Code:Realize ~Sousei no Himegimi (Guardian of Rebirth)~, conte steampunk

Code:Realize est un VN Otome signé Otomate et Design Factory sorti tout d’abord sur PS Vita en 2014 au Japon, puis en 2015 chez nous sous le doux nom de « Code:Realize ~Guardian of Rebirth~ ». Depuis il a été le fruit de portage sur PS4 et Switch sous forme d’une compilation « Code:Realize ~Saikou no Hanataba~ » regroupant le jeu original ainsi que son premier fandisc Shukufuku no Mirai (Future Blessing chez nous). Le projet est dirigé par Ninomae Joe et on retrouve Miko pour les illustrations et le chara design.

J’ai en ce qui me concerne, joué au portage Switch en japonais (dissidente jusqu’au bout, tout ça à cause d’une promo Amazon.jp) cette review se base donc sur la partie Sousei no Himegimi/Guardian of Rebirth, identique au jeu disponible sur PS Vita.

  1. Synopsis
  2. Personnages
  3. Graphismes
  4. Scénario
  5. Conclusion

Synopsis

Angleterre Victorienne. Dans un manoir reculé siégerait un « monstre »… Ce « monstre » n’est autre que Cardia, une jeune fille dont la peau serait recouverte d’un étrange poison faisant fondre tout ce qui entrerait en contact avec. Ne se souvenant de rien avant les 2 dernières années, Cardia attend dans la solitude le retours de son père qui lui a promis de revenir la chercher. Malheureusement pour elle, finit par toquer à sa porte les soldats de la reine, ayant pour mission de capturer « le monstre ». C’est alors que surgit Arsène Lupin, un mystérieux voleur disant être à la recherche de père de Cardia dans le but d’empêcher un plan terroriste capable de sceller l’avenir de l’humanité…

Personnages

Cardia (prénom changeable)

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Jeune fille ayant vécu jusqu’alors dans la plus profonde solitude à cause de son poison. Elle aimerait pouvoir toucher les autres et ressentir la chaleur humaine. D’abord sur ses gardes, elle décide de collaborer avec Lupin et les autres auxquels elle finit par profondément s’attacher. Bien qu’assez basique comme héroïne, c’est un personnage très attachant doté d’un passif et d’une évolution. Assez calme et concentrée, elle offre des interactions assez intéressantes. Comme beaucoup d’héroïne c’est un monstre d’innocence mais dans son cas c’est assez explicable vu sa situation assez… compliquée.

Arsène Lupin (CV: Maeno Tomoaki)

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Lupin, c’est une des principales raisons de tomber raide dingue de Code:Realize. C’est la canon qui ne se débloque qu’une fois les 4 autres routes achevées, apportant de loin la meilleure conclusion. Le personnage est très certainement un des plus charismatique que j’ai jamais vu: un gentleman voleur justicier ingénieux avec un ego démesuré qui pourtant, sait s’affaiblir à certains moments. Il est à Londres pour empêcher un plan terroriste. Sa technique infaillible: le fuite.

Abraham Van Helsing (CV: Suwabe Jun’ichi)

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Ex membre du Crépuscule, une organisation secrète à la poursuite de Cardia, Van, surnommé « l’arme humaine » est un homme froid et distant voulant tout d’abord s’emparer du « monstre » afin d’assouvir sa vengeance, il décidera finalement de collaborer avec Lupin et son groupe. Il s’agit du kuudere par excellence qui pourra ravir les fans du style. Bien qu’ayant une route assez mouvementé, il faudra vraiment être patient pour desceller les premiers signes d’amour chez ce personnage.

Victor Frankenstein (CV: Kakihara Tetsuya)

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Kakihara qui double un personnage mignon ALLELUJA. Fran est un jeune homme fichtrement attachant accusé à tord de terrorisme. Alchimiste de qualité supérieure, il détiendrait des connaissances jugées capitales pour la Reine Victoria. J’ai trouver le personnage drôlement bien pensé quand on fait le rapprochement le Docteur Frankenstein original, les deux ayant un rapport assez proche avec leurs « créations ».

Impey Barbicane (CV: Morikubo Shoutarou)

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Un ingénieur ayant pour rêve d’aller sur la Lune, à la recherche de quelque chose qu’on lui aurait volé, raison pour laquelle il collabore avec Lupin. Littéralement comique relief, Impey c’est ce personnage qui au choix vous fera extrêmement rire, au risque de saouler franchement les plus septiques. Il est recommandé de commencer par sa route qui, sans être dénuée d’enjeux reste à mes yeux la plus « tranquille ». Bien que le caractère du jeune homme le fait littéralement tomber amoureux dès le premier instant de Cardia, la route nous offre un beau rapprochement (la jeune fille étant au départ assez septique concernant Impey).

Saint-Germain (CV: Hirakawa Daisuke)

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Le personnage qui ouvre les yeux seulement en mode sérieux. Noble d’origine française décidant d’héberger Lupin et son groupe dans son manoir par pure fantaisie. Sa route est certainement la plus tragique et vous ferra passer par une multitude d’émotions différentes. Perso je suis maso et j’aime le danger. On a aussi une introduction à tout un aspect fantastique du plot qui, à titre personnel me rend assez perplexe. Sans oublier que les références semblaient être posées « comme ça pour faire styler », cassant un peu trop l’univers steampunk à mon gout.

Graphismes

Parfaite est un grand mot certes, mais Code:Realize a effectivement été pensé comme un succès, comme la plupart des jeux signés Design factory, la marque donne en quelque sorte un gage de qualité pour au moins ce qui concerne les graphismes et la musique. Tout est extrêmement soigné et agréable à regarder ce qui pour le coup, était particulièrement appréciable sur un grand écran étant donné que j’ai joué sur Switch. C’est clairement le genre de jeu où on s’arrête pour admirer les arrières plans, mais rien ne vaut que les images pour y croire:

Côté CG, on retrouve aussi une très grande qualité, le style de miko a vraiment évolué en bien depuis toutes ces années et cela se ressent autant dans les spirits que les CGs.

Malgré tout, on regrette tout de même l’absence de synchronisation labiale dans les sprites qui s’explique certes par la date de sorti du jeu sur PS Vita (2014) mais qu’on aurait quand même aimé voir rajoutée aux portages récents.

Scénario

Bâcher Code:Realize pour le manque d’originalité de son scénario alors que le jeu est en lui-même d’une extrême qualité est tout bonnement de mauvaise foi. De plus, le jeu ne se veut pas original, ce qui n’empêche pas l’histoire d’être bonne. Alors oui, si vous avez joué à Hakuouki ou d’autres titres phares d’Otomate, vous risquez de retrouver encore et toujours les mêmes figures et thématiques: le père aux desseins sombres qu’il faut retrouver, un conflit inter-raciale (ici Vampires x Humains) et j’en passe pour ne pas vous spoiler. Mais bon, vous avez vu le nom des personnages ? Le jeu se veut sans complexe être une immense banque à références littéraires et culturelles, placées et conditionnées de manière plus ou moins habile. Est-ce que ça marche ? Evidemment ! Bâtir un jeu sur des références déjà appréciées du public n’est qu’une technique pour s’assurer que ça fonctionne, et Dieu sait que ça fonctionne. Même moi qui suis vite devenue chipoteuse de première, je me suis dis « waaah trop cooool » quand le scénario donnait des références bibliques, même si avec du recul je me dis qu’il aurait vraiment pu s’en passer pour maintenir plus fermement son univers. L’aventure se laisse suivre de façon plutôt digeste, le charisme des personnages aide énormément, on va pas se le cacher, c’est sans doute pour ça que les fandiscs Code:Realize marchent très bien d’ailleurs.

« Tu ne toucheras et n’aimeras point »

Outre le décor steampunk, la grosse particularité de Code:Realize réside dans son héroïne: Cardia, qui, à cause du poison qui recouvre sa peau se retrouve privée de tout contact physique direct, notamment avec ses love interests. Les mots « Tu ne dois pas aimer. » sont d’ailleurs parmi les premiers mots que l’on entends en démarrant le jeu, nous mettant tout de suite dans le conflit intérieur de la jeune fille dont la situation ressemble fort à celle d’une princesse de conte de fée maudite (référence culturelle quasi-universelle pour le coup, on y revient).

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Code:Realize a tout d’un conte à la sauce Steampunk, touchant des thématiques diverses telle que l’obscurantisme, l’émancipation et la tolérance. Cependant on est très loin d’avoir un scénario d’une profondeur abyssale et la plupart des thèmes, bien que presque philosophiques, ne sont là que pour mettre en valeur l’aventure générale sans pour autant proposer une réflexion avancée. Mais le tout reste très plaisant à suivre pour peu que l’on y soit sensible.

Conclusion

Sympa ! Ayant été dès entrée de jeu très sensibilisée au charisme des personnages, l’aventure Code:Realize était pour moi une expérience extrêmement positive. Mais bon, je sais que certaines personnes ont du mal à y entrer, sans doute à cause du scénario qui finalement, bien que très bien écrit, apporte peu de nouveauté pour peu qu’on joue aux Otome depuis des lustres. Cependant si Code:Realize se destine à être un de vos premiers jeux dans le genre, il a sérieusement toutes ses chances de rester longtemps un de vos chouchous. La bande son s’apprécie énormément et les graphismes suffisent à faire rentrer ce jeu dans la catégorie des Otome à faire dans sa vie pour une mort sans regret (j’exagère). J’aime absolument tous les personnages même si Lupin sera toujours spécial à mes yeux (EDIT: j’ai menti je préfère Watson). Concernant l’ordre des routes, j’ai suivit les indications cad: Impey > Van > Fran > Saint-Germain > Lupin.

 

Scénario

Note : 4 sur 5.

Système

Note : 3 sur 5.

Graphismes

Note : 5 sur 5.

Sons

Note : 4 sur 5.

Note personnelle

Note : 4 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

plutôt intrigue

Violence:

modérée

Contenu sexuel:

chaste

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3 réflexions sur “Code:Realize ~Sousei no Himegimi (Guardian of Rebirth)~, conte steampunk

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