univers mais…. C’est assez décevant, le dilemme intérieur d’Himuka est assez peu développé alors que c’est censé être le cœur de la route. Et sa Happy End…. si c’était aussi simple depuis le début alors pourquoi on se fait chier.
Akaza (CV: Matsuoka Yoshitsugu)

Chef de Kotowari qui prend plus ou moins sous son aile Byakuya. Il se propose de l’épouser « par responsabilité » si elle ne trouve pas quelqu’un d’ici un an, ce qui a franchement énervé notre héroïne qui s’est mise en tête d’épouser n’importe qui, pourvu que ce soit pas Akaza. (tâche accomplie avec succès décidemment.) J’ai franchement pas grand chose à dire sur lui, j’ai trouvé la route très incomplète et le personnage assez inintéressants si on lui enlève le côté « perfect husband material uwu ». Alors que c’est la route finale !! Celle qui est censée tout résoudre. Finalement on a que des démi-réponses et la psychologie des personnages, dont les antagonistes sont simplifiées au minimum.
Scénario
Olympia Soirée trahi absolument toutes ses promesses dans une suite d’incohérences. Premièrement le principe de base, l’une des phrases qui est répétée toutes les 5 minutes: le fameux « comme de toute façon les femmes venant de Tennyou ne peuvent enfanté que des personnes du même Blanc, tu peux vraiment choisir n’importe quel homme. Contrairement au gens normaux qui doivent faire attention à choisir un partenaire avec une couleur compatible blablabl…« . C’est FAUX. Car, à chaque route; je dis bien CHAQUE ROUTE, on nous sort un vieux « alors oui tu peux choisir qui tu veux mais pas lui (le love interest) parce que en fait… ». Si c’était qu’une fois encore, pourquoi pas car les exceptions ça existe. Mais que le scénario nous sorte une raison pétée pour faire passer la romance pour quelque chose de « compliquée à concrétiser » voire « interdite » à toutes les routes; ce n’est plus ce que j’appelle une exception.

Ensuite l’un des points les plus frustrant et là je suis obligée de faire glisser un petit TW agression sexuelle. Byakuya a, dans le lore, à l’instar de toutes les femmes de Tennyou, une capacité appelé « Batsu » (littéralement « punition »). Cette capacité est aussi acquise par d’autre personnages mais le cas des femmes de Tennyou est particulier car c’est quelque chose qui se déclenche de manière automatique pour les protéger à chaque fois qu’elles sentent que leur « pureté » (virginité; très clairement) est menacée par quelqu’un qu’elles n’approuveraient pas. Un système anti-viol donc. C’est présenté dans les premières minutes du jeu quand l’héroïne se sent menacé par un fanatique et finit par l’envoyer à l’hosto de manière complètement incontrôlée. Je mets l’accent dessus: c’est censé être automatique, de l’instinct de survie, ça ne dépend pas de sa volonté… Sauf que quand l’héroïne se fait agresser par des perso secondaires, sa capacité est présentée la plupart du temps comme un truc qu’elle peut contrôler pour épargner la vie de son agresseur (sous le coup du chantage ou autre), sans que ce changement soit expliqué. Là on est vraiment dans du Katagiri Yuuma qui en plus de pas savoir gérer les capacités de ses personnages, a fâcheuse tendance à utiliser les traumatismes sexuels comme principal ressort dramatique. Je vise pas à pointer le caractère problématique de montrer des AS dans des Otome (faudrait en faire tout un article et j’ai franchement pas l’énergie), mais là on est vraiment sur un manque de créativité et une flemme scénaristique très typique
Outre les incohérences, on est sur un jeu assez mal écrit avec énormément de répétitions. Je parle notamment du flashback de « hora mite masshiroi ko yo » (regarde! une fille toute blanche!) que vous entendrez tout le long de la partie commune et qui continuera de vous hanter encore après. EDIT: ces flashbacks ont été comptés et certains sont répétés plus de 70 fois. SOIXANTE.DIX.FOIS. On est bon?

Les routes sont toutes trafiquées pareil ce qui rend le tout extrêmement prévisible: on peut facilement deviner quand arrivera le drama, puis la réconciliation, puis la pseudo scène de sexe (all age on est pas sur un jeu R18). Tout était très plat, et le peu de profondeur était trop mal exploité. On a très peu de vraie indication sur les méthodes de pensées de certains antagonistes et personnages secondaires, tout est en surface. J’ai une forte impression de travail inachevé quand je pense au scénario et au traitement des personnages. C’est sûrement volontaire de la part d’Otomate qui pensait déjà faire un FD…. chose qui risque de ne pas se produire car même si le jeu est assez bien noté sur Amazon, on peut pas dire qu’il a fait un carton niveau vente. Pour environ la même moyenne, Virche a accumulé 10x plus de réactions en étant sorti plus d’1 an après. Et vu le succès mitigé de Tengoku Struggle, je pense que la fanbase de Katagiri Yuuma s’est un peu essoufflée.

Conclusion
Basic otomate moment de déception même si j’avoue que je m’attends jamais à grand chose de leur part. Je mentirai si je disais que j’ai pas apprécié certains moment ou si j’étais pas un peu attachée aux perso. Mais très sincèrement je trouve pas le jeu bon. Le plus frustrant c’est qu’en mieux écrit, ça aurait pu être absolument cosmique. Un tas de personnages aurait mérité qu’on s’attarde beaucoup plus sur eux étant donné leur importance pour le plot. Aussi je trouve le traitement des inégalités sociales et du colorisme (n’ayons pas peur de dire les termes) assez questionnables en vrai… Si je devais finir sur quelque chose de positif ça se limite à « perso principaux mims, jolies illustrations, Shura Daishi mommy grrr »

Scénario
Système
Graphismes
Sons
Note personnelle
Contenu
Balance intrigue/romance:
plutôt romance
Violence:
Modérée
Contenu sexuel:
fort