Clock Zero, un des titres phares d’Otomate

Clock Zero ~Shuuen no Ichibyou~ (abrégé CZ) est un otome d’Otomate et Design Factory très apprécié au Japon, tout d’abord sorti sur PS2 en 2010, puis sur PSP 1 an plus tard. Mais aujourd’hui on va parler de la version ExTime sur PS Vita qui a le mérite de contenir pleins de rajouts par rapport au jeu original. Il existe aussi un portage Switch sous le nom de « Clock Zero ~Shuuen no Ichibyou~ Devote » avec encore une fois du contenu bonus suplémentaire.

  1. Introduction
  2. Concept
  3. Graphisme
  4. Personnages
  5. Scénario
  6. Conclusion

Introduction

Kurou Nadeshiko est une jeune fille de 12 ans issue d’une famille plutôt aisée. Un jour, un nouvel élève du nom Takato est transféré dans sa classe, suite à quoi elle, son amis d’enfance Ririchiyo et Takato lui-même sont convoqués par leur instituteur pour faire des travaux supplémentaires groupés avec d’autres élèves, tous ayant été choisi pour sois-disant des difficultés à se fondre dans l’environnement scolaire.

Parallèlement à cela, Nadeshiko se met à faire des rêves très étranges dans lesquels elle revêtit une forme plus adulte dans un monde anéanti… qui s’avère être en fait la réalité même 10 ans dans le futur…

Vous vous en doutez déjà, ça va parler voyage dans le temps mais on reste très loin de Steins;Gate qui lui prenait ce thème au centre de son intrigue, ici il s’agit d’un prétexte pour exploiter plusieurs thématiques comme celle de l’enfance, de la causalité (forcément) et surtout du changement. Donc non, pas d’explications ultra-longues et détaillée sur comment notre chère Nadeshiko se retrouve propulsée contre son gré dans le futur mais plutôt sur pourquoi et bien entendu, la manière de faire face à un monde et des personnes supposées familières mais qu’on ne reconnait plus.

Concept

CLOCK ZERO fait partie de ces jeux avec une route commune atrocement longue afin de mieux garantir le contraste avec les routes personnages. Cette route commune sert de présentation à deux réalités différentes vécu par Nadeshiko: le monde « réel », innocent avec Nadeshiko et ses amis faisant diverses activités supervisées par leur professeur Kaga, et celui qu’elle voit dans ses rêves (le futur, donc): froid, délabré, dans lequel les gens peinent à vivre au sein d’un régime qui a tout de totalitaire et oppressant.

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Je vais pas vous cacher que si j’ai eu extrêmement de mal à achever ce jeu, c’est à cause de sa route commune. Vous ne me verrez que très rarement me plaindre de la longueur d’une route commune, sauf pour dire qu’elles sont trop courtes, mais là, c’était vraiment trop long. Et répétitif, très répétitif. Tous les jours, Nadeshiko doit faire des travaux en groupe avec un garçon de son choix, suite à quoi elle peut décider de rentrer chez elle avec encore là un choix à faire, puis décider de parler de sa journée ou non à Rain (un lapin robotisé) avant de se coucher pour aller dans le futur en rêves. Et ça, une bonne dizaine de fois dans la route commune. C’est presque insupportable d’autant plus que le jeu ne propose pas d’option « passer au choix suivant » ou « sauter les quiz », car oui, il y a des quiz ! Les travaux que doit faire la protagoniste se présentent sous diverses activités collectives, dont elle doit ensuite tirer des conclusions en répondant à 2 questions posées par Kaga-sensei. C’est là qu’interviennent les guides si vous n’êtes pas très attentif. 

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Une partie de moi a quand même envie de me dire que le concept, bien qu’ultra répétitif se prête plutôt bien au genre Otome Game. N’est-il que c’est la seule raison pour laquelle je ne conseillerai pas CZ à des néophytes.

En plus de cela on a aussi la possibilité de choisir dans quel lieu se rendre lorsque Nadeshiko rêve, évidemment ça n’a pas forcément grande importance vu que certaines places sont vides et nous dirige donc vers là où il y a suite.

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Graphisme

CZ est très beau. Même si avec un bon œil on remarque quelles sont CG ajoutées pour la version PS Vita, le jeu a très bien vieilli et ne fait pas du tout ses 8 ans. Après bien sûr, il faut oublié le lipsync mais les spirit sont tout de même assez vivant et agréable à regarder. La plupart des CG sont aussi. d’excellentes qualités et contrastent bien la différence entre le monde « réelle », brillant et coloré avec le monde « détruit », terne.

CGs partagées par le site officiel et non-spoilantes

Personnages

Kurou Nadeshiko (prénom changeable)

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Nadeshiko est une protagoniste de caractère. Elle n’hésite pas à dire le fond de sa pensée même dans les situations compliquées, ce qui lui cause souvent d’avoir un fossé entre elle et les autres enfants de son âge, notamment les filles. Paradoxalement, c’est aussi ce côté franc et rentre-dedans qui plaira à ses love interests. Au début du jeu Nadeshiko n’a qu’un seul ami: Riichiro. Sinon, c’est une jeune fille sérieuse dotée d’un grand sens commun aspirant à devenir médecin. Pour son âge, elle est très mature sans pour autant nier le fait qu’elle n’est « qu’une enfant » pour le moment, bien qu’elle aspire à devenir adulte (comme tout le monde à cet âge).  Arrivé à un certain point du jeu, Nadeshiko n’est plus réellement une enfant sans pour autant être devenu une adulte et constatera avoir « grandi » presque à son issus. Rendant les romances plus matures sans pour autant enlever ce côté innocent.

Kaido Takato (CV: Namikawa Daisuke)

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Kaido Takato est le nouvel élève transféré dans la classe de la protagoniste. Gentil et souriant, c’est aussi un jeune homme incroyablement intelligent pour son âge. Il semble capable de tout mais par on ne sait quel mystère n’est pas apte à cuire un œuf. Comme la plupart des élèves de l’école, il vient d’une famille plutôt aisée. Son père étant dans la recherche scientifique, le jeune homme a hérité de la fibre. Il s’agit de la route canon révélant toutes les clés du mystère c’est pourquoi il est conseillé de la garder pour la fin. Sa route est d’ailleurs un magnifique final à la hauteur du jeu: beau, émouvant et… triste, très triste. Pour tout vous dire en faisant les autres routes je ne pensais pas aimer Takato, mais le personnage s’est révélé beaucoup plus complexe et attachant qu’il n’y paraissait.

Kano Riichiro (CV: Maeno Tomoaki)

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C’est toujours un plaisir pour les oreilles, ce Maeno. Riichiyo et l’ami d’enfance ainsi que le voisin de Nadeshiko. On constate d’ailleurs très vite que les deux enfants sont très seuls dans leur monde par rapport aux autres, raison pour laquelle ils sont convoqués pour faire les travaux groupés. Derrière sa façade froide et impassible , il nourrit bien évidemment des sentiments pour Nadeshiko et montre très vite des signes de jalousie vis à vis de son rapprochement avec Takato. Bien que le personnage en soit part d’un bon vieux cliché, sa route permet de mettre en place les premières problématiques par rapport au voyage dans le temps (je dirai même que c’est la seule route vraiment axée dessus) et la romance est plus attendrissante qu’autre chose.

Hanabusa Madoka (CV: Toriumi Kousuke)

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Madoka est un garçon d’un an plus jeune que les autres personnages. Il s’agit du fils adopté de la famille Hanabusa (une enseigne de pâtisseries). Il est convoqué pour son comportement beaucoup trop dépendant de son frère Nakaba. En effet, Madoka ne manquera jamais de nous dire que pour lui ne compte que Nakaba, son monde se limite à ce dernier, qu’il place au dessus de toute chose et de tout le monde. Madoka prend en réalité beaucoup sur lui au profit de son frère car il juge qu’il n’a pas d’autre mission que celle de « veiller » sur lui. Il s’agit cependant d’une des routes les plus cruciales du jeu car elle aussi révélatrice de points essentiels pour l’intrigue.

Saionji Toranosuke (CV: Sugiyama Noriaki)

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Surnommé « Tora », il s’agit là d’un des personnages les plus contrastant avec l’univers assez doux de nos autres petits bambins. En effet, Tora est un jeune garçon violent et faut dire qu’on s’attend pas à un bisounours avec un style pareil. De type qui cherche la bagarre et qui aime montrer aux autres qu’il sait se défendre, parfois un peu trop. Et pourtant là encore, ça passe étrangement bien et malgré toutes ses dérives le personnage n’en reste pas moins attachant, quelque soit le monde.

Tokita Shuuya (CV: Ishida Akira)

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Shuuya est une jeune garçon au caractère assez particulier: d’ordinaire plutôt endormi, il ne semble pas fichu de retenir le prénom des gens et s’exprime comme s’il était un moine du 15ème siècles. Heureusement pour lui, son jolie minois lui permet d’être un enfant mannequin. Le personnage se révélant étant plus « proche » de Nadeshiko qu’il n’y paraît de par la similarité des problématiques qui les touchent, fait naître quelque chose de très émouvant.

Hanabusa Nakaba (CV: Sudo Sho)

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La grande nouveauté de ce portage Vita: la route de Nakaba ! Enfant, c’est un jeune explosif qui semble tout casser mais qui assure en cuisine. Il s’inquiète énormément pour son frère Madoka qui n’arrive pas à vivre pour lui-même et aimerait qu’il vole de ses propres ailes. Pour être honnête, le personnage me sortait par les trous de nez durant la route commune (enfant, donc) mais j’ai finit par m’attacher à lui.

Scénario

On va toucher au côté poétique qui fait plaisir aux plus fleurs bleus mais oui, Clock Zero à l’instar de la grande majorité des otome games se veut romantique à souhait. Toute l’intrigue, bien que complexifiée par la thématique du voyage dans le temps et entre les mondes parallèles, tourne autours des sentiments, comment ils naissent, évoluent et surtout ce qu’ils nous poussent à faire. Pour peu qu’on en soit capable, laisserions-nous de côté notre morale au profit d’une seule personne ?

Je n’ai pas besoin d’un monde sans toi, un tel monde n’a aucun sens. S’il y a bel bien un « Dieu » quelque part et que c’est lui qui t’a arrachée à moi, alors j’en ferai de même… Avec ce monde si injuste…

Catch phrase du jeu

C’est dans un environnement souvent hostile où Nadeshiko ne sait plus qui est qui et surtout qui est elle que ses premiers sentiments vont réellement apparaître, l’opposant parfois aux mêmes problématiques que celui qu’elle a en face d’elle: qui est qui et aime qui. Car oui, là où atterri  Nadeshiko, ceux qu’elle est censée connaître ne partagent pas  les mêmes souvenirs qu’elle et pourtant, ce sont bien les mêmes personnes qu’elle côtoyait enfant. Tandis qu’elle de son côté aussi est pour l’autre une étrangère qui reste pourtant familière. Le tout ayant un gout de drame, car oui: Clock Zero fait pleurer, toutes les histoires sont émouvantes et nous ramène à notre propre impuissance. Et c’est pourtant bien ça qui rend l’expérience belle.

Conclusion

CZ m’a marquée et je le trouve tout à fait satisfaisant pour peu qu’on soit adepte d’histoires d’amour dramatiques avec un soupçon de poésie. Si la route commune n’était pas un tel enfer d’ennuie et de répétition, je le mettrai volontiers dans mon top 3 des meilleurs otome games auxquels il m’ait été donné de jouer. Oui, à ce point. Même si j’avoue ne pas m’être spécialement sentie investie dans la route Riichiro au début, j’ai vite fait d’être happée par les différentes histoires au point de ne plus décrocher. Je tiens aussi à préciser qu’il s’agit là encore une fois d’un des rares Otome dans lequel j’apprécie énormément la totalité des personnages, ils sont tous très variés et intéressants, offrant différentes perspectives. Les bonus de fin de jeux sont aussi extrêmement plaisant. Je trouve que c’est un scandal que le jeu ne soit pas encore localisé alors que c’est quand même un des titres mythique d’Otomate.

Scénario

Note : 5 sur 5.

Système

Note : 2 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Sons

Note : 4 sur 5.

Note personnelle

Note : 5 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

Juste milieu

Violence:

Suggérée

Contenu sexuel:

chaste

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Une réflexion sur “Clock Zero, un des titres phares d’Otomate

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