Re:Birthday Song, School Life après la mort

Ceci est un repost d’une review de mon ancien blog.

Otome game signé HoneyBee sorti tout d’abord en 2015 sur PC, puis en 2016 sur PSVita. La version PC dispose d’un patch anglais trouvable sur le net.  Il est suivit d’un autre jeu nommé Un:Birthday Song ~Ai wo Utau Shinigami~ se déroulant dans le même univers.


Synopsis

Après la mort, lorsqu’une âme ne peut parvenir ni au Paradis ni à l’Enfer à cause d’un regret, elle arrive dans le « Netherworld« , une sorte d’entre-deux entre le monde des vivants et celui des morts. Les personnes présentent dans ce monde peuvent faire un choix: celui de devenir Faucheurs (Shinigami), des êtres qui reviennent de temps à autre dans le monde des vivants pour accompagner les âmes des défunts en chantant. Pour le devenir, il faut tout d’abord intégré une académie spécifique. C’est dans cette académie que Cocoro, notre héroïne, étudie. Cela fait 1 mois qu’elle est arrivée dans le Netherworld sans aucun souvenir de sa vie passée. Malgré son caractère optimiste, la jeune fille a de très mauvais résultats en cours et se fait transférer dans « la classe spéciale de rattrapage »…

Personnages

Je recommande de faire les routes dans cet ordre: Kairi YoruSyunAme Nami, la route de Nami ne se débloquant que si vous faites toutes les autres.

Cocoro (prénom changeable)

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Son prénom par défaut n’est pas prononcé. Cocoro est une jeune âme repêchée par le directeur de l’académie. Complètement amnésique et ne sachant pas trop quoi faire, elle accepte de suivre les cours à l’académie pour devenir Shinigami. Après un mois de cours, elle obtient des notes lamentables mais son côté positif la tire vers le haut. Elle chante aussi pour se remonter le moral quand ça ne va pas. A vrai dire le chant est son seul et unique talent « de Shinigami ». J’ai personnellement beaucoup aimé cette héroïne. Elle montre une palette d’émotions très vivante ELLE EST VIVANTE. Elle est douce sans être niaise, honnête sans être débile et optimiste sans être inconsciente. En fait, Cocoro c’est une fille pleine de vie avec du punch. Elle est pas badass mais a suffisamment de caractères pour rendre l’Otome agréable à jouer. La joie ne vivre n’est pas confondue avec la bêtise crasse. Et ça c’est beau.

Kairi (CV:  Fukuyama Jun)

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Kairi est un jeune homme plein de vie et accueillant. C’est aussi un bricoleur inventeur qui a créé une petite grenouille robotique du nom de Maximilien pour « espionner » Cocoro avant son arrivée dans la classe par pure curiosité. Il aime faire des farces à base d’explosifs. Il parle souvent du grand-père qu’il a eu dans sa vie passée mais n’en dévoile pas plus que ça, c’est un peu l’archétype du mec mignon et joyeux qui cache en lui une facette beaucoup plus froide. Le rapprochement avec Cocoro se construit de manière plutôt naturelle, même si faut le dire: il perd pas son temps le petit. Il fera tout pour qu’elle ait confiance en elle (u precious Q.Q) et finalement, j’ai presque envie de dire que c’était la meilleure route.

Yoru (CV: Maeno Tomoaki)

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Yoru est basiquement, le mec sérieux calme qu’on trouve dans n’importe quel otome ou shôjo manga un peu mal écrit. Pourtant c’était mon premier amour quand j’ai vu la bouille des personnages. Comme quoi le physique fait pas tout mais bref je m’égare. Dès la route commune on l’introduit comme étant un personnage lié au vivant de l’héroïne, dès qu’il croise son regard il l’harcèle de « Mais t’étais où pendant tout ce temps ? Moi ça fait 1 an que je te cherche ! » alors que Cocoro est arrivée dans le Netherworld qu’il y a 1 mois m’enfin bref. De quoi se poser des questions. Il lui expliquera plus tard que Cocoro ressemble énormément à son amie d’enfance, d’où le quiproquo. Cocoro va développer des sentiments pour Yoru mais aura l’impression de n’être pour lui que le reflet de la fameuse « personne recherchée ». Bonjour route dilemme pathos. Globalement sa route reste sympa sympa mais sans plus, avec des retournements de situations tous plus clichés les uns que les autres.

Syun (CV: Kondou Takayuki)

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Syun est littéralement le yankee vulgaire de la bande. Il serait mort pendant la période Showa (c’est à dire il y a grosso modo une trentaine d’année je crois) et son premier point de commun avec Cocoro bien que leurs caractères soient dramatiquement opposés est… la bouffe. Le barbecue. La viande. Le manger. Ce qui est la base de toute relation amoureuse ou amicale selon moi. Au début de la route, Cocoro prend grave chair car Syun est son partenaire mais Monsieur ne daigne pas assister aux cours donc Cocoro se tape des devoirs en plus. Mais bon, ils finissent par s’attacher l’un à l’autre et à devenir complices d’une certaine façon et c’était pas désagréable à suivre ma foi. Cette route apporte d’autres réponses qui font littéralement exploser le cerveau, surtout quand on a bien fait la route de Yoru avant.

Ame (CV: Matsuoka Yoshitsugu)

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Ame, ou, le shota calme que si j’avais pas envie de débloquer la route de Nami j’aurais sans doute jamais fait celle-là. (J’aime pas les shota, genre vraiment pas de base et Ame m’a pas vraiment fait adhérer). Ame… Ame ou la route du fanservice pour les fan de shota. C’est à dire: le crossdress. Ahah le projet du festival dans cette route étant une pièce de théâtre, Cendrillon. Ame en belle petite princesse. Tout le monde s’en fou en fait. Sa route est principalement basée sur l’apitoiement et que « nana je suis mort y a longtemps paske mon corps était fragile » « gngn ma famille me laissais tout seul » gngn gngn. Sans doute parce que j’ai fait cette route en 4ème et qu’elles se ressemblent TOUTES mais sérieusement, c’était une torture. Le personnage secondaire m’a donné en quelques minutes beaucoup plus envie de pleurer qu’Ame et son passé d’enfant torturé dans toute sa route.

Nami (CV: Suwabe Jun’ichi)

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The final boss. Cette route apporte la conclusion et explications à toutes les autres. C’est aussi la seule qui sort un peu du moule, ENFIN. Dans cette route, Cocoro est en partenaire avec Yuyu, le familier de Nami et va se cacher dans la pièce de Nami pour échapper à Yuyu tellement ce chat (oui, ce chat) ne la laisse pas se reposer. Son rapprochement avec Nami-senseeeei est juste adorable dans la première partie: Cocoro est pleine de vie lol c drol paskel é mort ce qui contraste avec l’attitude d’ordinaire blasée de Nami, mais il finit par rire à gorge déployée devant elle. Très vite ce qui semblait être une relation mignonne se transforme….. En trip yandere chelou. Bon, j’ai vu pire CERTES. N’EST-IL… que c’était si bien parti et que Nami « plonge » du côté obscure comme il en sort de façon absolument pas crédible.

Je n’ai pas tant apprécié cette route pour le personnage de Nami, qui correspond en tout point au cliché du « méchant qui a de bonnes raisons », mais plutôt pour les révélations et certains événements qui m’ont vraiment mis la larme à l’œil.

Graphismes

Ouais, bon, c’était pas non plus du Satoi à son paroxysme  mais y avait quand même un certain charme dans les CGs, sans oublier que j’ai trouver les fonds sublimes. Des sprites un peu statique par contre mais ça allait.

Les BGMs étaient aussi très jolies. Vous pouvez en écouter certaines sur le site officiel.

Scénario

Cet Otome aurait pu être excellent: il aurait pu et aurait dû ! Avec une intrigue pareille, il aurait été facile de traiter un milliers de thématiques différentes, sauf que non. Finalement, toutes les routes sont les mêmes et délivrent toutes le même message mielleux (sauf peut-être celle de Nami dont un des rares mérites est bien de sortir du moule). Finalement, les personnages qui auraient pu être attachants dans d’autres circonstances sont juste à claquer tout simplement parce que relire le même scénario avec juste les caractères des perso’ qui diffèrent, ce n’est pas très enjouant dans ce cas. Les personnages d’ailleurs sont eux-même sont un ramassis de clichés plus ou moins édulcorés, à l’exception de Cocoro qui reste une héroïne parfaitement appréciable par sa vivacité.

Conclusion

Je mentirais si je disais que j’avais complètement détesté cet Otome car ce n’est pas le cas, Yoru était handsome af même si cliché, Kairi tout à fait cool, et certaines scènes m’ont fait chialé comme une merde, en particulier le final que j’ai trouvé magnifique. Mais voilà, objectivement: ça vole pas haut et vaut clairement mieux jouer pour les personnages que pour le scénario… à condition de pas être allergique aux clichés de l’Otome. Je regrette que malgré un excellent plot et un univers aussi intriguant on nous en dévoile pas plus, on nous a pas assez vendu du rêve selon moi et certaines scènes qui avaient un fort potentiel dramatique on été laissées de côté.

Je pense que, pris à la légère, le jeu est quand même assez enjoyable pour son univers.

Scénario

Note : 2 sur 5.

Système

Note : 3 sur 5.

Graphismes

Note : 4 sur 5.

Sons

Note : 5 sur 5.

Note personnelle

Note : 3 sur 5.

Contenu

Balance intrigue/romance:

Juste milieu

Violence:

suggérée

Contenu sexuel:

chaste

Voir le barème.

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